Si Marseille, d’origine grecque et latine à la fois, semble vouée au machisme méditerranéen, pour autant, n’allez pas croire : la Marseillaise sait s’affirmer !
C’est par une femme libre et indépendante, déjà, que tout a commencé voilà
2600 ans : Gyptis choisit elle-même son époux, le marin grec Protis, en lui
tendant la coupe nuptiale. La jeune Ligure signait par ce geste symbolique la fondation de la cité Massalia.
C’est encore sous la protection d’une femme, la “Bonne Mère”, que se sont placés les Marseillais. Et cette sensibilité féminine de l’antique cité, se révèle de Sainte-Anne à la Joliette, de la Belle-de-Mai au boulevard des Dames ou à la Place de Lorette...
De la bourge à la cagole, la Marseillaise n’est pas de celles que l’on commande. C’est sans doute un peu pour ce caractère qu’elle a prêté son nom à la plus célèbre des chansons révolutionnaires.
Moi, je m’appelle Kheira ; le nom de famille ? Mersali. Et mon âge ? En 1924, le 18 septembre. Moi je suis originaire de Mostaganem mais j’ai été élevée à Oran. J’ai tout fait pour venir en France ; j’avais une maison en Algérie, j’avais tout mais j’ai tout laissé pour rentrer en France, pour être plus libre. En France, on dit "…la France…", mais la France on a plus de liberté quand même : liberté d’aller travailler, de vivre, de gagner sa vie, d’avoir une maison. La liberté pour vivre et avoir ça qu’on veut. Une femme ? Moi, à l’âge de quinze ans : j’ai pris le pouvoir. J’étais obligée de m’en sortir…
Antoine au fourneau, elle au créneau
« Femme ? Quand, déjà, j’ai rencontré l’autre sexe, hein ; c’est le regard aussi de l’autre sexe qui m’a renvoyée à mon côté femme. Mais peut-être aussi la féminité de ma mère, le regard de mon père. Déjà la petite fille, elle voit sa mère, elle voit le regard de son père regarder sa mère : y’a déjà de la femme, y’a de l’homme puisque c’est très lié… enfin, dans notre culture. » Hélène Soun, 52 ans, thérapeute.
Jacqueline, cinquante-neuf ans, devenue veuve, reprend seule la direction d’une entreprise en bâtiment. Après avoir "managé" l’éducation et la réussite sociale de ses trois filles, elle brise sa solitude par des relations maternelles et amicales.
J’ai infiniment de tendresse pour toutes ces bonnes femmes parce que nous avons en commun les mêmes luttes, les mêmes joies, les mêmes maladies, les mêmes problèmes.
C’était un milieu très chaleureux, aussi bien du côté famille paternelle que maternelle, c’est toujours un bonheur d’aller chez les uns ou chez les autres, c’est beaucoup de (...)
Quel genre de femme ? Je suis une battante, hè. Oh ! j’adore travailler. Malheureusement, à la suite d’une agression donc, je suis sur le fauteuil roulant, mais si jamais j’ai de l’argent - parce que j’attends de (...)
Vous savez, les jeunes femmes, mes filles, moi, je leur dirais de garder leur féminité. Et de bien préserver leur place de femme. Il faut rester femme, dans ses besoins, dans ses atouts ; il faut rester polies, avoir (...)
Je dis pas : « Il faut pas se séparer du père de ses enfants. » C’est pas ça. Mais c’est quelque chose qu’il faut réfléchir, c’est quelque chose de très important, c’est une très grande (...)
Je suis pas esclave de mon bébé, je suis pas esclave de mon mari, je suis là pour eux quand ils ont besoin de moi, et il faudrait que je sois là aussi pour moi-même, c’est (...)
Mauvaise épouse, bon professeur
« Maman, elle n’est pas comme les autres. Maman, c’est pas la première levée pour nous préparer le petit déjeuner, maman c’est celle qui veut toujours nous faire prendre nos chandails et nos parapluies, et qui nous (...)
Vision d’art… monie
J’prends toujours le modèle de l’ancien Japon où justement il y avait une harmonie, un équilibre dans les matières, les couleurs qui influent sur notre état d’esprit…
Les six mois de stage à Manchester c'était… Non, c'était super, super dur, parce que là, en plus d'être seule, c'est la communication qui est super dure.
Je suis une maman a priori un peu sévère parce que je veux qu’elle soit bien éduquée donc en fait je… voilà je m’y attèle.
Des barrières sont tombées. Les relations entre hommes et femmes ont beaucoup évolué au niveau sexuel grâce à la contraception. D'autant plus que j'étais dans un milieu mandarinal.
Si je pouvais retourner en arrière, je travaillerais bien à l’école, j’éviterais de perdre du temps, je m’associerais avec des personnes enrichissantes et pas qui profitent de moi et j’aurais plus investi dans (...)
Une femme qui m’a marquée ? Ma grand-mère : je l’admirais beaucoup en tant que femme. Parce que elle a eu une vie difficile et qu’elle s’est toujours battue, et qu’elle était quand même toujours nickel, enfin, (...)
Ma première grossesse, j’étais littéralement folle de joie d’être enceinte. Je pensais déjà - parce que j’ai été enceinte à trente-quatre ans - que je n’aurais pas d’enfant parce que je ne trouverais pas l’homme avec qui (...)
Ils me regardent comme une pute, mais je ne suis pas une pute moi, et ils me voient comme si je suis un bébé, et j’ai eu un bébé alors on me regarde à travers.
Ah ! Ma mère c’est une femme qu’elle a l’esprit ouvert, elle a l’esprit large. Elle était en Algérie, elle est venue ici en France en 64. Bon, nous on est restés là-bas. Après elle a dit à mon père : « Il faut les faire (...)
Oui, on sentait que petit à petit, la femme prenait un peu plus d’extension, un peu plus de pouvoir, même sur l’homme. Au siècle précédent, c’est pas que la femme n’était pas libre, mais enfin c’était pas tout à fait (...)
Je ne céderai jamais
La beauté c’est pas tout c’qui est trafiqué - c’est pas le maquillage qui rend beau - la beauté c’est… moi j’dirais : « naturelle, être naturelle. » Des fois j’vois des femmes, j’dis : « Bon, celle-là elle est belle, elle a (...)
Priorité : les enfants
Le respect, le respect des personnes âgées, le respect de l’adulte, des autres, voilà. Le respect des autres ; l’entraide aussi, être à l’écoute des autres. Parce que ça c’est (...)
… Qu’chuis belle
Même avant que j’sois maman, j’me laissais pas tomber mais j’me dis que maintenant qu’chuis maman, il faut qu’je montre encore plus que je suis une femme, parce que comme je fais jeune, il faut que je montre que je (...)
Elles sont très attachées à ce lieu où, quand elles sont arrivées, elles étaient toutes griffes dehors. En fait, elles ont pris confiance dans ce lieu, et pour elles c’était une période très importante de leur (...)
J’ai envie de produire des légumes, des fleurs ; c’est un peu individuel, mon délire, hein ! Voilà, pour l’instant je pense à ça.
en chantée
J’aime les femmes, c’est ma folie. En elles, tout est merveilleux et je voudrais donner ma vie pour un regard de leurs beaux yeux...
On a envie, ou pas, d’être. On vit avec, ou on refuse. Quand on a accepté, on peut faire beaucoup de choses. Toute ma vie, j’ai essayé de faire des choix qui correspondaient à mes envies du moment et à mes (...)
Je suis certaine d’une chose, c’est que je serai très grosse. Ma mère l’était et je sais que je suivrai. J’aimerais me marier avec un homme qui prendra soin de moi et qui me rendra heureuse, avoir une vie stable, une (...)
Difficile de parler du regard de l’homme. Il est ce qu’il a toujours été : porté sur l’apparence. Si c’est une jolie femme, il va la regarder, observer son physique et peut-être s’intéresser à sa personnalité, à ses (...)
Partager une vie commune, c’est ça la vie. C’est pas évident, faut y aller doucement. L’âge n’a aucune importance pour trouver l’âme sœur, il faut se préserver, se protéger, apprendre à connaître l’autre et avoir un (...)
Je montre toujours le contraire de ce que je ressens. Je me montre indifférente, je les repousse, je ne sais pas pourquoi, c’est plus fort que moi !
Une bonne épouse doit privilégier le relationnel et être présente dans les moments difficiles et les moins bons. Si, en plus, elle a la chance d’avoir un bon mari, il faut qu’elle ait confiance en lui, de sorte que (...)
Ici, la vie est bien et on dort tranquille, sans peur. Ici c’est mieux. La peur des terroristes qui égorgent : ils tuent les vieillards, les enfants et les femmes. Ici la vie est (...)
La vie était tout à fait différente. Il n’y a pas de harcèlement sexuel, mais le respect de l’être. Ils se penchent si vous avez un problème, pour vous aider. Vous avez vraiment un réconfort qu’on a pas dans le (...)
Une vie de femme : Ça fait vingt ans que je suis ici en France. J’aime bien ma personnalité, je suis une femme capable dehors et dedans. C’est un peu dur, mais il faut le faire, il faut y aller. J’aime bien ma (...)
Une vie de couple, c’est pas quelque chose de linéaire ni quelque chose de continu. Puis franchement, je ne le souhaiterais pas, ça voudrait dire que les choses sont falsifiées quelque part, après, tu ne sais plus (...)
Ah ! Eh bien, oui (rires) ! Je pense complètement qu’une femme a besoin d’un homme et qu’un homme a besoin d’une femme. Je pense aussi qu’on n’est pas fait pour vivre seul non plus. Je crois que l’homme a des tas de (...)
Moi, je me suis toujours sentie femme dans mon corps et homme dans ma tête ! Cela veut dire qu’on m’a donné un corps de femme et je l’assume. Mais dans ma tête, je pense avoir la force mentale et physique d’un (...)
Koinai.net, la revue du témoignage urbain, développée par Résurgences, est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. La revue est déclarée sous le numéro ISSN 1778-3844 à la Bibliothèque Nationale. |
Liste de diffusion
|
| La revue Koinai : qui et pourquoi ? | Koinai ? | Mentions légales | Appel à contribution | Espace privé | Plan du site | |
| Maquette version 5.0.0 (majeure), réalisée par accatone. | |
| Code de la route | Lexeek - Accès au droit | Avocats à Marseille | Jurisprudence Maritime | Réseau du Droit Maritime | |
|
|