Histoire d’un charpentier de marine du Port Autonome.
Après dix ans de travail du bois en menuiserie, Olivier Auplat eut envie de changer d’air, de voyager... Au coucher du soleil, dans un fjord norvégien, un bateau tout en bois massif posé sur le rivage eut sur lui l’effet d’une illumination. « Mais comment arrive-t-on à faire des formes comme ça avec du bois ? » se demanda-t-il. En guise de réponse, il devient charpentier de marine... C’est depuis le Port Autonome de Marseille où il a installé son entreprise, Marenostra, au beau milieu des bois de teck et autres pins d’Orégon qu’il nous conte son aventure.
Marchande de marée
En sa dix-huitième année, sitôt après avoir rencontré son mari, patron pêcheur de père en fils, Dominique Esposito, 50 ans, a arrêté ses études et s’est mise à son étal aux couleurs vives et aux reflets moirés, sur le Vieux-Port de Marseille : « Ah oui ! Y’a une ambiance particulière, sur le port. Bè, c’est lié à l’esprit du marché, à la tradition surtout aussi : les gens aiment bien la tradition de la vente du poisson. C’est un peu spécial, ça se passe qu’ici, quoi. » Au rythme du cri des mouettes, du chant des mâts et du bruit des chalands, la voix de la poissonnière.
Photos : Souleiman Saïdi. Montage : Christian Coursaget
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