L’enfance de l’art
Du goût de leur enfance à leurs amours de chocolat
Sur une étagère de la boutique La Chocolatière du Panier, dans la rue homonyme, une discrète boîte en métal évoque le souvenir de cet arrière-grand-père qui y faisait fondre le chocolat pour Noël et Pâques : « Mon grand-père le fabriquait pour nous, par souci d'économie. C'est son père qui lui avait appris. » À 40 ans, Michèle Le Ray, aujourd'hui 64 ans, a relancé un savoir-faire issu d’une longue tradition familiale et l’a transmis à Marine, 23 ans. Métier de mère en fille, depuis trois générations : palette de saveurs d'un artisanat gourmand.
L’enfance de l’art
« C'est fou, parce que quand on regarde un miroir, on se dit : "Mais… qui l’a touché ? Qui s'est regardé dedans ? Qu'est-ce qu'il a vécu ?…" Et j'ai choisi ce métier complètement par hasard, mais j'aimais beaucoup les antiquités et les choses anciennes, donc en fait ça m'a… ça m'a un petit peu développé cette voie. » Bénédicte Streit, 36 ans, doreuse sur bois à l'atelier "Il Dito Magico" de la rue Consolat.
L’enfance de l’art
Elle fait des créations, des jupes et des jupons
« Un souvenir lointain lié à mon activité ? De la petite enfance ? Ah ! Ben oui : cinq ans, six ans… des fleurs au crochet, voilà. J'ai appris avec ma grand-mère. Mes grand-mères cousaient, l'une brodait et l'autre - celle qui m'a élevée et appris une philosophie de vie - m'a apporté le goût du tissu, du toucher, de la couture, concrètement parlant. » Marie-Laure, 47 ans, créateur styliste rue des Loisirs.
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