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La revue du témoignage urbain

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Femme aujourd'hui

Si Marseille, d’origine grecque et latine à la fois, semble vouée au machisme méditerranéen, pour autant, n’allez pas croire : la Marseillaise sait s’affirmer !
C’est par une femme libre et indépendante, déjà, que tout a commencé voilà 2600 ans : Gyptis choisit elle-même son époux, le marin grec Protis, en lui tendant la coupe nuptiale. La jeune Ligure signait par ce geste symbolique la fondation de la cité Massalia.
C’est encore sous la protection d’une femme, la “Bonne Mère”, que se sont placés les Marseillais. Et cette sensibilité féminine de l’antique cité, se révèle de Sainte-Anne à la Joliette, de la Belle-de-Mai au boulevard des Dames ou à la Place de Lorette...
De la bourge à la cagole, la Marseillaise n’est pas de celles que l’on commande. C’est sans doute un peu pour ce caractère qu’elle a prêté son nom à la plus célèbre des chansons révolutionnaires.

Cinquante-neuf articles.

Portrait de quatre femmes

En devenir, épanouie, mère avant tout, pressée par la société...

 

Comment, de nos jours, les femmes arrivent-elles à assumer ces différentes dimensions (personnelle, familiale, sociale, professionnelle...) qui les concernent ? Pour le savoir, nous avons posé la question à quatre d’entre elles, qui n’hésitent pas à nous livrer plus qu’un message, un souhait unique, celui de la destinée de la femme, celui de devenir mère...Nous avons demandé à Sonia 23 ans, Moufida 31 ans, Nahalee 28 ans et Sohad 40 ans, ce que signifie être une femme aujourd’hui. Extraits choisis.

Koinai : Qu’est-ce qu’une femme, pour toi ? Sonia : Une femme, pour moi, je vais dire... c’est comme un processus, l’aboutissement, c’est les enfants... K : Donc tu n’es pas vraiment une femme, mais une femme qui va le devenir ? Oui. K : Tu n’as pas d’enfants ? Non. K : Tu as fait le projet d’en avoir ? Jusqu’à présent, non... Je ne me vois pas en ce moment faire des enfants... K : Tu arrives à (...)

Une femme qui aide les femmes

 

Ex-conseillère conjugale, Marie-Jo est aujourd’hui diplômée en psychologie. Elle cumule un poste au service d’écoute téléphonique auprès de Drogues Info Service, où elle renseigne autant les personnes toxicomanes et leur entourage que des individus en quête d’informations. Marie-Jo travaille aussi au sein d’une « maison ouverte » créée par F. Dolto, un lieu d’accueil parents-enfants. Par ailleurs, elle exerce dans son propre cabinet. D’emplois en formations, elle est parvenue, grâce à son dynamisme, à trouver sa voie.

Koinai : Votre travail vous plaît-il ? Oui. J’ai mis du temps à exercer puisque lorsque je suis arrivée à Marseille, j’avais à peine 18 ans. J’ai fait des études de lettres, jusqu’au DEUG. Je n’étais pas vraiment passionnée... Puis, j’ai trouvé du travail en tant qu’éducatrice, alors je suis partie dans les Alpes Maritimes, où j’ai exercé ce métier pendant trois ou quatre ans. Quand cela ne m’a plus (...)

Des séquelles qui mènent à l’essentiel

 

Nicole a 56 ans. Elle est divorcée et mère de deux grands enfants qu’elle a élevés toute seule. Un choix non désiré au départ qui s’est avéré courageux. Nicole a sollicité des aides pour subvenir aux besoins de la famille. Cette situation est celle de nombreuses femmes qui « triment » pour le quotidien et le devenir. Au milieu de ce ciel quelquefois maussade, un rayon de soleil : Nicole a rencontré un homme...

Koinai : Qu’est-ce qu’être une femme pour vous ? C’est beaucoup de peine et d’ennuis au quotidien, et c’est aussi une grande joie... C’est évidemment la vie qui est difficile, il faut travailler, surtout quand on est seule, mais... il reste quand même de grandes joies malgré tout. K : Quel est votre point de vue sur la femme dans la société ? Je trouve qu’on a fait d’énormes progrès par rapport (...)
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    Ma mère, elle était très mère, très épouse et peut-être pas assez dans le conflit et donc… Moi je suis mère, mais c’est pas mon rôle à cent pour cent.

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  • Allons voir si la rose…

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Femme aujourd'hui
  • 68, année de la révolution

    Des barrières sont tombées. Les relations entre hommes et femmes ont beaucoup évolué au niveau sexuel grâce à la contraception. D'autant plus que j'étais dans un milieu mandarinal.

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    Elles sont très atta­chées à ce lieu où, quand elles sont arri­vées, elles étaient tou­tes grif­fes dehors. En fait, elles ont pris confiance dans ce lieu, et pour elles c’était une période très impor­tante de leur (...)

  • Leurs gestes de beauté

    J’ai envie de pro­duire des légu­mes, des fleurs ; c’est un peu indi­vi­duel, mon délire, hein ! Voilà, pour l’ins­tant je pense à ça.

  • Une femme en chantée

    J’aime les fem­mes, c’est ma folie. En elles, tout est mer­veilleux et je vou­drais don­ner ma vie pour un regard de leurs beaux yeux...

  • La liberté, c’est de choisir sa vie

    On a envie, ou pas, d’être. On vit avec, ou on refuse. Quand on a accepté, on peut faire beau­coup de cho­ses. Toute ma vie, j’ai essayé de faire des choix qui cor­res­pon­daient à mes envies du moment et à mes (...)

  • Une émancipation maîtrisée

    Je suis cer­taine d’une chose, c’est que je serai très grosse. Ma mère l’était et je sais que je sui­vrai. J’aime­rais me marier avec un homme qui pren­dra soin de moi et qui me ren­dra heu­reuse, avoir une vie sta­ble, une (...)

  • Il faut être deux pour vivre

    Difficile de par­ler du regard de l’homme. Il est ce qu’il a tou­jours été : porté sur l’appa­rence. Si c’est une jolie femme, il va la regar­der, obser­ver son phy­si­que et peut-être s’inté­res­ser à sa per­son­na­lité, à ses (...)

  • Framboise

    Partager une vie com­mune, c’est ça la vie. C’est pas évident, faut y aller dou­ce­ment. L’âge n’a aucune impor­tance pour trou­ver l’âme sœur, il faut se pré­ser­ver, se pro­té­ger, appren­dre à connaî­tre l’autre et avoir un (...)

  • Des formes et des valeurs

    Je mon­tre tou­jours le contraire de ce que je res­sens. Je me mon­tre indif­fé­rente, je les repousse, je ne sais pas pour­quoi, c’est plus fort que moi !

  • Une femme qui sait se gérer

    Une bonne épouse doit pri­vi­lé­gier le rela­tion­nel et être pré­sente dans les moments dif­fi­ci­les et les moins bons. Si, en plus, elle a la chance d’avoir un bon mari, il faut qu’elle ait confiance en lui, de sorte que (...)

  • Je remercie Dieu d’être venue en France

    Ici, la vie est bien et on dort tran­quille, sans peur. Ici c’est mieux. La peur des ter­ro­ris­tes qui égorgent : ils tuent les vieillards, les enfants et les fem­mes. Ici la vie est (...)

  • Haute fidélité

    La vie était tout à fait dif­fé­rente. Il n’y a pas de har­cè­le­ment sexuel, mais le res­pect de l’être. Ils se pen­chent si vous avez un pro­blème, pour vous aider. Vous avez vrai­ment un réconfort qu’on a pas dans le (...)

  • Une capacité à tout gérer

    Une vie de femme : Ça fait vingt ans que je suis ici en France. J’aime bien ma personnalité, je suis une femme capable dehors et dedans. C’est un peu dur, mais il faut le faire, il faut y aller. J’aime bien ma (...)

  • Les perspectives d’Agnès

    Une vie de cou­ple, c’est pas quel­que chose de linéaire ni quel­que chose de continu. Puis fran­che­ment, je ne le sou­hai­te­rais pas, ça vou­drait dire que les cho­ses sont fal­si­fiées quel­que part, après, tu ne sais plus (...)

  • Regard d’une femme à l’aube de ses cinquante ans

    Ah ! Eh bien, oui (rires) ! Je pense com­plè­te­ment qu’une femme a besoin d’un homme et qu’un homme a besoin d’une femme. Je pense aussi qu’on n’est pas fait pour vivre seul non plus. Je crois que l’homme a des tas de (...)

  • Les quatorze années perdues d’Amélie

    Moi, je me suis tou­jours sen­tie femme dans mon corps et homme dans ma tête ! Cela veut dire qu’on m’a donné un corps de femme et je l’assume. Mais dans ma tête, je pense avoir la force men­tale et phy­si­que d’un (...)

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