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Témoignage urbain

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Témoignage urbain

Lodi

Cent soixante-deux articles. dans cette rubrique.

Pélérinage au sanctuaire des navettes

Au commencement était une barque...

 

Nicolas Imbert est un homme heureux, chaque jour une flottille de navettes sort de son four pour le plus grand bonheur de ses clients. La plus vieille boulangerie de Marseille dont il est responsable, fête cette année son deux cent trentième anniversaire. C’est en ce lieu que sont fabriquées dans le secret les fameuses navettes de St-Victor. Portrait-interview d’un homme qui conjugue son métier avec la passion d’un savoir-faire inscrite dans la lignée de ceux qui l’ont précédé.

Koinai. - Pouvez-vous commencer par vous présenter ? Nicolas Imbert. - Je suis Nicolas Imbert, patron du four des navettes qui est la plus vieille boulangerie de Marseille, et qui fait notre grande spécialité que sont les navettes. K. - Vous êtes donc indissociable de St-Victor... ? N I. - On n’est pas frères ni sœurs, mais alors vraiment on a une histoire commune, puisque la grande tradition (...)

Arènes ou l’art de la concertation

 

Au coeur des quartiers nord, un parc, « la Colline », délaissé. Une volonté, celle des habitants et des associations locales de se le réapproprier. Diagnostic partagé, tchatchades, cartographies participatives, ateliers citoyens, un processus de concertation est lancé. C’est l’association Arènes dont la géographe Karine Besse se fait ici le porte-parole, qui mène le projet « Vivre ensemble la Colline », pour un parc réhabilité, au goût des riverains.

Koinai - Pouvez-vous nous présenter Arènes ? Karine Besse - Arènes est une structure dont l’objet social est de faire avancer et de développer la démocratie locale, et de mettre en oeuvre, d’évaluer, d’élaborer des processus de concertation, avec et en appui à différents acteurs. Ces acteurs-là, peuvent être très variés, ça peut être des institutions, des communes, des communautés de communes, des pays. (...)

La peinture de Boggero, mémoire de la construction navale

 

A l’occasion de son exposition à la Galerie Andiamo, nous avons interviewé le peintre Alain Boggero. Si son travail nous rappelle l’expressionnisme allemand, ses couleurs sont bien celles de la Méditerranée, qu’il a choisies pour exprimer son refus de la disparition d’un monde, le sien, celui de la construction navale. Boggero peint les hommes qui ont autant façonné l’histoire des chantiers navals que la coque de leurs navires. Ceux-là même que la dé-industrialisation voulait rayer de la carte ressuscitent sur ses toiles. Ceux qui ne devraient plus être que des fantômes, sous son pinceau, revivent. Peintre du refus, Boggero poursuit l’oeuvre de la navale, la transmet et ainsi l’immortalise.

Koïnaï - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Alain Boggero - Je m’appelle Alain Boggero. Je suis né à La Seyne-sur-Mer, à côté de Toulon. Ça fait douze ans que je suis à Marseille. Mon atelier se trouve au 118 rue Dragon. Je suis juste en bas de l’ancien funiculaire pour aller à la Bonne Mère. Ils l’ont détruit, c’est dramatique ça. Ça aurait été formidable si on avait gardé ce truc. J’ai eu soixante (...)
  • Lodi

    Lodi

    Cent soixante-deux articles. dans cette rubrique.
    • Les épiceries de quartier : S’adapter ou disparaître.

      Koinaï - Pourriez vous commencer par vous présenter ? Belladj Blida - Belladj Blida, j’ai l’épicerie depuis que j’ai fait l’ouverture en décembre 91. K. - C’est vous qui l’avez créé ? B.B. - Non, c’était déjà un magasin (...)

    • Une maternelle à la recherche de son jardin

      Koinai. - Pour commencer, est-ce que vous voulez bien vous présenter ? Nathalie Lamoureux. - Je suis madame Lamoureux Nathalie, je suis la directrice de l’école maternelle de la Viste depuis 2005, j’ai la classe à (...)

    • La grande histoire des petits jardins

      Koinai - Est-ce que vous voulez bien vous présenter ? Azouz Chinoune - Moi c’est simple, je suis monsieur Azouz Chinoune, actuellement je suis président de l’association pour la défense des locataires, habitant du 38 La (...)

    • Les oubliés de l’histoire

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter et nous parler votre activité ? Jean-Luc Mingalon - Des activités, j’en ai deux. J’ai, d’un côté le groupe sportif Consolat, qui s’occupe de toute la partie football, sportive du (...)

    • La cité Saint-Louis, un îlot dans le quinzième

      L’AMICALE ET LE VOISINAGE Jacky - On s’occupe de l’Amicale des locataires de la Cité Saint-Louis. Maryse - On s’occupe des maisons ! On s’occupe des travaux à faire auprès du bailleur. Jacky - Voilà. C’est une amicale, (...)

    • « L’unité c’est primordial »

      K. - Pour commencer, est-ce que vous pouvez vous présenter ? Jérémie N’tsaï - Oui, Jérémie N’tsaï , je suis le directeur de l’école La Viste Bousquet depuis septembre 2010. J’ai demandé à être dans cette école et je suis très (...)

    • « Mieux vivre à la Viste »

      Koinai – Est-ce que vous pouvez vous présenter ? Jean-Luc Coudène - Moi, c’est Monsieur Coudène, président de l’association « Mieux vivre à La Viste », et je suis chef de chantier dans une entreprise de travaux publics, (...)

    • Les tribulations d’un rapatrié à La Viste

      Koinai - Pouvez-vous commencer par vous présenter ? Germain Benisti - Je suis monsieur Germain Benisti, je suis né en Algérie le 9 mars 1936. Mon père étant décédé pendant la guerre en Tunisie, nous sommes venus à (...)

    • Un proviseur aux avant-postes

      Koinai. - Pouvez-vous vous présenter, ainsi que votre mission ? Olivier Briard - Olivier Briard, proviseur du lycée Saint-Exupéry depuis peu, et également président du GRETA, de la formation continue du GRETA Marseille (...)

    • Survivre avec une épicerie de quartier

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Houcine Khatem - Je m’appelle Khatem Houcine, je suis commerçant de quartier, j’ai une épicerie, depuis trois ans. Et j’habite juste au dessus du magasin, depuis un an. K. - (...)

    • Une envie de changement

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Karim Mahi - Je m’appelle Karim Mahi, j’habite au quartier depuis vingt ans. Je suis éducateur au groupe sportif Consolat, je m’occupe des petits de treize, quatorze ans et je suis (...)

    • Côté Centre Culturel, on fait avec ce qu’on a !

      K. - Pouvez-vous vous présenter ? A A. - Moi, c’est Aklé Azegah. Je suis animateur sur le centre culturel. Nous dépendons de la mairie de secteur des XVIe et XVIe arrondissements, donc notre salle est pour tous les (...)

    • Un gardien, SVP !

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Juliette Roux - Je fais partie de l’association de défense des locataires, la CNL. Je suis Mourepiane 1, les maisons en pierre de la SNCF, parce que la présidente, Mme (...)

    • A l’école, RAS

      Koinai - Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter ? Emmanuel Suzanna - Emmanuel Suzanna, je suis directeur de l’école Saint-Louis Consolat Elémentaire, depuis six ans. K. - Habitez-vous le quartier ? E S. - Non, non. (...)

    • La Tisane Rit !

      Koinai - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Mathilde - Mathilde, j’habite le quartier. Je suis mère de famille, et je suis, depuis des années, passionnée par les plantes, la santé, la nature et la sensibilisation (...)

    • A la courbure d’un bordé

      Koïnaï - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Marenostra - Eh bien, je m’appelle Olivier Auplat, j’ai quarante-huit ans, je suis menuisier et charpentier de marine. K. - Faites-vous cela depuis longtemps ? M. - (...)

    • Le Bazar du petit bonheur

      Koinai - Pourriez vous commencer par vous présenter ? Margaux - Je m’appelle Margaux, je suis fondatrice d’une association dans le 4ème arrondissement aux Cinq-Avenues et j’habite Marseille, depuis vingt-cinq ans. J’ai (...)

    • Une main divine sur le magasin

      Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Yves Khemis - Alors, oui. Je m’appelle monsieur Khemis Yves, père de famille de six enfants et installé à Marseille depuis le 1er janvier 1963. J’ai 72 ans et quand je suis arrivé, (...)

    • Du raffinement dans le raffinage

      Koinai : Ma question concerne le raffinage du sucre. Quelle différence il y a, entre le sucre blanc et le roux ? Alors, je vous dirais que le sucre roux est naturel, diététique, pas transformé. Seulement, le sucre qui (...)

    • Interpellation

      Ndlr : l’auteur de cet écrit est chilien ; c’est pourquoi, tel l’accent dans l’expression orale, les erreurs de langage ne nuisant pas à la compréhension du texte sont laissées volontairement. Le lecteur appréciera… Ce qui (...)

    • Kaléidoscopie des Cités d’Or

      Koinai : Dis-moi où tu es né ? Je suis né à Bogotá, en Colombie, année 78, voilà, je suis né le 7 juillet. K : Tu es resté longtemps là-bas ? Non, en fait j’ai pas mal bougé depuis que je suis petit. A l’âge d’un an, j’ai (...)

    • Ceux qui murmuraient à l’oreille des Vespa

      K : Présentez-vous, pour commencer, tous les deux. Germain Hild. - Je m’appelle Germain, ça fait trois ans que je suis dans la mécanique, en particulier basée sur les Vespas : l’ancienne mécanique, quoi. A force de (...)

    • Bijoux Carmins

      K : Une petite présentation, pour commencer ? Alors voilà, c’est la boucherie Baldacchino Michel, 107 avenue des Chartreux... On est installés depuis 1959. Je suis d’origine italienne. K : De quel endroit ? Je suis né (...)

    • De l’herbe au plafond

      Koinai : À quand remonte votre plus vieux souvenir d’enfance lié à l’activité de jardinerie ? Vous pouvez nous en parler ? Greg et Mickaël : On était petits, notre mère bouturait déjà des plantes ; chez l’un ou chez (...)

    • Nourritures et aliments

      COMPLÉMENTS I - Articles complémentaires Manger n’a rien de banal : il s’agit d’incorporer en soi un élément étranger. Or le mangeur, en définitive, « devient ce qu’il consomme », en intégrant les qualités physiques, (...)

    • Les fresques urbaines II

    • Les fresques urbaines I

    • Les maillots jaunes - chapitre II

    • Le complexe de Caïn

      Koinai : D’où êtes-vous originaire ? Je suis originaire de la province de Trévise, en Vénétie. Je suis issu d’un milieu paysan. K : Vous êtes né en 1940, en pleine guerre. Comment vivaient vos parents à cette époque ? Mes (...)

    • C’est la France qui fait ça

      « Un jour je vais aller voir » Aux Comores je faisais rien de particulier, j’étais un petit peu à l’école jusqu’en CE2, j’ai arrêté, j’ai travaillé dans les champs avec les parents, j’ai aidé un peu, mais j’avais rien de (...)

    • Natures mortes

    • Station Littoral

    • C’est vraiment autre chose

      Koinai : Pouvez-vous me parler un peu de vos impressions sur les travaux qui ont lieu dans la rue de la République ? Le commerce marche mieux, mais ça a changé complètement de clientèle. Y a moins d’habitants et plus de (...)

    • Pour l’instant, c’est pas terrible

      Koinai : Quelle est votre impression sur les travaux de la rue de la République ? On nous l’avait montrée à coup de plaquettes, d’images 3D... On nous avait montré quelque chose d’assez pharaonique. Mais, là, le (...)

    • Ce qui manque aujourd’hui, c’est des commerces, une vie, quoi !

      Koinai : Est-ce que les travaux ont apporté un plus à votre commerce ? Au départ, on dirait un moins, parce qu’en fait, la rue était bloquée par les palissades, le tramway, la rénovation du quartier.... Donc, y avait plus (...)

    • « Pas de tri pour nous »

      Koinai : Quels déchets produit votre structure ? Ce sont des déchets au niveau de la restauration : des restes des plateaux, des cartons, des boîtes en fer, tout ce qui est en rapport avec la restauration. On a aussi (...)

    • « Vous auriez pas un œuf ? »

      On allait beaucoup au Palais Longchamp, bien entendu, c’était la sortie ; le samedi, quand on avait pas classe, c’était le jour des grands-parents, ils nous amenaient au jardin zoologique. Après j’y ai mené ma fille, et (...)

    • La vocation de l’aide social

      Koinai : Depuis quand travaillez-vous à l’Armée du Salut ? Je suis rentré à plein temps en 93, quant à mon épouse Christiane, c’est avant. Mais ici, à Marseille, c’est seulement depuis 2001. On nous déplace souvent d’un (...)

    • Moulins à vent

      Koinai : D’où vient le choix de votre activité ? Projet depuis l’école, passionné par l’éolienne, et envie personnelle de travailler dans ce métier. K : Avez-vous été conseillé, guidé ? Par moi-même. J’avais envie de (...)

    • L’art du devenir

      Koinai : Qu’est-ce qui vous amène à donner cette conférence ? Je suis membre du conseil scientifique de Locus Sonus, un laboratoire d’art sonore de l’école d’art d’Aix et de Nice et par l’intermédiaire de ce laboratoire, (...)

    • Le coureur, la vague et le mistral

      Koinai : Depuis quand Pôle France est-elle établie ici ? Alors, il y avait déjà une activité avec la DIT qui était ici bien avant, mais c’est une structure supplémentaire qui a été rajoutée par la Fédération à partir de (...)

    • Les recettes de Ramasy

      Koinai : Comment avez-vous appris cuisiner ? J’ai appris à faire la cuisine dans le tas, en regardant ma mère cuisiner des repas quand j’étais en vacances et plus tard, à perfectionner en achetant des livres de cuisine (...)

    • 68, année de la révolution

      Koinai : Que vous apporte votre travail actuel ? Cela me permet de connaître un milieu différent de celui que je fréquentais. J’y trouve des gens fabuleux qui n’ont pas toujours une vie facile et qui se donnent (...)

    • Délices iodés

      Koinai : Depuis quand existent le kiosque et le restaurant ? Alors, il a débuté il y a quarante-cinq ans. C’est Toinou, le père donc, qui a ouvert cette boutique. Il avait quelques paniers d’huîtres dans une petite rue (...)

    • Comment tu fais la sauce ?

      Koinai : Comment avez-vous appris à cuisiner ? Quand on est arrivés en France, on était obligés de cuisiner. J’avais 19, 20 ans. J’aimais pas du tout cuisiner, avant, j’avais même horreur de ça. Mes sœurs, elles allaient (...)

    • La grâce du combat

      La féminité, biologiquement, je la vis comme une injustice. Avoir ses règles, par exemple. Mais c’est le marqueur de ta jeunesse, de la possibilité de procréer qui s’arrête tôt chez la femme et y’a un décalage entre la vie (...)

    • On dit : « à Micasar »

      Un, je l’ai pas connu parce que j’étais jeune, il est décédé, l’autre il a voulu créer une autre entreprise, donc il est resté que lui, Arbona. Et depuis il a créé, évolué, progressé. Il travaillait pour la France mais il (...)

    • Canal 12

      Koinai : En quoi consiste votre travail ? On fait le contact avec les navires, donc les bateaux nous appellent, il faut leur indiquer la voie et on fait en sorte que tout se passe bien pour les entrées et sorties de (...)

    • « Quand y’avait la fogue »

      Koinai : Est-ce un métier de père en fils ? C’est un métier qui à l’époque pouvait se transmettre de père en fils, dans la mesure où les fils de dockers avaient le droit à prendre la relève de leur père, donc de travailler (...)

    • Les Accores du Port

      Les formes 1 et 2 ont été construites sous Napoléon III. Le terme d’accoreur n’existait pas mais en tout cas, on échouait déjà les bateaux et si je ne m’abuse, les Égyptiens avaient déjà des techniques pour échouer leurs (...)

    • « La voile qui m’a mené »

      Koinai : Votre activité s’inscrit-elle dans une tradition familiale ? Oh ! non, ce n’est pas une tradition familiale, les Établissements Robert appartenaient au nom Robert. Moi, je suis tombé là-dedans de par la voile. (...)

    • Carpe diem

      Koinai : Quel type de femme êtes-vous ? Oh là ! Alors, je suis une femme dynamique, ça c’est sûr. Après, euh… sportive, en général je suis souvent patiente, voilà, en gros ; enfin, je suis une femme active, hè. K : Comment (...)

    • Esprit et Partage

      Je vous avouerai que ce qui m’a beaucoup motivé aussi, c’est la présence d’Henriette Walter : j’avais lu un de ses ouvrages il y a pas mal d’années, et savoir que j’allais pouvoir l’entendre et la rencontrer m’a beaucoup (...)

    • Pinceaux, fards, ors et velours rouge

      Koinai : Petite fille, vous maquilliez vos poupées ? N’en parlons pas, c’était un peu un jeu de massacre (rire) ! Je leur faisais même des coupes, hè (rire)… Après c’est plus tard, avec tous mes copains et copines, ils y (...)

    • Barquette et ferry boat

      Koinai : Quel genre de bateau concevez-vous ? Alors, j’ai plusieurs cordes à mon arc : ma passion au départ, c’était le bateau de plaisance, le voilier. Quand on a commencé en 84, on a fait beaucoup de multicoques, (...)

    • « Leur meilleur plat préféré »

      Comme à Marseille, des restaurants sénégalais y’en avait pas beaucoup, donc on a décidé de montrer les spécialités sénégalaises aux Européens, aux Français qui sont là, aux Marseillais, voilà. Dans notre région, là où on est, (...)

    • Le doigt magique de Bénédicte

      Koinai : Avez-vous suivi une formation ? Oui, en Italie, chez un artisan, pendant quatre ans à peu près, et donc je travaillais d’atelier en atelier de façon à apprendre mon travail sur le tas, quoi ; je suis (...)

    • « Sur le bout de la langue : la relève est là ! »

      Koinai : Pouvez-vous évoquer les apports d’une langue à l’autre, au fil du temps ? Oui, d’ailleurs ça va être le sujet du débat : les emprunts du français aux autres langues et des autres langues à la langue française. (...)

    • La frappe avant tout !

      Alors, quand je suis rentrée, on appelait ça « service fret » parce que nous sommes une compagnie de passagers et nous faisons le fret également, c’est notre activité principale. On appelle ça les cargos mixtes. On a deux (...)

    • Jouer, dit-elle

      Koinai : Comment définis-tu ta féminité ? Je crois que je suis une femme toujours par le plaisir d’un regard sur moi, d’un homme, de la possibilité de… Un peu la coquetterie, le charme, quand on joue de tout ça. C’est (...)

    • De l’air… du temps

      Koinai : Quelle jeune femme étiez-vous ? En toute franchise, il me semble que je sais ce que je veux, ce qu’il m’est possible de faire ou de pas faire. Je m’engage pas en aveugle dans une voie, s’il y a un carrefour je (...)

    • Moussa est blessé !

      Je vis Moussa porté par deux militaires, il était pâle, très pâle, très affaibli. J’étais atterrée, consternée, mais j’ai demandé aux deux militaires où ils l’emmenaient ; ils daignèrent me répondre en précisant qu’ils le (...)

    • La qualité de vie

      Koinai : Pourquoi avez-vous choisi la France ? Parce que Madagascar est une ancienne colonie française, donc on parle déjà le français, et comme moi j’ai aussi vécu pendant la période coloniale, donc c’était plus (...)

    • Promenons nous, dans le bois…

      Koinai : Comment est née l’idée de votre activité ? Un peu par hasard, dirait-on ; en fait, c’est l’envie de redonner le goût aux gens du contact du jouet en bois, quoi, qui est un peu plus noble et pis moins… comment (...)

    • Recyclage posologique

      Koinai : Effectuez-vous un tri sélectif dans votre pharmacie ? Alors, est-ce qu’on effectue un tri sélectif ? On récupère des médicaments, après qui sont destinés à des associations, donc… ce sera les associations qui (...)

    • Sacs jaunes-sacs noirs

      Koinai : Les déchets hospitaliers sont-ils classifiés ? Au niveau des déchets hospitaliers, on considère qu’il y a deux grandes catégories de déchets : ce qu’on va appeler les DASRI (déchets d’activités de soins à risques (...)

    • Les chaussures de tout le monde

      Koinai : Comment avez-vous appris le métier ? Sur le tas. Ben, c’est ce gars qui s’est installé, et puis ça s’est naturellement fait. K : Quelles compétences la profession requiert-elle ? Du savoir-vivre ! Ah ! ah ! La (...)

    • Faire de la musique ailleurs

      Koinai : Quelles motivations vous ont poussé à quitter votre pays ? Aucune. K : Comment ça, aucune ? Hem… faire de la musique ailleurs. K : Comment avez-vous planifié votre départ ? Je suis parti pour venir donner (...)

    • À la recherche de l’oiseau rare

      Koinai : Depuis quand le conseil en ressources humaines existe-t-il ? En fait, des cabinets de recrutement il en existe, je pense, depuis les années 50-60. À la limite on peut dire, depuis le travail industriel. Le (...)

    • Forcé de partir

      Koinai : Avez-vous vécu dans d’autres pays que la France ? Oui, j’ai vécu dans plusieurs pays : j’ai vécu en Argentine, j’ai vécu en Algérie, j’ai vécu en Belgique et en Uruguay. K : Quel pays avez-vous le plus aimé ? Je (...)

    • Une jambe dans la tête

      Koinai : Vous souvenez-vous de votre premier appareil photo ? Oh putain ! Instamatic. À l’époque c’était des cassettes qu’on mettait dedans ; c’était peut-être un Kodak à cassette. C’est un oncle qui m’avait offert ça. K : (...)

    • Travailleuses, travailleurs…

    • Les vivants d’argile du Cabanon des Accoules

      Koinai : « Santonnier », c’est un métier ? Ouais, c’est un métier. Les santonniers fabriquent deux sortes de santons, les santons habillés, et les santons dits « de crèche », d’argile. Les santons habillés que tout le monde (...)

    • Maggie Paille fait des histoires

      Koinai : Devenir conteuse, c’est un rêve d’enfant, un hasard, une vocation ? Alors, c’est peut-être la réalisation d’un rêve d’enfant mais pendant longtemps j’ai porté ce rêve sans le savoir. Le hasard ? Oui, si on appelle (...)

    • Jean-Marie Juan ? - Acteur, évidemment !

      La vocation pour le théâtre a dû venir entre huit et dix ans. Mes grands-parents étaient instituteurs, ils avaient toute la collection des classiques Larousse de théâtre et je me souviens que dans la maison de famille de (...)

    • L’enfant de Dieu

      Koinai : À quelle âge êtes-vous tombée enceinte ? À seize ans je suis tombée enceinte, mon fils il est né à dix-sept ans, j’avais seize ans et demi. K : Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que vous alliez (...)

    • Place de la Joliette II, 29 septembre 2006

      « Des travaux pour un tramway, place de la Joliette faites en le tour ! » La ville de Marseille a entrepris en novembre 2000 un plan très important de restructuration du réseau de transport comprenant plusieurs lignes (...)

    • Les pierres précieuses

      Koinai : Faire des enfants tôt, c’était pour acquérir un statut d’adulte ? Non, c’était pour avoir des enfants. Je suis fille unique, mes parents étaient enfants uniques. J’ai toujours été gâtée, j’avais aucun problème, (...)

    • La plus heureuse

      Koinai : Quel genre de femme êtes-vous ? Ben je suis une femme à maman, j’ai des enfants, je m’occupe beaucoup de mes enfants, je travaille, je suis une femme de maison et une mère au foyer. Je travaille aussi. Voilà. (...)

    • Pour rester avec elle

      Koinai : Pourquoi avez-vous choisi la France ? Je ne sais pas. C’est ma sœur - elle a cinq ans de plus que moi - qui m’a fait venir pour la rejoindre, pour rester avec elle. Je suis venue à Marseille, parce que ma (...)

    • Gardienne du flambeau

      Koinai : Quelles sont vos origines ? Oh ! Difficile à dire ! Je suis née au Sénégal. J’étais très petite, j’avais cinq ans, on est rentré pour des raisons de santé de mon père. On pensait y retourner, mais en fait c’était un (...)

    • Le ça qu’on a nous

      Koinai : Et c’est quoi pour vous, être une femme ? Une femme, elle a beaucoup de choses, la femme. Y’a beaucoup de choses, je peux pas vous expliquer le ça qu’on a nous. C’est une richesse, mais les hommes ils veulent (...)

    • Deux pieds sur terre

      Koinai : Depuis quand la profession existe-t-elle ? C’est une question toujours un peu délicate. Heu… il faut remonter au XIXème siècle pour voir apparaître déjà le premier traitement d’un corps d’un défunt avec une (...)

    • Pour apprendre l’allemand

      Koinai : Qu’est-ce qui vous amène en France ? J’ai voyagé beaucoup depuis que je suis partie de la Pologne ; comme j’habitais à Zurich avec cette famille qui était quand même aisée, j’avais beaucoup de chance, on partait (...)

    • Mauvaise épouse, bon professeur

      J’ai fait mes études à Valence, dans une école privée tenue par des trinitaires. Il y avait pas que des sœurs, il y avait aussi des laïcs. Dans ma famille, les garçons allaient au lycée et les filles dans l’école privée. (...)

    • À l’école des filles !

      Koinai : L’éducation des filles était-elle très différente ? Oh oui ! De toutes façons, de tous temps les garçons regardaient les filles, et les filles regardaient les garçons. Avec des yeux d’enfants, des yeux de jeunes (...)

    • Première apparition : 1968

      Koinai : Quelle est votre vision de la femme d’aujourd’hui ? La vision de la femme aujourd’hui… ? Je pense, je trouve que les femmes sont suffisamment aidées et bien ; elles ont été bien comprises par la (...)

    • Vision d’art… monie

      Koinai : Quelle est votre formation professionnelle ? J’ai suivi un cursus traditionnel, j’ai fait des études de lettres et voilà, je suis prof de français. Cette année j’étais au lycée Saint-Exupéry. Pour la rentrée j’ne (...)

    • Pour Candice

      Koinai : Quel a été votre parcours au niveau de vos études, et professionnel ? J’ai un Bac A2, c’est Lettres et Langues. Après j’ai fait des études de lettres modernes, j’ai une maîtrise de lettres modernes et après mes (...)

    • Place Sadi-Carnot III, 25 août 2006

      Place de la Sadi Carnot, pacemaker pour un cœur Haussmanien Bref historique La place Sadi Carnot se situe au coeur d’un grand programme urbain des années 1850 dont la réalisation majeur fut une grande percée (...)

    • Le bleu de chantier

      Koinai : Comment avez-vous appris votre métier ? Ça, sur le tas, sur le terrain, c’est les anciens qui nous donnent les conseils. J’ai une formation terrain, comment dire, géotechnique et génie-civil, c’est une (...)

    • Priorité : les enfants

      Koinai : Comment conciliez-vous vie familiale et vie professionnelle ? Oh, bè bien ! Normalement hè !… C’est-à-dire, bon, y’a beaucoup plus de travail, le matin je m’en vais, le soir je rentre je suis un peu fatiguée, (...)

    • … Qu’chuis belle

      Koinai : Comment avez-vous réagi à l’annonce de votre grossesse ? Ben j’étais un peu surprise parce que ça a été un accident. J’avais seize ans, j’étais dans un foyer de jeunes enfants, en fait. Je ne désirais pas être mère (...)

    • Toujours le maçon

      Koinai : Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce chantier ? Deux ans, deux ans passés. Depuis le début, au commencement du chantier. K : Pour quelle entreprise ? Eiffage. K : Est-ce un travail difficile ? (...)

    • Vieux Port - église Saint Ferréol I, 29 juin 2006

      Un Carrefour d’histoire et d’identité L’Église de Saint-Ferréol ou des Augustins du nom de l’ordre religieux qui fut à l’origine de sa construction en 1947 ainsi que d’un couvent qui fut rasé durant la révolution. C’est à (...)

    • Bleu pervenche

      Koinai : Pouvez- vous me décrire votre tenue ? On a un blouson avec des galons, des rangers, treillis. Tout ça en bleu marine, qui fait respecter un peu l’autorité. C’est la même chose pour les hommes et les femmes. K : (...)

    • Port des sabots interdit

      Koinai : Existe-t-il des codes vestimentaires propres à la profession ? Je ne me suis jamais fait la remarque et je n’ai pas vraiment l’impression. On est douze, treize avec moi, puisque j’ai une demi décharge. Il y a (...)

    • Les agents de piste doivent pas prendre feu

      Bè, je dois dire la vérité, je me suis habituée et c’est un côté rigolo de jouer le rôle, de se mettre un uniforme. Je dois vous dire que l’uniforme ça arrange, hein, parce que le matin, quand je dois aller travailler, je (...)

    • Notre société est masculin

      À Hollande, si tu as des copines qui décident de pas avoir des enfants, on n’est pas bizarre, je veux dire, c’est une femme tout à fait épanouie qui a décidé de ne pas avoir des enfants. En France, ça reste quand même hyper (...)

    • Place Sadi-Carnot II, 10 juin 2006

      La place Sadi-Carnot fait peau neuve Le projet d’OPAH sur le secteur République Joliette concerne un grand nombre d’appartements privés et publiques. Il s’agît de mener une nouvelle dynamique commerciale en tablant sur (...)

    • Leurs gestes de beauté

      Koinai : « Jardinière », métier masculin ou féminin ? Dans les espaces verts c’est sûr qu’il y a beaucoup plus d’hommes. Par contre c’est un métier qui se féminise, ça c’est certain. De toute façon les espaces verts ça (...)

    • S’adapter à la circulation, tout est là

      K : Comment avez-vous débuté dans le commerce ? Avec mes parents dans un magasin familial à la rue de Rome. On est arrivé à Marseille en 1953. On avait une affaire : deux frères qui travaillaient avec leur père. On (...)

    • « Faudra se voir dans quatre ans »

      Konaï : Vous êtes en pleine rénovation de devanture, vous l’a-t-on imposée ? C’est un accord entre notre Direction - puisque la décision a été prise au niveau de la Direction Générale à Paris - et le propriétaire de la (...)

    • Carrefour République-Dames, 28 mai 2006

      Carrefour République-Dames : une liaison de la ville aux ports Il s’agit de créer des perméabilité entre les ports et la ville. c’est à dire de créée une de créer une continuité urbaine avec l’existant et les nouveaux (...)

    • Les prescriptions de l’urbaniste

      Je suis originaire du Finistère et des Côtes d’Armor. Je suis urbaniste et aménageur de formation. J’aime beaucoup l’histoire des villes, me promener, regarder les façades, retrouver les époques, le tracé des rues. (...)

    • « Tous les pieds dans les tranchées »

      Les prémices de l’archéologie, en fait, à Marseille, c’est pas vraiment la rue de la République, ça serait plutôt la construction de la nouvelle Major dans les années 1840-1850. Là y’a les premières constatations (...)

    • Place de la Joliette I, 19 mai 2006

      Mutation Urbaine Le quartier de la Joliette en pleine mutation reste cependant un tissu urbain complexe ou l’intégration locale en terme d’emploi et de mixité avec une nouvelle population plus qualifié ne va pas de (...)

    • Pour travailler dans le métier à nous

      Mon père, il était mort, déjà, il est mort jeune, il est mort à travailler comme un fada pour nous nourrir à tous. Et pourtant il avait un bel métier aussi. Il était ébéniste, il faisait - comment il s’appelle... - les trucs (...)

    • Mais dans un an ou deux ans...

      On n’a plus beaucoup d’espoir. Normalement on avait eu gain de cause au tribunal de commerce, mais en tribunal d’instance, on a été débouté. Parce qu’on leur doit des loyers, et de ce fait, Marseille République a résilié le (...)

    • Retraite marseillaise

      Koinai : Depuis combien d’années vivez-vous à Marseille ? Depuis 62 : je suis à la Ciotat pour le travail, je travaille à chantier naval. Mais je reviens ici à Marseille. K : Dans quelles autres villes avez-vous (...)

    • Beaucoup de dames viennent

      Koinaï : La rénovation de votre devanture vous a-t-elle été imposée ? Non, on ne me l’a pas imposée, c’est volontaire, c’est un projet que j’avais depuis que j’ai acheté le magasin, ça va faire dix ans le premier mai. J’y (...)

    • « Je ne sais pas si c’est solvable »

      K : C’est décidé, vous rendez la clef ? Décidé ? Quand je n’arrive plus à faire face aux loyers, c’est eux qui décident pour moi de m’expulser ; je suis en tort, puisque c’est moi qui ne suis plus en mesure de faire face aux (...)

    • Les uns emménagent...

      Koinaï : Où habitiez-vous avant d’emménager ici ? J’ai habité dans le deuxième, juste à côté, vers l’hôtel de Cavres, dans la Grand Rue. K : Depuis combien de temps êtes-vous installé ici ? Un an et un mois. K : Pourquoi (...)

    • Personne ne peut rien

      Bien sûr, bien sûr, on a eu des incidents, que ce soit par les travaux de la ville, c’est-à-dire le parking et le bassin ou bien par les travaux de ravalement des façades, avec l’échafaudage et tout ça. Il y a eu d’énormes (...)

    • Wattman

      Koinai : Quel est votre itinéraire professionnel ? Je suis rentré le 20 février 68 à la RATVM, la « Régie Autonome des Transports de la Ville de Marseille », au dépôt Saint-Pierre, à l’âge de vingt ans et demi, en qualité (...)

    • Transport lourd

      Koinai : Quels sont les problèmes rencontrés sur le centre-ville ? C’est les travaux, les stationnements. Les priorités sont de ne pas perdre trop de temps, de ne pas accrocher les véhicules. K : Pensez-vous que ce (...)

    • Ma moto, mon métier, ma passion

      Éric, la quarantaine, a « depuis toujours » opté pour la moto. D’ailleurs il ne possède pas de voiture : « Parce que la moto, c’est une passion, et puis c’est plus pratique pour travailler ». De fait, livreur pour les (...)

    • Grâce à Mitterrand

      K : A quelle occasion êtes-vous venue ? Je suis venue avec ma sœur. Ouais, j’ai fait le contrat, j’ai fait les papiers lorsque Mitterrand il a donné les papiers en 81. Grâce à Mitterrand. Allah yarhmou, ah ah ah. Je sais (...)

    • Bâtisseur du tram

      Koinai : Depuis combien de temps travaillez-vous sur ce chantier ? Depuis le premier août. K : Sur quel lot travaillez-vous ? Comment ? J’ai pas compris. K : Vous travaillez sur le tramway ? Oui, je travaille sur (...)

    • Du mal à voir, voire à croire

      Koinaï : Depuis quand ce parking est-il ouvert ? Alors, ça a été repris par un nouveau propriétaire depuis deux ans, d’après les informations que j’ai. C’est mon patron, il s’appelle monsieur Edi, c’est tout ce que je (...)

    • Passeport pour la réussite

      Du temps de l’Arménie Je viens d’une famille de fonctionnaires. Mon père a exercé le métier d’architecte pendant quarante-huit ans. Il a occupé le poste de ministre des constructions. Il était membre du PC. J’ai grandi (...)

    • La place est occupée

      Priorité : Livrer à tout prix. Actuellement c’est très difficile, dangereux, même, parce qu’il y a les travaux du tramway, un peu de tout, la voie, elle est rétrécie. Avec ça les automobilistes ne sont pas toujours (...)

    • La navette erevano-marseillaise

      Nouné est née en 1963 à Erévan. Elle a quitté définitivement son pays en 1994. Accompagnée de son mari, lui aussi arménien, et de son fils alors à peine âgé d’un mois, elle s’est tournée, comme l’avaient fait ses grands-parents (...)

    • Elle était pas loin, l’Algérie

      Koinai : Depuis combien de temps travaillez-vous sur le chantier République ? Ça fait deux mois. K : Est-ce un travail difficile ? Pas difficile, on a l’habitude, ça fait quarante ans ici en France, c’est pas (...)

    • C’est la loi du plus fort

      Janvier 2006, autour de midi, la boulangerie SARL Épi d’Or s’anime. Chadlie Naili, anciennement établi dans le 15ème arrondissement, reçoit ses clients dans le fracas des travaux Euromed. Malgré les soucis, notre homme (...)

    • Ils sont arrivés à leurs fins

      La municipalité est complice, cela fait des années que tout cela est planifié. Je trouve cela scandaleux que l’on foute des gens comme cela dehors et qu’au niveau de la municipalité, on ne fasse rien. Tous de mèche ! (...)

    • Bientôt l’afflux de clients

      Koinai : Depuis combien de temps exercez-vous ici ? - À peu près neuf ans. Nous avons été délocalisés suite aux travaux du tramway. K : Les travaux ont-ils une incidence ? - Oui, bien sûr, ça a toujours eu une (...)

    • S’accrocher pour projeter ses rêves

      Diplômé en Arts Plastiques, Pascal Obadia a bifurqué sur les métiers de l’audiovisuel. Au départ scénariste, il a eu envie, un jour, de mettre en scène : faire un film de A à Z, le concevoir, le réaliser, diriger les (...)

    • Les gens rentrent avec les chaussures et tout...

      Koinai : La rue de la République, vous la connaissez ? Je suis née rue Sainte Barbe, il y a cinquante et un ans. J’ai grandi dans le quartier. J’habite juste derrière, à la rue Colbert. Je suis fidèle en tout, moi. (...)

    • Les patrons veulent que ça aille vite

      Koinai : Combien de tailleurs de pierre trouve-t-on sur le chantier ? Trois. Seuls quelques travaux nécessitent des connaissances. Pour le reste, pas besoin de formation. C’est un travail d’usine pour des maçons et (...)

    • En 1925, le 41

      On achetait Le Petit Marseillais. Il y avait aussi Le Provençal. J’étais jeune, je lisais, bien sûr, mais les journaux m’intéressaient moins. Le soir, il y avait un autre journal : Le Radical. Mon père le prenait. C’était (...)

    • Je bouge pas avant 2010

      Koinai : Vous êtes locataire ? Ouais, le propriétaire c’est Marseille République. Marseille République, voilà. Nexcity la grande Agence se trouve à Paris. Pour payer c’est juste là, au 97 ; il y a deux petits bureaux (...)

    • Fallait pas partir comme ça !

      Ça paraît neuf... On a l’impression que c’est neuf, mais c’est beaucoup de travail, beaucoup d’investissements, beaucoup de propreté et beaucoup d’hygiène derrière. Je passe tous les matins à nettoyer et une fois par an je (...)

    • Au pied des marches

      Koinai : Êtes-vous aidé par les associations ? Pas vraiment, non. À part l’Accueil de nuit « Forbin », qui nous héberge pour cinquante centimes la nuit, de dix-sept heures trente à six heures du matin, non, personne. K : (...)

    • Les 2 moiselles de Marseille

      Koinai : Qu’attendez vous des échanges affectifs avec un homme ? Valérianne : La plénitude, le bien être ! Ils aident la femme à se construire. Malgré cela, certaines prétendent être épanouies en vivant seules. Peut-être (...)

    • Égalité des sexes : l’avenir à reculons

      Koinai : Que représente pour vous la femme ? Moi-même, déjà, puisque j’appartiens à ce sexe biologique. Actuellement, par le biais de mon travail, j’entends et vois une personne qui prend en charge beaucoup de choses tant (...)

    • Il faut être deux pour vivre

      K : Que représente pour vous la femme ? Pour moi, être une femme c’est tout assumer à la fois : les enfants, les repas, le travail, et même rembourser un crédit avec son mari sur un appartement ou une voiture. K : (...)

    • Un F2 pour France et la rue pour Nikita

      Koinaï : Quel est votre parcours ? Je ne suis pas une SDF, mais une SDC c’est-à-dire sans domicile connu. J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans en tant que gestionnaire dans une société. J’ai été aide-comptable, (...)

    • Framboise

      Koinai : Pour vous, que représente la femme, de nos jours ? Qu’est-ce pour vous être une femme ? La femme, pour moi, c’est l’indépendance : faire ce qu’elle veut, bosser, ramener de l’argent à la maison, sans qu’elle soit (...)

    • Une expérience de la vie

      Koinai : Pour vous, que représente la femme ? L’avenir de l’homme, parce que c’est elle qui met les enfants au monde. Forcément, elle a une projection dans le futur. D’ailleurs, les valeurs féminines sont en voie d’être (...)

    • Une liberté au-delà des frontières

      Koinai : Viviez-vous en ville ou dans un village, avant de venir en France ? J’ai vécu à Split, une ville au bord de la mer Méditerranée. L’atmosphère dans laquelle je vivais, je l’ai un peu retrouvée ici, à Marseille. (...)

    • A l’échelle d’une vie

      Koinai est représenté par Nathalie. Koinai : Qu’est-ce pour vous être une femme ? Ginette : La femme représente beaucoup. C’est elle un jour qui mènera le monde. K : Pensez-vous qu’il y ait des inégalités entre les (...)

    • Une femme indépendante

      Koinaï : Pour vous, c’est quoi, être une femme ? Une femme, biologiquement, est distincte de l’homme par son aspect physique. Socialement, ça dépend où ça se passe. Une femme en Occident ne sera pas la même qu’une femme (...)

    • Il faut que chacun reste sur sa position

      Koinai est représenté par Sohad K : Pouvez-vous vous présenter ? Abdel : Je m’appelle Siad Abdel... surnommé Kamel. J’ai 50 ans, je suis marié, j’ai quatre enfants. Aujourd’hui je me sens... pas en forme. Je (...)

    • Des formes et des valeurs

      K : Dans quelle mesure les échanges affectifs sont-ils nécessaires à l’épanouissement d’une femme ? Je pense que la femme a besoin d’affection pour pouvoir avancer dans la vie, pour être mieux dans sa peau, pour être, (...)

    • Annie ou la persévérance

      Koinai : Que représente la femme pour vous de nos jours ? De nos jours les conditions de la femme ont évolué par rapport aux années soixante. Elle est plus libérée, plus indépendante. En général, un grand nombre de (...)

    • La vie managée de Jacqueline

      Koinai : Qu’est-ce qu’être une femme, pour vous ? Être une femme ? C’est à peu près remplir trois rôles et c’est ce qui est très difficile à faire : maman, femme, femme d’affaires. Les trois ensemble, c’est très difficile à (...)

    • Une capacité à tout gérer

      Une vie de femme : Ça fait vingt ans que je suis ici en France. J’aime bien ma personnalité, je suis une femme capable dehors et dedans. C’est un peu dur, mais il faut le faire, il faut y aller. J’aime bien ma (...)

    • Voyage au pays des santons

      Les santons Arterra Cette boutique artisanale existe depuis neuf ans. Elle emploie quinze personnes. Onze travaillent en atelier et quatre en magasin. L’accueil y est très chaleureux. Pour assister à la fabrication (...)

    • Homme/femme : un rapport établi par la société...

      Aujourd’hui je me sens... pas en forme Je n’oublierais jamais... mon fils Il faut que j’arrête... d’être en retard Le bonheur c’est simple... c’est nous qui décidons de notre bonheur Quand je suis triste je suis... (...)

    • L’heure de la sentence (3)

      ...Il y a trois filles dans la cellule qui sont là depuis sept heures ce matin. Elles viennent des geôles du commissariat où elles ont passé vingt-quatre heures. La conversation s’engage très vite : “Pourquoi tu es là, (...)

    • On leur a donné le dernier mot... ça continue !

      Je regrette de... Que nous livrent ces femmes à propos de leurs remords ? Bien souvent, elles regrettent un plan de carrière qu’elles pensent ne pas pouvoir atteindre pour des raisons d’études inachevées. Allons, il (...)

    • Portrait de quatre femmes

      Koinai : Qu’est-ce qu’une femme, pour toi ? Sonia : Une femme, pour moi, je vais dire... c’est comme un processus, l’aboutissement, c’est les enfants... K : Donc tu n’es pas vraiment une femme, mais une femme qui va le (...)

    • Les quatorze années perdues d’Amélie

      Aujourd’hui, je me sens... en forme, ça va ! Je n’oublierai jamais... la famille. Le bonheur, c’est simple... comme bonjour ! Je suis fière... de moi. Le plus bel homme du monde c’est... Sylvester Stallone. Quand (...)

    • Manger, une pratique culturelle

      La cuisine reflète les conditions historiques et économiques, ainsi que les valeurs sociales et culturelles de chaque société. Chacune d’elles a un système culinaire propre, qui repose sur l’interaction de techniques, de (...)

    • Le marché des Capucins

      Approche historique C’est au chevalier De Noailles, qui occupait un superbe hôtel dont il reste aujourd’hui un balcon en fer forgé et une fontaine en forme de vasque visibles dans la cour de l’immeuble situé au n°13 du (...)

    • Les interdits alimentaires

      Dans la pratique, les usagers ne savent pas toujours pourquoi il est interdit dans son groupe de référence de ne pas consommer tel aliment. Prenons l’exemple de l’interdit porté sur la viande de porc en islam. Parmi les (...)

    • Métiers traditionnels, produits symboles et industries historiques

      À la veille de la Seconde Révolution Industrielle, Napoléon III comprend l’importance de développer la cité phocéenne, dont la position face à un continent que l’on a commencé à coloniser est stratégique. En témoigne (...)

    • Le retour en grâce du savon de Marseille

      « Mon mari pensait déjà à l’export. Moi, je trouvais cette idée idiote, lance Laurence Brunat tout sourire. Avec un père et un grand-père qui étaient du sérail, son conjoint Serge Brunat sortait d’un moule à savon. Lui-même (...)

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