« C’est fou, parce que quand on regarde un miroir, on se dit : « Mais… qui l’a touché ? Qui s’est regardé dedans ? Qu’est-ce qu’il a vécu ?… » Et j’ai choisi ce métier complètement par hasard, mais j’aimais beaucoup les antiquités et les choses anciennes, donc en fait ça m’a… ça m’a un petit peu développé cette voie. » Bénédicte Streit, 36 ans, doreuse sur bois à l’atelier « Il Dito Magico » de la rue Consolat.
Koinai : Avez-vous suivi une formation ?
Oui, en Italie, chez un artisan, pendant quatre ans à peu près, et donc je travaillais d’atelier en atelier de façon à apprendre mon travail sur le tas, quoi ; je suis complètement autodidacte. Mais si j’avais fait une école, j’aurais gagné dix ans, mais bon, là je suis autodidacte et je me suis éclatée… J’ai voyagé, j’ai rencontré des gens intéressants, (...)