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La revue du témoignage urbain

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Sur la route

Partir, quitter sa terre natale, ses racines, pour un ailleurs lointain et plein de promesses, afin de se reconstruire ou d’accéder à une existence meilleure.
Ainsi vont les migrants, les nomades, les réfugiés politiques ou climatiques, à la recherche de leurs rêves, de leur idéal, avec la volonté farouche d’améliorer leurs conditions de vie et de changer leur destin.
Apatrides qui cherchent leur Atlantide... "On the road again" !

Trente articles.

Le complexe de Caïn

Fils d’Italiens émigrés en France dans les années vingt puis revenus dans leur pays d’origine, Alessandro a fait partie de la vague d’immigration italienne d’après-guerre.

Koinai : D’où êtes-vous originaire ? Je suis originaire de la province de Trévise, en Vénétie. Je suis issu d’un milieu paysan. K : Vous êtes né en 1940, en pleine guerre. Comment vivaient vos parents à cette époque ? Mes parents étaient des doubles émigrés. Ils avaient d’abord émigré en France en 1920, parce que politiquement incorrects, puisque mon grand-père maternel était socialiste. Poursuivi par (...)

L’exil en héritage

Descendants de migrants arméniens

Petits-enfants de génocidés en Arménie, enfants de réfugiés d’Izmir la turque, Rosa et Berdj n’ont pas grandi sur les terres de leurs ancêtres. Ils doivent au courage des leurs d’avoir pu naître et vivre, mais ailleurs. Lui a vu le jour en Grèce, elle en France. Les destins de ces deux Arméniens se sont croisés à Marseille. Depuis qu’elle les a recueillis, la cité phocéenne les retient dans son nid... En nom et place de leurs ancêtres migrants.

Interview de Rosa et Berdj réalisée le 10/05/2005 Koinai : Qu’est-ce qui amène un être humain à quitter sa terre natale ? Rosa : La force, il n’y a que ça. Etre chassé. Quand on vient vous dire : "Partez de cette maison !" J’ai transpiré tant d’années avec mon mari pour avoir la mienne. On y tient et on veut la garder, c’est notre nid, c’est notre terre. Je ne conçois donc pas la situation que mes (...)

En premier, la passion de partir

Migrant français

« Je rentre cette année dans le club des cinquantenaires, de ceux qui ont mal au cou quand ils se lavent le matin. Il y a six, sept ans je suis parti en Indonésie. Depuis je fais de l’import-export. J’ai une petite fabrique là-bas de meubles en bois exotique. J’ai toujours adoré ce métier-là parce que ça fait rêver, ça fait le voyage. Mais j’avais pas envie de m’installer à 100% à l’étranger, de vivre dans un autre pays. J’avais envie de faire de l’import-export... Ce retour à chaque fois. Normalement je reste sept mois par an en Indonésie et cinq mois en France : deux mois là-bas, un mois ici. » Philippe Escanes, entrepreneur marseillais.

Koinai : Quelle est votre formation initiale ? Ma formation de base ! Je suis un autodidacte. Je viens des périodes fabuleuses des années 70 où on connaissait ni le chômage, ni le sida, ni les préservatifs, c’est extraordinaire. Donc ma formation de base, disons que j’ai passé mon bac et après comme on avait 0% de chômage je suis parti aux Beaux-Arts. J’en avais rien à foutre d’aller faire les études (...)
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  • Kaléidoscopie des Cités d’Or

    Ici, à mon avis, il y a une espèce de... Je sais pas, l’espace personnel de chaque personne est plus grand que là-bas, que pour les gens là-bas. Et je pense que ça m’a beaucoup touché au début. Ils ont besoin d’un peu plus (...)

  • Forcé de partir

    Un conseil, hem… c’est : "Apprenez la lan­gue, appre­nez "cé" qu’y a de bon en France pour le trans­met­tre après dans les pays d’ori­gine." Hem… s’en pro­fi­ter un peu de cette culture qui est assez riche, en France, c’est une (...)

  • Pour rester avec elle

    J’étais heureuse avec ma famille, mes amis ; on s’entendait tous bien ; je vivais ma jeunesse comme tous les enfants, je crois. C’est à partir de quinze, seize ans qu’on voit que j’ai une vie difficile. Pour ça, quand ma (...)

  • Je suis chez moi

    "Alors mais, dans ce cas, pourquoi papa nous a fait venir en France, moi je comprends pas. Alors si demain je vais épouser un Antillais ?"

  • Obligée de venir

    C’est l’avenir qui compte. Je suis très contente pour ma vie puisqu’elle a beaucoup, beaucoup changé et c’est ce qui compte, et pour ma famille, parce que notre situation a beaucoup (...)

  • C’était l’histoire d’amour

    Il y a les petites chagrins, les scènes d’aéroport avec les larmes, c’est dur, hein, c’est très très dur de dire au revoir, même si on sait que l’on va... on espère de se revoir.

  • Passeport pour la réussite

    Je tra­vaille en France, je tra­vaille à la fran­çaise, mais je vis à l’armé­nienne. J’accepte de por­ter la dou­ble culture. De mon pays, je garde la lan­gue, les habi­tu­des, l’hon­neur. Mais je suis aussi très bien adapté à (...)

  • La navette erevano-marseillaise

    Le chan­ge­ment de classe sociale lui sert de leçon : RMIste pen­dant un an, elle s’est vue consi­dé­rée “comme une per­sonne de troi­sième classe”. Elle admet le prin­cipe, puis­que “c’était ça la réa­lité”. Et d’en tirer la (...)

Sur la route
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