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La revue du témoignage urbain

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Industries Marseillaises

Marseille littorale, portuaire, artisanale, industrielle, traditionnelle, moderne : les industries, les entreprises et les métiers implantés composent une ville à multiples visages. De la poissonnière au docker, du savon aux santons, les métiers et produits symboles d’une ville populaire côtoient les industries nouvelles. A travers ses activités traditionnelles immuables mais parfois vulnérables, tous ces témoignages gardent en mémoire la Marseille d’hier, illustrent la Marseille d’aujourd’hui et nous amènent à imaginer celle de demain.

Vingt articles.

Barquette et ferry boat

Dessinateur de navire

Eric Jean, 44 ans, exerce dans son agence d’architecture navale rue Fourmiguier, aux abords du Vieux Port : « En 84, j’ai commencé sur ma planche à dessin mais, depuis, tout se fait par informatique, hein : on a des logiciels spécifiques au niveau dessin de carène, conception en 3D ou 2D et puis des logiciels de calcul de structure. » De l’esquisse à la construction, le travail de conception du bateau : mise à l’eau.

Koinai : Quel genre de bateau concevez-vous ? Alors, j’ai plusieurs cordes à mon arc : ma passion au départ, c’était le bateau de plaisance, le voilier. Quand on a commencé en 84, on a fait beaucoup de multicoques, c’était le début donc y’avait pas d’architectes vraiment spécialisés là-dedans, le marché était assez ouvert. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de travailler avec des chantiers qui faisaient aussi (...)

« Je suis à la mer »

Marin-pêcheur

Depuis l’âge de treize ans, des côtes algéroises aux reliefs phocéens, Mourad Kahoul, quarante-cinq ans, œuvre sur les flots méditerranéens : « Moi, j’ai une polyvalence entre le petit métier : le rouget, la bouillabaisse, la pêche artisanale et après j’ai commencé avec mon père à faire du chalutage : c’est un engin de pêche qu’on traîne sur le fond pour la crevette, pour le poisson noble, hein. Ensuite on a fait la sardine, et après je me suis lancé dans la pêche au thon. » Entre filets et combat, pour le maintien d’une activité traditionnelle.

K : Comment devient-on marin-pêcheur ? Ben, on ne devient pas : on est. Cinq générations, hè, et après c’est la continuité depuis que je suis dans la pêche avec mon père, parce que je suis initié à faire ce métier comme toute ma famille. Mon père a été quand même un pilier, parmi un des très grands armateurs de pêche au thon, avec un Pied-Noir d’Oran aussi, Monsieur Lubrano. J’ai beaucoup appris avec lui et (...)

Langue d’argile

Tuilerie marseillaise : et s’il n’en reste qu’une…

La tuile, c’est son métier : depuis juin 2006, Patrice Pincemail, 38 ans, dirige l’usine Lafarge sur le chemin de Saint-Louis au Rove, quartier Saint-Louis : « On reste sur du produit très méditerranéen, c’est-à-dire à fort galbe, qui rappelle un peu la forme de la tuile canal qui était fabriquée aux Milles et qui est traditionnelle : c’est ce qui se vend encore, depuis très très longtemps. » Toitures et savoir-faire coutumiers : palette et paysage régional, au rythme des saisons et des exigences.

Koinai : Quels produits fabrique-t-on à l’usine ? C’est des produits à base de terre cuite, essentiellement de la tuile, on ne fabrique pas des briques : on ne fabrique que de la tuile spécifique vendue uniquement ou à 90%, dans la région : c’est latuile entre dix ou treize au mètre carré, il faut en mettre dix pour un mètre carré de couverture. Donc, on fabrique les tuiles traditionnelles que l’on voit (...)
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    Différentes voiles qu’on fabrique, oh là là ! Alors là, c’est difficile parce que c’est vachement vaste. En gros, on fait que les bateaux, on fait pas de dériveurs ni de planches à voile. Nous on est spécialisés dans les (...)

  • Voyage au pays des santons

    Parmi les 140 modè­les de la col­lec­tion, il existe dif­fé­ren­tes tailles, de 7 à 30 cm. Leurs prix varient de 11 à 235 euros ! Ils sont ven­dus en bou­ti­que et par le biais de reven­deurs sur le ter­ri­toire (...)

  • Métiers traditionnels, produits symboles et industries historiques

    Devenue la « Porte de l’Orient », Marseille rayonne. Savons, hui­les, sucres, pâtes, tui­les... Que reste-t-il aujourd’hui de tous ses pro­duits sym­bo­les ? Sans oublier ses ciga­res, ses gita­nes ou son Ricard... Marseille (...)

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