Il y a ceux dont on ne pourrait se passer pour leur sonorité ou leur parfum, car ils évoquent tout un univers. Et il y a celui qui nous est particulièrement cher, " doux à l'oreille, que l'on a constamment sur le bout de la langue ou qui nous colle à la peau. " Celui qu'on a peut-être vu se balancer sur la feuille d'un arbre en papier, pour le plaisir de passants invités à partager l'émoi qu'il provoque en nous.
La Faites a été l’occasion d’une mise en garde contre la possible disparition de certains mots que l’on ne pourrait alors racheter qu’à l’aide de virgules dans une Vente aux enchères : des mots, retirés du vocabulaire par un gouvernement dans les années 2075, pour lesquels il nous aurait fallu être plus vigilants afin qu’ils demeurent dans la langue. Ainsi fut-il pour : " rêver ", " non ", "bleu ciel ", " (...)
Philippe Che, enseignant universitaire et traducteur de langue chinoise, a rencontré le public de La Faites des Mots à travers le débat " Des mots d'une langue à l'autre " et la dédicace de La voie des divins immortels, Etude du Baopuzi neipian de Ge Hong, l'une de ses publications : " Je suis venu avec grand plaisir parce que j'aime beaucoup ce genre de manifestation, ce sont toujours des rencontres intéressantes. " Entre découverte et sagesse, la parole est d'argent…
Je vous avouerai que ce qui m’a beaucoup motivé aussi, c’est la présence d’Henriette Walter : j’avais lu un de ses ouvrages il y a pas mal d’années, et savoir que j’allais pouvoir l’entendre et la rencontrer m’a beaucoup motivé à venir à Marseille. Koinai : Quelle est la grande différence entre le français et le chinois ? Il n’y a que des différences ! Enfin, j’exagère un peu mais, sauf quelques très rares (...)
D’une rencontre avec un auteur à une animation, d’un débat sur le langage à une exposition, d’une lecture à une écriture, le public de la Faites des Mots se prend au jeu et nous offre son florilège. Entre récréation et réflexion, partage et expression, plaisir et découverte, il est venu…
Michèle, 41 ans : … par curiosité, voilà. Ça a l’air si diversifié, enfin, des débats pour les plus grands, des activités pour les enfants et on peut vraiment venir en famille, ça c’est bien, voilà… C’est ludique, agréable, bon enfant. Mon mot préféré ? _" Sérénité ". C’est le mot du moment mais, justement je veux en avoir suffisamment. Oui, c’est le moment comme ça… on peut se promener seule, les amies sont (...)
Invitée à La Faites des Mots, Laurence Laporte, directrice éditoriale, rédactrice, et co-auteur de dictionnaires pour enfants aux éditions Le Robert, s’est prêtée au débat « Des mots des petits aux mots des grands » : « C'est la faute à Voltaire nous a contactés au service du livre et ils nous ont tout de suite donné l'envie de venir. » D'une définition à l'autre, formule et promenade par mots et merveilles.
Koinai : Un dictionnaire peut-il susciter le plaisir des mots ? Oui, bien sûr. Alors là, s’il y a un livre qui peut susciter le plaisir des mots, c’est bien celui-là ! Et effectivement, quand j’étais petite, j’aimais beaucoup me promener dans le dictionnaire : partir d’un mot que je connaissais qui me renvoyait à un autre, qui me renvoyait à un autre et faire ainsi une promenade, puis finalement _ (...)
Le romancier algérien Yasmina Khadra est venu évoquer son dernier livre, Les Sirènes de Bagdad, aux rencontres littéraires de La Faites des Mots : « Ce qui m'intéresse, c'est que les gens s'intéressent à ce qui se passe, pas à moi. Moi je ne suis rien du tout. J'ai écrit : « Nous ne sommes que des fantômes en avance sur notre heure. » Mais y faut que les gens s'intéressent à ce qui peut faire l'univers, le monde de leurs propres enfants. » Mots d'auteur.
Koinai : Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir écrivain ? Ce qui a poussé Victor Hugo, Albert Camus et Philippe Sollers. C’est dans la vocation de ces gens-là que je me suis retrouvé. K : Pourquoi avez-vous choisi un pseudonyme féminin ? Pour me faire belle parmi les femmes. K : Écrire en français influe-t-il sur votre style ? Pas du tout. J’aime chaque langue, je m’y reconnais et elle, elle me (...)