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La Koinè, la lanÂgue comÂmune. Au pluÂriel : Koinai.
S’il existe une ville en France qui tout au long de son hisÂtoire a vu ses lanÂgues se conjuÂguer au pluÂriel, c’est cerÂtaiÂneÂment Marseille. Multiples lanÂgaÂges et donc mulÂtiÂples cultuÂres.
Notre revue se veut le témoin de cette diverÂsité sinÂguÂlière. Laissant traîÂner ses oreilles dans la ville, touÂjours à hauÂteur d’homÂmes, elle glane, ça et là , des témoiÂgnaÂges. Ces paroÂles de marÂseillais sont retransÂcriÂtes au plus près de l’authenÂtiÂcité du moment parlé, de leur musiÂcaÂlité proÂpre, vivanÂtes.
Marseille a comÂmencé sa mue. Comment la ville et ses transÂforÂmaÂtions modiÂfient l’homme et ses habiÂtuÂdes ? Comment l’homme insÂcrit-il son récit indiÂviÂduel dans celui, colÂlecÂtif, de la ville ? Cette période de tranÂsiÂtion convoÂque dans l’écho de ses voix à la fois les ombres du passé, et l’esquisse de l’aveÂnir.
Koinai recueille ces voix qui façonÂnent la ville.
Ecrivain en terrasse
À Marseille depuis quatre ans, Guillaume Guéraud, 35 ans, écrit des livres pour la jeunesse, publiés pour la plupart aux éditions du Rouergue. La Faites des Mots l’a ainsi invité à participer au débat « Des mots des petits aux mots des grands » et à présenter La Brigade de l’œil, son dernier ouvrage : « Un livre ça se prête, ça se donne, ça s’échange et puis voilà , ça fait parler, ça fait communiquer donc, tant mieux. » Le verbe coloré de l’auteur de romans noirs.
Vue du Plan d’Aou
Pour réaliser Chronique urbaine 2, Les changements urbains en question : Marseille quartiers nord, Claude Bossion a rencontré des habitants du quartier du Plan d’Aou : jeunes adolescents, mère de famille, animateur… Au pied du bâtiment, recueil de paroles autour du logement et du travail : lieu de vie, vies de cité.
« Mon prénom, c’est Yves, mais le nom, non on n’a pas le droit. Depuis 1978, depuis 26 ans, voilà , ça va faire... ouais c’est ça, 26 ans que je travaille là . J’ai cinquante et un ans. Je suis responsable de station, à la station Vieux-Port. Ils m’ont recruté sur différents tests, mais j’ai pas de... de... Comment on appelle ça ? De niveau particulier. J’avais pas le bac ; je l’ai toujours pas, d’ailleurs. Maintenant, paraît-il qu’ils en demandent. »