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Niger, 1974 : ce qui n'a pas été dit

Moussa est blessé !

L’assassinat de la Présidente : deuxième partie


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Je vis Moussa porté par deux militaires, il était pâle, très pâle, très affaibli. J’étais atterrée, consternée, mais j’ai demandé aux deux militaires où ils l’emmenaient ; ils daignèrent me répondre en précisant qu’ils le transportaient à l’hôpital. J’ai voulu les suivre, j’ai, bien entendu, reçu une réponse négative.

Dans le petit salon gisaient les corps de nos deux cousins morts. Les militaires nous firent descendre et le cauchemar continua. Au bas de l’escalier se trouvait le corps d’un des gardes de corps de papa, le sergent Badje. Plus loin le corps d’un oncle maternel, Moussa Kao, celui d’une tante de maman et d’autres… C’était vraiment une vision cauchemardesque et nous avions tous l’impression d’un cauchemar et que nous allions nous réveiller, mais hélas…

Nous avons été conduits dans la cour du Palais puis nous avons été escortés par des militaires devant le grand portail du Palais, là nous avons été alignés comme du bétail, et le lieutenant Ousseïni donna l’ordre de nous liquider, oui, ce fut son expression : « liquidez les enfants ». J’étais occupée à essayer de calmer ma sœur cadette qui venait d’apprendre, comme tous ceux qui ne le savaient pas encore, que maman n’était plus de ce monde. Et c’était la désolation, la consternation, la stupeur. Hadiza n’arrêtait pas de réclamer Maman, Moumouni ne disait pas un mot, il resta ainsi pendant plusieurs jours, et jusqu’à ce jour il a encore des séquelles de ces terribles moments.

Il y eut un contre-ordre donné par Cyril Gabriel : « Qui vous a dit de tuer les enfants ? Conduisez-les chez leur grand-mère. » Il s’agissait de notre grand-mère maternelle qui était avec nous au Palais. Nous sommes arrivées auprès de notre grand-mère maternelle qui ne savait pas que sa fille était morte, et ne l’a su que beaucoup plus tard. Les militaires s’attelaient à entasser les corps les uns sur les autres. Les militaires demandèrent à notre grand-mère et à son époux de les suivre. Ils les firent monter à bord d’une land-Rover pick-up.

Certains parmi nous avaient aperçu un corps couvert par un drap blanc qui fut mis à l’arrière d’une land-rover. Plus tard nous sûmes qu’il s’agissait de maman. La voiture transportant les grands-parents les conduisit à l’aéroport militaire de Niamey. Ma grand-mère nous relata ce qui suit : « Il y avait une forte odeur d’alcool et une certaine agitation. Sous le hangar elle aperçut un corps recouvert par un drap blanc ; on leur demanda d’embarquer à bord d’un avion. Le corps fut également embarqué et déposé dans l’allée centrale. » C’est au cours du vol que ma grand-mère sut que sa fille était morte et que c’était son corps qui gisait dans l’allée centrale de l’avion car au cours d’une secousse, le drap bougea et elle aperçut les cheveux puis le visage, les pieds de sa fille…Imaginez sa douleur à un moment précis, Allahou Akbar. Elle aurait pu, elle aussi, mourir d’une attaque cardiaque.

Une fois l’avion arrivé à Doutchi, les militaires refusèrent de laisser leur brancard et le corps de maman fut posé à même le sol, puis fut déposé sur le plancher d’une voiture venue les chercher pour les amener à Togone où maman fut préparée selon les rites de l’islam par ma grand-mère pour son dernier voyage, vers son seigneur tout–puissant. Ma grand-mère me remit les habits que maman portait. Ils sont toujours en ma possession avec leurs preuves, les impacts de balles (cinq), l’impact de l’arme blanche, le sang…

Pendant longtemps, je ne pouvais pas les regarder sans avoir les larmes aux yeux. Mon père apprit la nouvelle du décès de ma mère par la radio, ce fut un choc affreux et terrible pour lui, seul dans sa cellule ; il perdit quinze kilogrammes, pour preuve la couverture du magazine Jeune Afrique avec l’interview réalisée par Siradou Diallo.

Nous revenons au Palais ce lundi quinze avril 1974. Nous, les enfants, avons été escortés du Palais chez Abdoulaye, notre frère aîné, nous étions pour les filles en chemise de nuit et pieds nus, il n’était pas question de nous laisser prendre des chaussures et encore moins nous laisser nous habiller ; nous lui apprîmes la triste réalité, il était effondré. Moussa était à l’hôpital de Niamey ; le pauvre était dans une salle avec des brûlés ; quand je le vis je ne pus contenir ma douleur, mon indignation. Le chirurgien, un français, me fit savoir qu’il allait procéder à une laparotomie car Moussa se plaignait de l’abdomen. Je discutais avec lui de l’inutilité de cette intervention. Je compris que pour la junte militaire, Moussa était un témoin gênant, alors qu’il ignorait et la mort les circonstances de l’assassinat de maman. Les témoins étaient Moumouni et Maoudé. Nous avons vécu des moments horribles, à la limite du supportable. En ce qui me concerne, j’ai essayé d’être forte pour réconforter Adiza qui n’arrêtait pas de pleurer et de réclamer sa mère. Pour Moumouni qui était en état de choc. Pour Moussa qui luttait seul sur son lit d’hôpital. Pour Mounkaïla qui se trouvait seul en France où il poursuivait des études militaires. Pour Abdoulaye qui se trouvait confronté à un rôle de chef de famille, car tout le monde, les parents, les amis, la famille affluaient chez lui dès l’annonce de la nouvelle. Pour papa tout seul dans une cellule.

Quand je sentais que je faiblissais, alors je m’enfermais dans la salle de bains et je laissais libre cours à mes larmes, puis après avoir repris courage je m’en remettais à Dieu notre créateur et la foi en lui m’a énormément aidée. Des journées que nous avons vécues jusqu’à ce que je puisse repartir sur Abidjan avec Moussa, Moumouni et Adiza, de l’assignation à résidence d’Abdoulaye à son licenciement, de l’affectation de mon oncle Boubacar (douanier) à Agadez, de la restriction des visites des parents, des amis ; des humiliations jusqu’aux vexations ne sont pas l’objet de ce manuscrit. Je voulais comme je l’ai précisé au début, lever le voile sur l’assassinat de ma chère et regrettée mère Hadja Aïssa Diori (que Dieu l’ait en sa sainte miséricorde).

S’il n’y avait pas intention d’assassiner, pourquoi une fois toutes les barrières franchies et être arrivés aux appartements privés :
- utiliser des grenades,
- pourquoi tirer sur ma mère jusqu’à ce qu’elle s’affaisse,
- pourquoi utiliser la baïonnette,
- pourquoi l’avoir laissée se vider de son sang pendant quarante-cinq minutes ?

Je ne réclame pas justice mais j’accuse et mes doigts sont pointés en direction de ceux qui ont commandité, prémédité ce lâche assassinat. Qui pourrait être le cerveau malfaisant, auteur principal de ce crime des plus odieux ?

Pourrait-il s’agir d’un homme, d’un groupe d’hommes ou d’une personne étrangère ? J’espère que, maintenant, au Niger comme ailleurs, la vérité - puisque c’est de cela qu’il s’agit - puisse éclater au grand jour.

Témoignage de Hado Ramatou DIORI HAMANI.

Réactions à ce recit

29 Messages de forum

  • « Moussa est blessé ! » 10 octobre 2007 17:01

    J’ai rarement lu un témoignage avec autant d’émotion, j’ avais les larmes aux yeux tellement c’était poignant. En 1974, j’avais à peine 10 ans lorsque ces évennements se sont passés. Beaucoup d’entre nous se rappellent plus du fameux discours du 15 aril mais on a oublié, trop vite oublié qu’il s’était agi aussi et surtout de drame humain, de drame familial. Que vous dire au risque de paraitre superficiel au regard de la douleur qui a été la votre si ce n’est vous souhaiter en effet qu’officiellement ce voile soit enfin levé.
    Boubacar

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    • « Moussa est blessé ! » 23 octobre 2007 17:25

      Bonsoir Boubacar

      Merci de ton témoignage qui me donne le sentiment d’avoir en partie réussi dans la mesure ou la vérité aété rétablie.
      Merci encore
      Cordiales salutations
      Hado Ramatou Diori

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      • « Moussa est blessé ! » 24 octobre 2007 09:40

        Je suis né quelques années après cela, mon père était ministre de S.K. j’ai toujours eu de vagues informations sur ce coup et pour une fois, j’ai la vraie version...
        merci Hado, que la terre leur soit légère.

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        • « Moussa est blessé ! » 27 octobre 2007 21:05

          Bonsoir
          C’est a moi de te dire merci pour ton intervention
          au risque de me répéter,j’ai de plus en plus l’impression
          que le voile se lève
          Avec toute ma sympathie,merci,que la terre leur soit légère inch Allah

          Répondre à ce message

  • « Moussa est blessé ! » 13 octobre 2007 18:59, par Ibrahim

    C’est vraiment difficile de lire ce temoignage sans avoir des larmes aux yeux. C’est terrible quand j’apprend ce qui s’etait vraiment passé cette nuit du 14 au 15 avril 1974 pour la famille Diori.
    Evidemment ;avant ce temoignage ,je m’entenais à la thèse du self-defense ce qui est tout à fait normal vu que je suis né 10 plus tard et personne ne m’a dit le contraire ;et je suis tout à fait sonné par cet temoigage sans lequel beaucoup ne sauraient ce qui s’etait reelement passé.
    Qu’Allah vous donne davantage de courage et de force pour supporter la perte d’un être cher, et surtout dans ces circonstances et qu’Il fasse que l’autre monde Nous soit ,à tous, meilleur.

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  • « Moussa est blessé ! » 19 octobre 2007 19:27, par kevin romain

    pouvez-vous écrre un bouquin sur elle ou tourner un film ?
    un de nos prof nous a déjà parlé d’elle. je suis étudiant à amiens. noir brésilien d’origine, j’ai fréquenté le milieu africain de france.
    kevin

    Répondre à ce message

    • « Moussa est blessé ! » 23 octobre 2007 16:42

      Bonsoir Kevin Romain
      Merci pour votre intervention,en ce qui concerne le livre,
      je suis en train de reflechir,la 1ere étape, pour moi était
      que la vérité soit connue,et je pense ,la voie est tracée.
      Pour le film il y’a également des projets en vue.
      J’espère avoir repondue a vos questions,et,merci mille fois pour votre reaction
      Hado Ramatou Diori

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      • « Moussa est blessé ! » 14 juin 2010 11:43, par Mme SALIFOU KOUBRA MAE/C/IA/NE Niamey

        Salut chère tantie SEM Ramatou DIORI, je vous souheite beaucoup du courage et dites vous bien que le Bon Dieu ne dort jamais Il voit tout et entend tout aussi, Il vous paiera et vu les circonstances dans lesquelles ces auteurs et co-auteurs quittent ce monde, on peut dire Alhamadoulillah et ce ne qu’une minime partie de ce qui les attendent. ILS PAIERONT. COURAGE ET PATIENCE

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  • « Moussa est blessé ! » 26 octobre 2007 11:41, par Adama Doukouré

    Toute ma sympathie pour vous et les vôtres ! S’en prendre à une femme d’une telle manière, relève d’une bassesse qui mérite tous les mépris. ALLAH vous vengera et ses meurtriers rôtissent certainement aux enfers.

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    • « Moussa est blessé ! » 26 octobre 2007 23:54

      Bonsoir Adama Doukouré
      Au nom de toute ma famile je vous remercie pour votre témoignage de sympathie La justice Divine est la seule qui
      ne souffre pas tergivations.
      Nous continuons de prier Dieu Tout Puissant afin Qu’IL accueille notre regrettée mère, dans les jardins de delices de son saint paradis inch Allah.
      Recevez toute notre gratitude pour votre temoignage de sympathie.
      Hado Ramatou Diori

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  • « Moussa est blessé ! » 30 octobre 2007 22:31

    La verite, enfin ! De la part d’un temoin de premier ordre.
    C’est horrible de voir des innocents mourir devant vos yeux, mais quand c’est votre propre maman, je ne peux meme pas imaginer le niveau de la douleur. J’avais des larmes aux yeux en lisant ce temoignage sur une periode critique de l’histoire du Niger.
    Merci de nous permettre de confirmer ce que nous soupconnions tous. Merci pour votre courage de revivre cette triste nuit pour nous eclairer, et retablir la verite. je sais que c’est toujours difficile pour vous
    Aboubacar

    Répondre à ce message

    • « Moussa est blessé ! » 30 octobre 2007 22:58

      Bonsoir Aboubakar
      OH OUI,c’est,toujours aussi difficile de revire cette terrible nuit.
      Mais LA VERITE se devait d’être connue,et,avec votre témoignage et tous les autres,je me devais de revivre,ce cauchemar.
      Salutations cordiales
      Hado Ramatou Diori

      Répondre à ce message

  • « Moussa est blessé ! » 18 janvier 2008 14:40

    JE ME PERMET PAR CE SITE DE DEMANDER DES NOUVELLES DE MON PETIT FRERE MONKAILA DIORI
    MERCI DE LAISSER UN MESSAGE
    SERGE

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    • « Moussa est blessé ! » 18 janvier 2008 15:06

      Bonjour Serge
      Votre frere Mounkaila,va bien,il est marié, pere de 5 enfants
      vous pouvez le joindre au numero suivant 00 227 96 97 63 30
      comme cela il vous donnera de ses nouvelles de vive voix.

      Répondre à ce message

  • « Moussa est blessé ! » 14 février 2008 15:51, par alain

    Bien qu’étant français et agé en 1974 DE 16 ans seulement je me souviens de l’assasinat de Mme DIORI car j’étais à l’époque camarade de mounkaila diori à l’école militaire d’aix en provence
    je me souviens de sa détresse quand il apprit ce qui s’était déroulé
    ce fut un traumatisme pour nous de perdre un tel ami
    il fut vite expédié par les autorités françaises au niger
    vous me dites qu’il est marié avec 5 ENFANTS
    OU vit il désormais au niger ou ailleurs ?
    ALAIN de l’école militaire d’aix en provence

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    • « Moussa est blessé ! » 17 janvier 2011 00:03, par GROS PIERRE

      alain je prends connaissance de ce message avec beaucoup de retard j’étais edn première au college militaired’aix tu m’as sans doute connu pierre gros dit winny de saint raphael mais quel est ton nom de famille j ’ai bien connu et sympathisé avec kaila à aix je le joindrau avec plaisir si tu veux me tel
      06 07 37 59 59

      Répondre à ce message

  • « Moussa est blessé ! » 16 avril 2008 20:37

    Bonjour Alain ! Mounkaïla est bien au Niger. Vous pouvez le joindre au numéro qui est déjà déposé plus haut. Il sera ravi de vous retrouver.
    Bien des choses à vous.

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  • « Moussa est blessé ! » 26 février 2009 21:42, par Philippe

    J’ai lu avec les larmes aux yeux votre temoignage.. Je suis Francais, j’avais neuf ans en 1974, et j’habitais au plateau avec mes parents depuis 1967.... mon pere etait cooperant et travaillait au ministere de la Sante donc connaissait bien votre famille et votre Papa, le President. Mes souvenirs sont un peu confus mais je me rappelle d’apres midi au palais, ou j’accompagne ma soeur qui allait jouer avec votre soeur Hadiza, les gouters que votre Maman organisait pour les enfants, copains de classe... Ma soeur etait une amies tres proche d’Hadiza. Apres le coup d’etat, accompagne d’adultes Hadiza est venu au cours La Fontaine pour dire adieu a tout ses amis.. nous avions tous connaissance du drame mais pas de la verite, et etant relativement jeune, nous avions beaucoup d’incomprehension... Apres le depart d’Hadiza, ma soeur n’a jamais su ce qu’elle, et sa famille etait devenue.. On nous disait « ils sont a Abidjan »...Personne n’osait questioner de peur de represailes. Les annees on passees, ma soeur a questione, cherche, mais sans jamais aucune reponse. Il y a encore trois semaine, ma soeur me disait, j’aimerai tellement retrouver Hadiza, on n’a aucune idee de ce qu’elle est devenue".
    Aujourd’hui, ma soeur est heureuse, par l’intermediare d’un amis dont elle a retrouve la trace, ma soeur a retrouve votre soeur Hadiza et a repris contact avec elle. 35 ans se sont ecoules, elles vont avoir beaucoup de choses a se dire.
    Merci encore d’avoir apporte la lumiere sur la verite de ce terrible et ecoeurant drame.
    Philippe

    Répondre à ce message

  • « Moussa est blessé ! » 15 avril 2009 14:04, par issaka

    Bonjour , Madame je suis Nigerien et je suis etudiant au Maroc c’est juste pour vous dire que vous êtes vraiment tres forte et qu’Allah vous benisse ainsi que toute votre Famille . Je vous presente mes condoleances les plus attristées . Issaka Souna

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  • Moussa est blessé ! 16 septembre 2009 09:51, par Richard

    Et bien, encore un fait de l’histoire de ce monde qui laisse de glace, et toute ces choses que l’on apprend beaucoup plus tard,mais ce n’est pas ça le réel problème,
    le souci, c’est tous ces individus qui effacent la vie d’innocents au non de la haine, la vengeance ou la revendication d’une autre pensée que l’opposition, en premier lieu sans siter de nom, ceux qui prônent la paix dans le monde par la guerre, la paix me semble t-il ne doit pas être un combat, elle doit être un partage d’opinions, de tolèrence et d’écoute afin de trouver le terrain d’entente sans s’obstiner à vouloir convaincre l’autre qu’il a tord,
    à chacun ses convictions, si chacun arrive à faire ce partage par ceux qui nous est commun même entre les deux ennemis les plus opposés, soit par LA VIE, il y aurait du meilleur,pourquoi vouloir éliminer l’autre quand il ne te comprend pas ? C’est dommage, il n’y a plu cet autre pour faire avancer ta Pensée, et pour avoir la foi en ce que l’on pense, il faut marcher avec celui qui pense autrement, même si c’est que 3 minutes,

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    • Moussa est blessé ! 8 novembre 2009 22:21

      Bonsoir Richard
      Merci pour votre reaction, en fait je devrais dire pour votre analyse,merci encore.
      Hado Ramatou Diori

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      • Moussa est blessé ! 17 janvier 2011 00:11, par GROS PIERRE

        JE SUIS UN AMI DE MOUKAILA DU COLLEGE MILITAIRE D 4AIX POUR SES AMIS AET C ETAIT KAILA ET NOUS L AVONS PERDU DE VUE J AI SOUVENT PENSE A LUI ET A SA DOULEUR ET CELLE DE SA FAMILLE S IL SE SOUVIENT DE MOI JE LUI TEL SI LE NUMERO EST TOUJOURS VALIDE JE SUIS SON AMI PIERRE GROS DE SAINT RAPHAEL SE SOUVIENT IL DE MOI SANS DOUTE POUR ME JOINDRE 06 07 37 59 59
        AMITIES A VOUS ET A MON FRERE ENFANT DE TROUPE PIERRE GROS DIT WINNY

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    • Moussa est blessé ! 3 juillet 2010 18:31, par B H K

      Mes remerciements d’avoir créer ce forum qui parle de ce 15 avril 1974 au Niger .
      lors de cette nuit,il y avait eu les défiles de cartouches de balles qui mettaient fin à des vies humaines (FEU MOUSSA KAO le père d’Altiné,Laya et Bafassi.Feu BADJE HAROUNA pour ne citer que cela.
      je cesse de vous remercier car elle était une nuit terrible pour beaucoup entre nous.
      j’ai encore en mémoire les paroles que tu as adressé au Capitaine Siril Gabriel ,et tu as eu raison de parler de ce coup d’état entaché de mensoges .
      je voudrais à travers cet e-mail vous apporter tout mon soutient à votre cause,j’invite aussi les Nigeriens à réaction de la sorte ,plus jamais ça longue vie à Moussa aujourd’hui papa de Nani

      HAMMBERI

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  • Moussa est blessé ! 16 avril 2010 15:25, par Bibi MAI

    Bintou MOUSSA .M . D nigérienne diaspora
    je n’ ai plus les mots qu’il faut pour qualifier un acte aussi ignoble J’ a voue être vraiment touchée par ce récit émouvant. A vrai dire tout petits on nous a rapporté que la première dame armée avait montré une résistance contre les putschistes.
    ce n ’est pas possible comme la justice nigérienne me déçoit .
    comment peut on se taire devant ce comportement irresponsable de notre armée.
    en tout cas je vous félicite vous et le reste de la famille d ’ avoir eu le courage de surmonté ce drame quand bien même c’ était très difficile...
    je vous remercie aussi d’ avoir bien voulu nous relater avec précision et cohésion les fait tels qu’ils se sont déroules au palais le 15 avril 1974.
    Vous avez tout mon soutient et je vous présente mes condoléances

    Que les âmes des victimes reposent en paix...Amen...

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    • Moussa est blessé ! 2 mai 2010 16:12, par Dja-Apharou

      Bonjour, chère Soeur BINTOU.

      Nous vous remercions infiniment pour votre réaction.
      Le temps triomphe toujours des ignobles actions et la vérité finit toujours par ressurgir.
      Dans quelles conditions ont péri les auteurs complices de cet acte ?
      Ne soyez déçue par aucune institution, aucune justice humaines.
      Plutôt, fondez votre espoir sur la Justice d’ALLAH ; Celle qui demeure sans appel.
      Grand merci et , au revoir.

      PS : Un site renfermant des documents sur l’Hisoire récente du Niger est en construction. Nous vous saurions gré de jeter un coup d’oeil : www.fonds-baulin.org

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  • Moussa est blessé ! 20 décembre 2010 18:22, par MONTREDON Joëlle

    J’adresse à toute la famille Diori mes voeux les plus sincères, que la vérité éclate au grand jour, et vous transmette à tous une profonde paix intérieure. J’ai une pensée toute particulière pour Moumouni que j’ai personnellement connu à l’université de Brigport aux Etats-unis.Nous étions voisins de pallier, et j’ai été celle à qui l’on à confié ce jeune homme mon rôle étant, comme celà se passait pour tous les nouveaux, de lui permettre de trouver ses repères le plus rapidement possible sur ce cite immense qu’était notre université.Moumouni me facinait.C’était un garçon seul, discret, et triste, mais quand nous éhangions je ne pouvais qu’apprécier son savoir et son intelligence. Je m’appliquais comme je le pouvais à essayer de le distraire tout à la fois en respectant son besoin d’isolement. Après quelques mois, ne sachant pas qui il était vraiment, et suite à une question tout simplement posée à savoir : « Moumouni qui est cette femme magnifique sur la photo de ton bureau ? » Avec une tendresse que je ne lui avais jamais décelé jusqu’alors il me répondit :« c’est ma mère »
    à cela suivirent quelques autres questions, peut être un peut trop indiscrètes,pour qu’il se dévoila juste assez, et que je sâche ce qu’il m’autorisait à savoir. Je l’ai écouté, stupéfaite, et sans rien dire, j’ai retrouvé ma chambre, je me suis mise à pleurer sur le sort de cette famille. Mon respect et mon amitié pour Moumouni sont restés intactes même si nous nous sommes perdu de vu depuis déjà prèsque 30ans.
    Joëlle

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    • Moussa est blessé ! 21 décembre 2010 11:11, par Dja Aphar Issa Ibrahim

      Bonjour Joëlle.
      Nous sommes très touchés par votre marque de sympathie ; et d’ores et déjà, nous vous proposons d’être des nôtres.
      Votre frère Moumouni va très bien. Il travaille dans un projet de développement au Niger. Il est père de famille.
      Je vous le confie très bas : depuis la parution de ce témoignage de sa soeur, il s’est mis à parler de cette nuit de meurtres. Pour mettre fin aux mensonges des putschistes militaires, il a beaucoup écrit dans la presse locale et donné des interviews sur les ondes ; dont une consacrée à RFI (Radio France Internationale). D’ailleurs, je peux vous faire parvenir une copie de cette dernière.
      Dès aujourd’hui, je l’inciterai à aller sur le site pour lire votre message.
      Si vous avez besoin de son mail et de son numéro de téléphone, faites le savoir au : djaaphar [chez] gmail.com
      Je vous remercie infiniment et vous salue très cordialement.

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