Patrice Guadagnin, 53 ans, est directeur de Pôle France, l’institution nautique installée à l’anse de la Pointe Rouge et rattachée à la Fédération française de Voile : « Nos objectifs, c'est de préparer des coureurs à être les plus performants possibles pour les compétitions internationales et en dernier ressort, pour qu'ils soient sélectionnés aux Jeux. » Toujours plus vite sur la vague, poussé par le vent.
Koinai : Depuis quand Pôle France est-elle établie ici ? Alors, il y avait déjà une activité avec la DIT qui était ici bien avant, mais c’est une structure supplémentaire qui a été rajoutée par la Fédération à partir de 92, quand on commence à créer des centres de haut niveau. En France, ils en ont mis un, en gros, par façade : un à la Rochelle, un à Marseille, un sur La Manche. K : Qu’est-ce qui vous a (...)
Comment inculquer aux enfants le respect de l'environnement et les gestes liés au recyclage des déchets ? La question est posée à Alain Rochette, 53 ans, directeur de l'école maternelle qui accueille, rue Consolat, 162 enfants âgés de 3 à 5 ans : « Le tri ? _Ben, on en parle ; c'est le projet de l'école, donc on en parle avec les parents, même si des parents trouvent ça un peu... un peu ridicule. Mais ça fait rien, on continue quand même ! »
Koinai : Sensibilisez-vous les élèves aux questions environnementales, au recyclage des déchets notamment ? Nous, effectivement, on a choisi de travailler sur le respect de l’environnement, notamment à travers du tri ; c’est-à-dire qu’à l’école, on trie notre papier, tous les enfants sont habitués, on essaie de leur apprendre : dans chaque classe, il y a une poubelle bleue dans laquelle on met les (...)
La recette du guláš (ndlr : le fameux goulash !), c'est Jean Brun, 35 ans, qui la propose car comme son patronyme ne l'atteste pas, il est né en République Tchèque, d'un père français et d'une mère tchèque : « Dans l'enfance ? On mangeait tchèque. Je me rappelle pas beaucoup, mais on mangeait tchèque... » Aujourd'hui professeur d'anglais dans un collège, il vit à Marseille depuis un an et demi et révèle aux papilles curieuses une cuisine peu connue dans l'Hexagone, agrémentée d'une pointe de questionnement. Sans oublier… santé !
Koinai : Comment décrirais-tu la cuisine tchèque ? C’est de la bonne cuisine qui est faite... je pense plutôt pour des travailleurs (rire). Ça veut dire qu’elle est assez riche, assez... oui, pour un Français, elle peut paraître lourde. Souvent c’est de la viande avec des sauces, ou y’a des sortes de tranches de baguette avec dessus plein de petites choses comme du jambon, des cornichons, de la salade (...)
Originaire de Tananarive, où une kyrielle d’épices colore et parfume les étals des marchés, Ramasy Vololona, 50 ans, établie à Marseille depuis dix ans, nous offre ses recettes _« très simples »_ de plats traditionnels malgaches _« très très succulents »_, accompagnés des significations et croyances qui y sont rattachées. Saveurs et bienfaits, souvenirs et partage d’une identité culturelle, pour retrouver le goût _« presque le même... »_ réhaussé par « le petit truc qu’on se transmet ». Servi à l’heure !
Koinai : Comment avez-vous appris cuisiner ? J’ai appris à faire la cuisine dans le tas, en regardant ma mère cuisiner des repas quand j’étais en vacances et plus tard, à perfectionner en achetant des livres de cuisine, ou en me documentant sur des magasines malgaches ; c’est surtout les quotidiens d’actualité qui inséraient dans la rubrique loisir des recettes de cuisine. K : Quels sont les plats (...)
Natif et résident de l'Estaque, Laurent Damonte, né en 1926, est un ancien de la marine marchande. Il visionne ici, pour la première fois, un film tourné par son beau-père. Son témoignage en regard des images est l'un de ceux qui ont donné le jour à "Chronique urbaine", réalisé par Claude Bossion, fruit d’un tête à tête entre les habitants du secteur Nord-Littoral et leurs propres mémoires. Tourne la pellicule, voguent les souvenirs…
Ah ! ben ça, c’est mon tout petit neveu Gérard qu’on amène à l’école, dans la rue Magali… Oh là là ! pensez, il a quand même quarante ans ce petit ! Voilà, ça c’est la fin, voilà ma belle-mère qui récupère un énergumène. Assez formidable de voir ça, parce qu’elle est morte en fin d’année. Voilà, là y’a Gérard et… maintenant lui je me rappelle même plus comme y s’appelle, euh… c’est aussi un neveu, quoi. Là je suis (...)