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La revue du témoignage urbain

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amour

Dix-neuf articles. dans cette rubrique.

Les Saints Protecteurs

Vierges et figures saintes du coin des rues

 

Le nez en l’air, a l’affut de la moindre statuette logée dans les niches ménagées à l’angle des rues, j’ai arpenté Marseille, l’une des plus anciennes cités chrétiennes de France…
Ici les rues sont habitées de discrètes et silencieuses présences. Là une Vierge à l’enfant, ici Saint Christophe ou Saint Roch, celui qui préserve de la peste, là encore un évêque dans une attitude de compassion et d’humilité.


La vocation de l’aide social

 

À la suite de mon entretien avec une relookeuse tournée vers les demandeurs d’emplois, je rencontre Pierre Carreres, 46 ans, ministre du Culte, directeur d’institution, officier à plein temps, aide social et cultuel, cadre de l’Armée du Salut et responsable des locaux de la Canebière. Cette antenne distribue des aides alimentaires et vestimentaires depuis plus de vingt ans.

Koinai : Depuis quand travaillez-vous à l’Armée du Salut ? Je suis rentré à plein temps en 93, quant à mon épouse Christiane, c’est avant. Mais ici, à Marseille, c’est seulement depuis 2001. On nous déplace souvent d’un endroit à l’autre... Nous sommes une communauté religieuse. C’est notre statut. On est mobile, on tourne. Avant nous étions dans les Cévennes... K : Êtes-vous bénévoles ? Ici, sur la (...)

Comment tu fais la sauce ?

Cuisine afghane

 

Depuis décembre 2006, Myriam Ebadi, 45 ans, fait découvrir aux Marseillais la cuisine de ses racines "Chez Romain et Marion", boulevard de la Libération : « À Kaboul, surtout la femme qui travaillait chez nous, le matin elle faisait le pain, parce qu’on avait un four et surtout l’hiver, quand elle faisait le feu, on le voyait de loin parce qu’il était au fond du jardin et on se levait, on mettait un pull et on allait en courant manger le pain chaud. Ça, c’est un truc que j’oublierai jamais. » Saveurs originelles et valeurs culturelles.

Koinai : Comment avez-vous appris à cuisiner ? Quand on est arrivés en France, on était obligés de cuisiner. J’avais 19, 20 ans. J’aimais pas du tout cuisiner, avant, j’avais même horreur de ça. Mes sœurs, elles allaient tout le temps en cuisine, et la dame qui travaillait chez nous, elles lui disaient : "Opa, comment tu fais le riz ? Comment tu fais la sauce ?" Moi, ça m’intéressait pas. Quand je me (...)
  • amour

    amour

    Dix-neuf articles. dans cette rubrique.
    • Le ferry-boat se refait une beauté

      C’est une entreprise qui date de 1964 et nous avons repris l’activité au 1er janvier 2004. Nous sommes quatre, y’a deux ouvriers charpentiers ; nous faisons de la charpente traditionnelle, surtout en bois, mais on fait (...)

    • Plus c’est vieux, mieux ça fonctionne !

      Koinai : Pouvez-vous décrire votre tenue de travail ? C’est un pantalon, il faut qu’il soit en coton parce que comme ça on peut pas se brûler, et en plus un tablier de peau, c’est du porc ; ça nous protège tout le ventre (...)

    • Les Trois Tours du Monde des danseuses marines

      Différentes voiles qu’on fabrique, oh là là ! Alors là, c’est difficile parce que c’est vachement vaste. En gros, on fait que les bateaux, on fait pas de dériveurs ni de planches à voile. Nous on est spécialisés dans les (...)

    • De l’air… du temps

      Koinai : Quelle jeune femme étiez-vous ? En toute franchise, il me semble que je sais ce que je veux, ce qu’il m’est possible de faire ou de pas faire. Je m’engage pas en aveugle dans une voie, s’il y a un carrefour je (...)

    • L’argent de mon assurance

      Koinai : Quel genre de femme êtes-vous ? Quel genre de femme ? Je suis une battante, hè. Oh ! j’adore travailler. Malheureusement, à la suite d’une agression donc, je suis sur le fauteuil roulant, mais si jamais j’ai de (...)

    • Lolita Pasta

      Koinai : Quand vous orientez-vous vers la couture ? En fait, toujours, oui, j’ai toujours cousu. Avec des moments d’arrêt. C’est un goût prononcé, c’est une curiosité : voir ce que ça fait, le travail du tissu, de coudre, (...)

    • Traqueur de livres

      Koinai : Depuis combien de temps êtes-vous dans la profession ? Une trentaine d’années. K : Ce n’était pas une vocation ? Ah, pas du tout. Non non non. Ah non, j’adore les livres, j’adore les lire, mais de là à adorer (...)

    • Ah ! La carte !

      Koinai : Avez-vous des souvenirs d’enfance liés à votre activité ? Oui, bien sûr. Depuis tout petit je suis passionné par la cuisine, par les repas de famille et par tout ce qui tourne autour de la cuisine, et peut-être (...)

    • Les pierres précieuses

      Koinai : Faire des enfants tôt, c’était pour acquérir un statut d’adulte ? Non, c’était pour avoir des enfants. Je suis fille unique, mes parents étaient enfants uniques. J’ai toujours été gâtée, j’avais aucun problème, (...)

    • La plus heureuse

      Koinai : Quel genre de femme êtes-vous ? Ben je suis une femme à maman, j’ai des enfants, je m’occupe beaucoup de mes enfants, je travaille, je suis une femme de maison et une mère au foyer. Je travaille aussi. Voilà. (...)

    • Pour rester avec elle

      Koinai : Pourquoi avez-vous choisi la France ? Je ne sais pas. C’est ma sœur - elle a cinq ans de plus que moi - qui m’a fait venir pour la rejoindre, pour rester avec elle. Je suis venue à Marseille, parce que ma (...)

    • Le ça qu’on a nous

      Koinai : Et c’est quoi pour vous, être une femme ? Une femme, elle a beaucoup de choses, la femme. Y’a beaucoup de choses, je peux pas vous expliquer le ça qu’on a nous. C’est une richesse, mais les hommes ils veulent (...)

    • C’était l’histoire d’amour

      Koinai : L’établissement en France résulte d’un vieux projet ou d’ un accident ? Un accident. Donc c’était en 90 et j’ai travaillé dans une initiative qui était fondée par l’Etat pour travailler avec les immigrés à les (...)

    • Une femme en chantée

      On en aura fait couler, de l’encre, nous les femmes. Celles-là même qui ont fait chavirer des cœurs, fait couler des larmes, crier de bonheur, hurler de joie. En fait, nous sommes au centre du monde, et utiles à l’homme (...)

    • L’exil en héritage

      Interview de Rosa et Berdj réalisée le 10/05/2005 Koinai : Qu’est-ce qui amène un être humain à quitter sa terre natale ? Rosa : La force, il n’y a que ça. Etre chassé. Quand on vient vous dire : "Partez de cette maison (...)

    • Une femme qui aide les femmes

      Koinai : Votre travail vous plaît-il ? Oui. J’ai mis du temps à exercer puisque lorsque je suis arrivée à Marseille, j’avais à peine 18 ans. J’ai fait des études de lettres, jusqu’au DEUG. Je n’étais pas vraiment (...)

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La revue est déclarée sous le numéro ISSN 1778-3844 à la Bibliothèque Nationale.

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