Niger, 1974 : ce qui n’a pas été dit
Digne et fière jusqu’au dernier souffle.
Il s'avérerait très injuste de commencer ce texte par "Il était une fois, une dame peuhl", car Hadjia Aïssa Diori était une réalité. Restant unique en son genre, elle ne nous laissera jamais l'occasion de faire coïncider sa vie à un conte de fée, ni sa mort à une tragédie. La petite fille naquit dans une quelconque région d'un des plus pauvres territoires coloniaux français. Toutes les conditions menant à (...)
Niger, 1974 : ce qui n’a pas été dit
L’assassinat de la Présidente : première partie
Quinze avril 1974, quinze avril 2007 : trente-trois ans déjà ! La douleur est toujours aussi forte. J'éprouve la même peine à revenir sur les atroces évènements qui nous ont marqués à jamais, mes frères, ma sœur, et le reste de notre grande famille.
D'aucuns diront pourquoi maintenant ? Je répondrai simplement que le temps atténue les blessures, mais ne change rien au terrible souvenir qui m'assaille (...)
Niger, 1974 : ce qui n’a pas été dit
L’assassinat de la Présidente : deuxième partie
Je vis Moussa porté par deux militaires, il était pâle, très pâle, très affaibli. J’étais atterrée, consternée, mais j’ai demandé aux deux militaires où ils l’emmenaient ; ils daignèrent me répondre en précisant qu’ils le transportaient à l’hôpital. J’ai voulu les suivre, j’ai, bien entendu, reçu une réponse négative.
Dans le petit salon gisaient les corps de nos deux cousins morts. Les militaires nous firent (...)
À lire dans "Marseille est ailleurs !"