Cet article porte sur les handicapés physiques, hémiplégiques ou tétraplégiques, dont la tête fonctionne normalement, mais dont la moitié ou la totalité du corps ne répond plus. Si la souffrance physique peut être pansée, la souffrance sociale, elle, reste à penser...
L’analyse goffmanienne (1975) de ce "stigmate", que laisse la maladie ou un accident, montre en quoi cette "différence avec la normalité subjective" de la société assigne, ou plutôt réduit, les personnes handicapées à un statut à part. Il s’avère que le pouvoir des normes sociales est décisif dans le façonnage des corps, ce corps qui “n’est pas une donnée de nature, mais bien une construction modelée par (...)
Tiraillée entre la violence de son mari et le handicap de son fils, à l'heure où d'autres s'émerveillent devant les exploits de leurs enfants, Farida pleure de joie quand son fils lui dit : "À boire !"
Koinai : Depuis quand votre fils est-il handicapé ? Depuis la naissance. Il est né avec une hémorragie cérébrale. On ne me l’a pas annoncé à la naissance, ni même enceinte, alors que j’ai eu une hémorragie parce que j’étais battue par mon ex-mari... Il y avait des tas de questions qui me harcelaient. Pendant longtemps je me suis culpabilisée parce que j’avais peur d’un divorce, je me demandais ce qui se (...)
Constance est devenue Infirme Moteur Cérébral (IMC) suite à sa prématurité. En effet, sa maman n'a pu mener sa grossesse jusqu'à son terme, et Constance a vu le jour deux mois et demi trop tôt. Elle en a gardé de lourdes séquelles et mène son propre combat pour essayer de vivre son quotidien en diversifiant ses activités. Sa force de caractère lui permet de prendre des initiatives et de se mettre au service des résidents. À 24 ans, elle sait que beaucoup de travail reste encore à faire pour que son message soit entendu : rompre les barrières entre valides et handicapés...
Koinai : Exercez-vous une activité ? Oui, dans l’institution, je fais de la peinture sur soie et de l’informatique. Je pratique aussi du yoga, mais à l’extérieur du centre, et c’est mon seul loisir. J’ai été déléguée au sein de l’institution, qui a pour but de faire remonter ce qui va et ce qui ne va pas. On a une réunion une fois par mois avec le directeur, et on discute de tous les problèmes. Le compte (...)
Aujourd'hui, Jeanine est à la retraite et elle travaille dans une association. Auparavant, elle travaillait au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), dans le laboratoire de mathématiques du campus de Luminy.
Koinai : Que vous apporte votre travail actuel ? Cela me permet de connaître un milieu différent de celui que je fréquentais. J’y trouve des gens fabuleux qui n’ont pas toujours une vie facile et qui se donnent beaucoup de mal pour améliorer leur vie intellectuelle. C’est bien et ça m’apporte énormément. K : La femme a-t-elle évolué ? Il y a déjà une grande différence entre ce qu’était ma (...)
« Mon prénom c'est Ali, et mon nom de famille c'est Adonassan. L'âge, j'ai quarante et un. Depuis quand que je travaille ici ? _Ça fait dix-huit ans que je travaille là. On vend à peu près tout sur l'alimentation : un peu sur le thé, les encens, de l'alimentation, que ce soit les fruits secs, que ce soit les légumes secs. » À l'Univers Alimentaire, rue d’Aubagne, petits sourires et petits conseils du vendeur.
Koinai : La plupart des produits que vous vendez sont orientaux ? En majorité, les épices viennent un peu de l’Inde, de La Réunion, un peu des Comores, les pâtes viennent un peu de partout, les thés viennent un peu de Ceylan et de l’Inde, les encens viennent un peu de Chine, les noix, les amandes, les pistaches viennent d’Iran, viennent de Californie les légumes secs. En fait, il y a beaucoup de (...)