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La revue du témoignage urbain

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Nostalgie

Vingt-deux articles. dans cette rubrique.

J’ai pas de maladie de Peter Pan !

 

C’est la plus vieille boutique de mangas et de jeux vidéos de Marseille. On la trouve rue Estelle... Peu de temps après le festival Geek & Music à la Friche, on avait envie de cueillir les mots du gérant, Van, sur un sujet qui intéresse de plus en plus de gens. Qui n’a jamais entendu parler de Dragon Ball ou de Naruto ? Qui n’a jamais eu de console de jeux vidéos ? Geeks, otakus ou total noobz, jetez donc un œil aux contes d’Ayato...

K : Bonjour, est-ce que vous pouvez vous présenter, quelle est votre activité ? Mon nom, c’est Van. Mon âge, c’est 40 ans. J’ai un magasin de jeux vidéos et produits dérivés de jeux vidéos et mangas. K - On dit que vous êtes le plus vieux magasin de vidéos et de mangas de Marseille... C’est vrai ? Normalement, oui. Ça fait un peu plus de 15 ans déjà. Peut-être même 17. K : Comment vous est venue l’idée (...)

Comment tu fais la sauce ?

Cuisine afghane

 

Depuis décembre 2006, Myriam Ebadi, 45 ans, fait découvrir aux Marseillais la cuisine de ses racines "Chez Romain et Marion", boulevard de la Libération : « À Kaboul, surtout la femme qui travaillait chez nous, le matin elle faisait le pain, parce qu’on avait un four et surtout l’hiver, quand elle faisait le feu, on le voyait de loin parce qu’il était au fond du jardin et on se levait, on mettait un pull et on allait en courant manger le pain chaud. Ça, c’est un truc que j’oublierai jamais. » Saveurs originelles et valeurs culturelles.

Koinai : Comment avez-vous appris à cuisiner ? Quand on est arrivés en France, on était obligés de cuisiner. J’avais 19, 20 ans. J’aimais pas du tout cuisiner, avant, j’avais même horreur de ça. Mes sœurs, elles allaient tout le temps en cuisine, et la dame qui travaillait chez nous, elles lui disaient : "Opa, comment tu fais le riz ? Comment tu fais la sauce ?" Moi, ça m’intéressait pas. Quand je me (...)

Forcé de partir

Migrant chilien

 

« Eh, j’ai quitté l’année 1974 et la cause c’était un exil politique… Mais, j’ai quitté en tant que touriste, j’ai dit que j’ai parti au Brésil et m’ont dit : "Pourquoi vous prenez un passeport ?", et je dis : "Parce que je reviens en bateau" ; parce que normalement pour aller au Brésil, je n’avais pas besoin de un passeport, je pouvais aller avec ma carte d’identité, mais si je revenais par bateau, "jé" avais besoin de mon passeport, voilà, ah oui ! J’avais 14 ans. » Eduardo Delard, 47 ans, franco-chilien.

Koinai : Avez-vous vécu dans d’autres pays que la France ? Oui, j’ai vécu dans plusieurs pays : j’ai vécu en Argentine, j’ai vécu en Algérie, j’ai vécu en Belgique et en Uruguay. K : Quel pays avez-vous le plus aimé ? Je crois que c’est… oui, c’est l’Algérie, oui, parce que j’ai vécu très longtemps en Algérie, dix ans, et j’ai arrivé adolescent déjà, j’ai passé mon enfance - ndlr : jeune adolescence - et une (...)
  • Nostalgie

    Nostalgie

    Vingt-deux articles. dans cette rubrique.
    • « Vous auriez pas un œuf ? »

      On allait beaucoup au Palais Longchamp, bien entendu, c’était la sortie ; le samedi, quand on avait pas classe, c’était le jour des grands-parents, ils nous amenaient au jardin zoologique. Après j’y ai mené ma fille, et (...)

    • "Sur la grande jetée, y’avait les bateliers"

      Ah ! ben ça, c’est mon tout petit neveu Gérard qu’on amène à l’école, dans la rue Magali… Oh là là ! Pensez, il a quand même quarante ans, ce petit ! Voilà, ça c’est la fin, voilà ma belle-mère qui récupère un énergumène. Assez (...)

    • La qualité de vie

      Koinai : Pourquoi avez-vous choisi la France ? Parce que Madagascar est une ancienne colonie française, donc on parle déjà le français, et comme moi j’ai aussi vécu pendant la période coloniale, donc c’était plus (...)

    • Faire de la musique ailleurs

      Koinai : Quelles motivations vous ont poussé à quitter votre pays ? Aucune. K : Comment ça, aucune ? Hem… faire de la musique ailleurs. K : Comment avez-vous planifié votre départ ? Je suis parti pour venir donner (...)

    • Pour rester avec elle

      Koinai : Pourquoi avez-vous choisi la France ? Je ne sais pas. C’est ma sœur - elle a cinq ans de plus que moi - qui m’a fait venir pour la rejoindre, pour rester avec elle. Je suis venue à Marseille, parce que ma (...)

    • Pour apprendre l’allemand

      Koinai : Qu’est-ce qui vous amène en France ? J’ai voyagé beaucoup depuis que je suis partie de la Pologne ; comme j’habitais à Zurich avec cette famille qui était quand même aisée, j’avais beaucoup de chance, on partait (...)

    • Obligée de venir

      La situation économique en Équateur n’est pas bonne, y’a beaucoup de pauvreté, on va dire. Ma mère se disait : "Peut-être que je vais jamais m’en sortir." Une tante à moi - une sœur à ma mère - l’a aidée et c’est comme ça (...)

    • Pour travailler dans le métier à nous

      Mon père, il était mort, déjà, il est mort jeune, il est mort à travailler comme un fada pour nous nourrir à tous. Et pourtant il avait un bel métier aussi. Il était ébéniste, il faisait - comment il s’appelle... - les trucs (...)

    • Wattman

      Koinai : Quel est votre itinéraire professionnel ? Je suis rentré le 20 février 68 à la RATVM, la "Régie Autonome des Transports de la Ville de Marseille", au dépôt Saint-Pierre, à l’âge de vingt ans et demi, en qualité (...)

    • L’exil en héritage

      Interview de Rosa et Berdj réalisée le 10/05/2005 Koinai : Qu’est-ce qui amène un être humain à quitter sa terre natale ? Rosa : La force, il n’y a que ça. Etre chassé. Quand on vient vous dire : "Partez de cette maison (...)

    • La navette erevano-marseillaise

      Nouné est née en 1963 à Erévan. Elle a quitté définitivement son pays en 1994. Accompagnée de son mari, lui aussi arménien, et de son fils alors à peine âgé d’un mois, elle s’est tournée, comme l’avaient fait ses grands-parents (...)

    • Les gens rentrent avec les chaussures et tout...

      Koinai : La rue de la République, vous la connaissez ? Je suis née rue Sainte Barbe, il y a cinquante et un ans. J’ai grandi dans le quartier. J’habite juste derrière, à la rue Colbert. Je suis fidèle en tout, moi. (...)

    • Les horodateurs, ils commencent à être payants.

      Koinai : Quel est votre moyen de transport ? - La voiture. Uniquement la voiture, et mes deux jambes aussi, oui, ça m’arrive. K : Que pensez-vous du tramway ? - Apparemment, il y a un petit souci, si j’ai bien (...)

    • En 1925, le 41

      On achetait Le Petit Marseillais. Il y avait aussi Le Provençal. J’étais jeune, je lisais, bien sûr, mais les journaux m’intéressaient moins. Le soir, il y avait un autre journal : Le Radical. Mon père le prenait. C’était (...)

    • Une liberté au-delà des frontières

      Koinai : Viviez-vous en ville ou dans un village, avant de venir en France ? J’ai vécu à Split, une ville au bord de la mer Méditerranée. L’atmosphère dans laquelle je vivais, je l’ai un peu retrouvée ici, à Marseille. (...)

    • Haute fidélité

      Koinai : Que représente la femme pour vous ? Depuis la nuit des temps, ça a toujours été, dans un sens, l’esclave de l’homme. On donne beaucoup, pour peu de récompense. Il faut travailler, il faut assumer le dedans, le (...)

    • Le marché des Capucins

      Approche historique C’est au chevalier De Noailles, qui occupait un superbe hôtel dont il reste aujourd’hui un balcon en fer forgé et une fontaine en forme de vasque visibles dans la cour de l’immeuble situé au n°13 du (...)

    • Le retour en grâce du savon de Marseille

      "Mon mari pensait déjà à l’export. Moi, je trouvais cette idée idiote, lance Laurence Brunat tout sourire. Avec un père et un grand-père qui étaient du sérail, son conjoint Serge Brunat sortait d’un moule à savon. Lui-même (...)

    • Métiers traditionnels, produits symboles et industries historiques

      À la veille de la Seconde Révolution Industrielle, Napoléon III comprend l’importance de développer la cité phocéenne, dont la position face à un continent que l’on a commencé à coloniser est stratégique. En témoigne (...)

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La revue est déclarée sous le numéro ISSN 1778-3844 à la Bibliothèque Nationale.

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