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La revue du témoignage urbain

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Femme aujourd'hui

De l’air… du temps

Travelling arrière sur la vie vécue

Chez Sabine Mauric, 87 ans, le sentiment d’être une femme a éclos dès l’enfance, vers une dizaine d’années, parce qu’elle pensait au futur, à l’orientation qu’elle donnerait à sa vie, aux possibilités qui s’offraient à elle " étant femme et non homme ". Il ne fallait pas rater un certain âge, se disait-elle très jeune, parce que « s’engager de travers… c’est difficile de reculer. »


TGV Gare St-Charles - Photo : Josefa Lopez
 TGV Gare St-Charles - Photo : Josefa Lopez

Koinai : Quelle jeune femme étiez-vous ?
En toute franchise, il me semble que je sais ce que je veux, ce qu’il m’est possible de faire ou de pas faire. Je m’engage pas en aveugle dans une voie, s’il y a un carrefour je me précipite pas n’importe où, hein.

K : Quelles valeurs avez-vous reçues de votre maman ?
Son sentiment de la responsabilité et en même temps de l’indépendance, allier indépendance et responsabilité. Oh ! Je trouve que c’était une femme admirable (rires) ! Elle était beaucoup plus cultivée et intelligente que moi, c’était vraiment quelqu’un de remarquable. Oh ! Ma mère se sentait très libre. Quelquefois, lorsque j’étais enfant - je devais avoir onze-douze ans - elle disait : "Maintenant j’en ai un peu assez du ménage, la maison, je pars huit jours en Italie, voilà telle somme, tu fais ce que tu veux." Elle me confiait la maison et en général, je restreignais l’alimentation, je mettais tout le monde à la diète et puis j’achetais des bouquins (rires)… Mon père ne disait rien, il savait que je m’en servais pour acheter des bouquins ou de la musique, donc je tenais la maison très serrée, beaucoup plus serrée que ma mère. Elle savait très bien que je ne dépenserais pas tout, et que j’en garderais pour des livres ou des…

K : Vous aviez des frères et soeurs ?
Un frère et une sœur.

K : Avez-vous reçu la même éducation ?
Oui, tous les trois de la même façon. Pour mes parents, oui, c’était la même éducation.

K : Et vous avez fait des études ?
Oui, j’ai fait des études secondaires et j’avais choisi de travailler dans l’hospitalisation. J’y pensais depuis longtemps, je vous dis : « Il faut que je m’oriente dans telle branche et je vasouille pas. » Oui oui, très tôt - je devais avoir quatorze ou quinze ans - je me dis : "Je veux pas me marier jeune. Je souhaite me marier, avoir des enfants, fonder une famille, mais ce sera vraiment un choix, pas un carrefour parce que j’ai tel ou tel âge." Donc je me suis engagée dans cette voie et je me dis : "Je verrai bien après si… si je renie pas le mariage et la famille." Au contraire, c’était mon souhait, mais je voulais avoir tout de suite une vie intéressante, je savais ce que je voulais faire depuis des années.

K : Pourquoi avoir choisi d’exercer dans le domaine médical ?
Y’a eu l’époque de la guerre. Bon, dans ma famille, du côté maternel y’avait des médecins, le métier m’a toujours intéressée. Je voulais être plutôt infirmière, parce que je souhaitais aussi fonder une famille. Si je suis médecin, je pourrai pas avoir les malades et la famille. Je veux dire, il faut que ce soit un choix, un choix de vie, donc je voulais pas avoir un cabinet médical. J’étais infirmière de l’air et donc, on allait chercher les blessés et les premiers soins, on soignait même en vol, sur place d’abord pour qu’ils soient transportables et ensuite on les accompagnait en avion. J’avais commencé vers vingt ans, j’ai fait ça pendant huit-dix ans.

K : C’était en France ?
Alors là, quelquefois, je cherche parce que… Je crois aussi que c’était hors de France : je me souviens de m’être trouvée au Cap, en Asie, heu… Certainement, mais j’étais tellement orientée sur le blessé, que… Oui, c’était des avions français qui allaient les chercher.

K : À cette époque, peu de femmes travaillaient ?
Plus qu’on pense ; je crois qu’il y avait beaucoup de femmes qui travaillaient parce que c’était obligé matériellement de travailler. On en parlait moins, peut-être… J’ai eu beaucoup de femmes dans mon milieu, le même milieu social, enfin, des femmes actives quand même.

K : Et vous avez fondé une famille ?
Je me suis mariée à vingt-neuf ans et… alors là, j’étais entièrement tournée vers ma famille. J’ai eu huit enfants.

K : C’était un désir d’avoir une grande maisonnée ?
Oui, oui parce que je voulais avoir huit enfants uniques (rires) ! Je voulais pas avoir une colonie d’enfants mais qu’y soient chacun indépendant, et comme étant unique ; au fond, il me semble que c’était un peu le cas.

K : Vous rappelez-vous votre rencontre avec votre mari ?
… Oui, tout à fait. Quand je l’ai croisé dans un hôpital, la première fois que je l’ai vu, c’était au cours d’une opération. Lui était chirurgien, moi j’étais anesthésiste, et j’ai dit : "C’est un type formidable !" On est restés très discrets, très réservés autant l’un que l’autre et c’est peut-être des mois après, quand nous avons dit : "Nous nous sommes fiancés", tout le personnel hospitalier, ils se sont mis à rire : "Mais nous, on le savait depuis longtemps !" (rires)

K : Et vous avez cessé de travailler pour vous consacrer à votre famille ?
Bè, quand les enfants étaient très jeunes, la vie familiale dépassait la vie professionnelle. Après, j’ai repris d’autres activités : je travaillais aux environs de Marseille dans des associations, gratuitement, en aide à des gens qui avaient besoin de soutien. Bè là, c’était qui, qui m’avait demandé ça, une première fois ? Heu… je crois que c’était la paroisse ; ils m’avaient dit : "On manque de visiteurs pour des malades." Alors je suis allée en voir un, et puis deux, puis trois, puis après y’avait tout un groupe et j’ai fait ça pendant quelques années, sept, huit ans, puisque je m’étais pas rendu compte avant ; disons qu’ils paraissaient avoir une vie facile, pas avoir de problèmes et en réalité ils avaient besoin d’aide.

K : Que vous apportait cette activité bénévole ?
Pfff… j’espère que j’ai apporté quelque chose moi-même, peut-être trouver encore la vie chez les… sur la vie très difficile de certaines personnes, des choses qu’on ne soupçonne pas quand on les a pas approchées de près, ça c’est certain.

K : À la maison, qui s’occupait des tâches ménagères ?
Mon mari en faisait autant que moi, il supportait pas que j’en fasse trop, oui. Il aidait, puis alors, toute la famille, je leur apprenais : par exemple, quand mes enfants se changeaient, s’ils laissaient tomber un vêtement par terre je le laissais où il était et quand ils me demandaient un pull ou un vêtement, je dis : "Regarde dans le tas…" Alors, après donc ils prenaient leur affaires, ils les rangeaient, ils les lavaient et moi je m’en occupais pas.

K : Et pour l’éducation des enfants ?
Oh ! c’était ensemble, oui.

K : Avez-vous transmis à vos enfants les valeurs que vous aviez reçues ?
Probablement, en partie, oui, j’imagine… Mais surtout au niveau, pas des mentalités, mais des façons de vivre qui étaient quand même très différentes. Avant la guerre, après la guerre, on avait pas le même, heu… Puis alors, moi j’ai eu huit enfants, ma mère en avait que trois, y’avait quand même ce changement.

K : Qui gérait l’argent dans votre couple ?
Alors ça, très vite, ç’a été l’un et l’autre. Je voulais pas que mon mari regarde si je devais acheter ceci, cela ou autre. Moi j’ai besoin pour la famille de faire ceci, cela, je vais pas lui donner le détail de ce que j’ai acheté pour l’alimentation, pour les courses. Ça y’a rien à faire, parce que s’il est pas content, je prends un métier, je lui laisse la famille et moi je vais travailler. Ça, dès le départ, c’était comme ça.

K : Vous étiez une femme indépendante ?
Oui oui… C’est ce que je voulais aussi, être indépendante, oui. Malgré par exemple le nombre d’enfants, si je disais à mon mari : "Bè tu sais, je pars pour huit jours - j’habitais Marseille - à Paris, chez des amis", voilà… D’abord mes fils ils ont appris très jeunes à se débrouiller seuls, alors ils s’habillaient seuls, ils faisaient leur toilette, donc pour les devoirs, pour tout, sans que ce soit une contrainte pour eux.

K : Que vous apportait cette indépendance ?
D’être indépendante ? Mais d’être indépendante ça me rapprochait aussi des autres, mais enfin, aussi, c’était un choix. Quand je voyais autour de moi des gens trop dépendants des autres, je me dis : « Ils ont raté leur vie, ils se développent pas, ils restent coincés dans une… »

K : Étiez-vous coquette ?
Pfff… je fais attention quand même à ce que je porte, oui, je m’habille pas n’importe comment. Plus jeune, moyennement ; enfin, comme j’étais sportive, j’étais pas tout le temps devant un miroir, non. Alors là, j’ai fait beaucoup de sport, beaucoup de ballon, de la natation… Bè, ce que j’aimais beaucoup faire, ce que je souhaitais faire, je me dis : "Si j’en ai la possibilité, bien sûr je le fais. » Donc j’ai fait de l’aviation - très très jeune, je lisais des bouquins sur des pilotes, et puis alors j’habitais pas très loin d’Orly et je voyais tous ces avions se poser, repartir, alors pour moi ça me… J’ai fait du parachutisme, jusqu’à mon mariage, et lorsque j’ai eu des enfants j’ai dû arrêter.

K : Et vos amies, quel rôle jouaient vos amies ?
Un très grand rôle parce que des amies de très longue date, qui restent depuis des dizaines d’années. Oui, on reste en contact.

K : Vous pensez qu’il existe une solidarité féminine ?
Je pense que ça dépasse le… Pfff… non, je pense pas spécialement une solidarité féminine, une solidarité humaine.

K : Quel est l’événement, l’invention ou la personnalité qui vous a le plus marquée ?
Heu… le Maréchal Leclerc, mais c’était plus tard. Enfin, en fait, dans l’armée, des pilotes sûrement, mais dont les noms m’échappent en ce moment ; oui, ça avait beaucoup trait à l’aviation, certainement. Pfff… évènement, c’est plutôt les découvertes en médecine, tous les soins aux humains, ces recherches longues, oui, ça c’est vraiment… J’admirais beaucoup les chercheurs médicaux... Invention, heu… y’en a qui m’avaient marquée, tout ce qui était maritime aussi, j’ai fait des plongées en sous-marin aussi pour… C’était difficile de se faire accepter en tant que femme parce que ils avaient un interdit en général.

K : Comment avez-vous vécu le mouvement de libération des femmes ?
Pour moi je l’ai jamais sentie une libération des femmes, puisque je me suis toujours sentie libre. Ma mère aussi, tout mon environnement féminin se sentait très libre vis à vis des hommes, si bien que ça m’a pas…

K : Quelles différences notez-vous entre la femme d’aujourd’hui et celle d’hier ?
Pas énormes. Je pense que maintenant peut-être on fait attention davantage mais il me semble que c’est… Je sais pas trop, du côté des grands-mères, du côté familial, les tantes elles étaient assez libres aussi. Ça dépend peut-être des milieux sociaux. Je pense qu’il y a des quantités de milieux très, très différents les uns des autres. La vie matérielle a beaucoup changé, oui : les transports, les communications, ça oui, et ç’a eu bien sûr une importance considérable. Mais la vie des femmes, je suis pas si sûre qu’elle ait tellement changé. Par rapport à mon époque, ce que la femme a gagné ou perdu ? C’est… je sais pas… Elles ont gagné quelque chose, parce que les enfants n’ont pas besoin… C’est la qualité de soin qu’on donne aux enfants et pas la quantité.

K : Quel a été votre rôle de femme ?
Mon rôle de femme ? Je m’entendais très bien, j’aimais beaucoup mon mari. Moi, c’est lui que je voulais épouser et personne d’autre, alors c’est déjà… oui, (rires), c’est déjà important et j’ai jamais changé d’avis, donc de ce point de vue-là, j’étais très heureuse.

K : Être une femme, c’est un atout ou un handicap ?
Pfff… ça, étant femme, c’est très difficile. J’aurais eu étant homme une vie différente, je peux pas… Je crois qu’on est quand même responsable : si je le ressens comme un handicap, c’est qu’il y a quelque chose à changer, qu’on peut changer soi-même. J’ai toujours choisi, mais en tenant compte tout de même de ce que j’avais à faire parce que des responsabilités familiales mais… j’acceptais, oui, ou je me sentais quand même responsable et en même temps… Bien sûr, y’avait des moments de contrainte, de vie difficile, mais je veux dire : "J’ai choisi cette vie, je la vis, plus tard je ferai autre chose."

K : Vous êtes grand-mère ?
Je suis grand-mère, oui, de dix petits-enfants.

K : Quel rôle jouez-vous en tant que grand-mère ? Quelles valeurs transmettez-vous à vos petits-enfants ?
Pfff… surtout que maintenant ils sont adolescents et grands… Oui, je suis très proche d’eux, eux ils sont proches de moi. Je sens pas tellement une très grande différence de… grand-parent. Je peux pas dire que ce sont des amis, c’est pas tout à fait ça non plus… Je pense que les valeurs, ils les reçoivent en même temps que l’éducation journalière. Je veux dire, y’avait des interdits, certainement très tôt… Il me semble que c’est très comparable, oui. Je vois la façon dont ils les élèvent, c’est un peu, il me semble, ce que je faisais moi-même : confiance et liberté en même temps.

K : Vous avez perdu votre mari…
J’ai perdu mon mari il y a une dizaine d’années.

K : C’est à ce moment-là que vous êtes venue en maison de retraite ?
Non, je suis pas venue tout de suite. J’habitais Marseille et souvent - mes enfants étaient donc assez grands et puis libres - quand y’avait quelque chose d’intéressant qui se passait à Paris, je prenais très facilement le train une, deux, trois fois par mois, c’était pas grand chose et là, je me suis fait des amis et rencontré des gens auxquels je pense maintenant, entre autre Madame Pompidou qui est devenue une véritable amie. J’y pense parce que elle est décédée y’a pas longtemps… Oui, elle était absolument charmante, très simple, très sympathique ; nous avons tout de suite sympathisé, nous sortions ensemble… Je l’ai connue parce que mon mari était Compagnon de la Libération, et lorsque qu’y avait des réunions - quelquefois y’en avait une ou deux par an, à Paris - j’y allais parce que souvent je rencontrais des amis de longue date qui étaient parrains de mes enfants, c’est une façon de nous revoir.

K : Avez-vous des activités ou des loisirs ?
Mes loisirs, ce qui m’intéresse c’est la musique, les concerts… Je lis ? Rien du tout, je peux pas lire. J’ai su très tôt que j’aurais des ennuis pour la vue, alors je pensais bien que je serais gênée, parce qu’on m’avait dit : "Il faudrait vous faire opérer des yeux, ça sera peut-être possible ou pas. » Je dis : "Bon, bè, je verrai bien… »

K : Cela correspond à ce que vous imaginiez de la retraite ?
… Oui, je pense que je l’ai un peu orientée comme ça, parce que diverses voies se présentaient pour moi, j’ai quand même choisi cette direction... Oui, je la vis grâce à tout ce qui m’a été apporté par ma famille. Voilà tous les portraits familiaux et tous ceux qui pour moi ont été très, très importants.

K : C’est vous, là, sur cette photo ?
C’est ma mère et mon père… Ça c’est Mozart, et à côté c’était mon parrain qui était géographe et qui même était un homme remarquable, un académicien français. Et lorsque j’étais enfant, il m’emmenait à l’Académie Française écouter des conférences. Il s’est beaucoup occupé de moi et de mon développement, oui. Oh ! Oui, des souvenirs très très profonds : j’ai été étonnée - j’ui disais ça quand j’avais neuf-dix ans : "Mais je suis pas une grande personne !" Il me disait : "Tais-toi, tu peux très bien comprendre." Oui, ça, ça m’est resté... Une chose qui me revient maintenant en mémoire, mon parrain qui était sénateur allait souvent en Belgique - il était très ami du roi Albert Ier - et il m’emmenait avec lui et je me souviens - j’avais quoi, dix ou douze ans - le soir, la reine venait me voir si j’avais besoin d’une couverture ou quelque chose et m’embrassait et me bordait dans mon lit.

K : Vous avez un souvenir vivace de votre enfance ?
Très très vif, oui. La petite enfance (rires), on voyageait toujours. Ma mère était de Marseille, mon père parisien, on faisait des Paris-Marseille en train très souvent donc je partageais entre les deux. C’était un milieu très chaleureux, aussi bien du côté famille paternelle que maternelle, c’est toujours un bonheur d’aller chez les uns ou chez les autres, c’est beaucoup de chance. Souvent ces souvenirs remontent et au fond, je trouve qu’on a eu des moments difficiles, bien sûr, de santé, de manque d’argent, mais je veux dire, y’avait beaucoup d’amour dans la famille. C’est ce qui compte le plus, les ennuis matériels sont beaucoup moins démoralisants que les… C’est pour ça que j’ai toute cette famille-là qui m’accompagne…

K : Et vos enfants, vos petits-enfants viennent vous voir ?
Mes enfants et petits-enfants viennent me voir quand ils… Parce qu’ils sont un peu dispersés, mais je suis en très bon contact avec, et les enfants et les petits-enfants qui me téléphonent me touchent beaucoup, du reste, par leur gentillesse.

K : Avez-vous l’impression d’être passée à côté de quelque chose ?
Non, moi je trouve que j’ai beaucoup de chance parce que maintenant, avec la vie vécue, c’est ce que je souhaitais vivre alors là je peux… J’ai mêlé la vie familiale et la vie professionnelle, les voyages, les contacts que je voulais avoir. Des regrets ? ... Peut-être que j’aurais pu être plus… enfin, plus proche, non, mais j’étais proche des miens. Non, je ne… Si je pouvais revenir en arrière, je crois que je ferais la même chose. J’ai eu le compagnon de vie que je souhaitais, des enfants que je trouve adorables, un métier que j’aimais, la vie familiale - forcément avec de la fatigue, y’a eu des moments difficiles, mais enfin je pense que j’ai quand même eu la vie que je souhaitais avoir, je trouve que c’est quand même…

K : Vous avez réalisé tous vos rêves ?
Oui, oui justement.

K : Il vous en reste un ?
… J’essaierais de me perfectionner parce que y’a tant de choses que l’on… Des gens intelligents, travailleurs qui m’ont apporté beaucoup, qui vous apportent plus que je ne puis donner moi-même. Mais j’aurais pu être plus vigilante, plus intelligente, plus douée, enfin, voilà… (rires)

Propos recueillis le 24/08/07 par Marie-José Flandin ; rédaction : Odile Fourmillier.

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