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La revue du témoignage urbain

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Algérie

Huit articles. dans cette rubrique.

Une main divine sur le magasin

La réussite familiale de l’entreprise Khémis

 

De l’Afrique du nord à Gémenos via la rue Saint-Savournin, histoire d’un rapatriement réussi. Commerçant épanoui, Yves Khemis a construit sa vie comme on construit un immeuble, étape après étage jusqu’au faîte de son accomplissement. Sa réussite, il la tient à sa croyance et à ses valeurs, travailler avec honnêteté, sérieux, être affable et se mettre à la portée de chaque client, même les plus démunis.

Koinai - Pouvez-vous vous présenter ? Yves Khemis - Alors, oui. Je m’appelle monsieur Khemis Yves, père de famille de six enfants et installé à Marseille depuis le 1er janvier 1963. J’ai 72 ans et quand je suis arrivé, j’étais un jeune homme non marié, mais ça n’allait pas tarder. K. - Vous avez rencontré votre épouse ici ? Y K. - Oui, oui. Le hasard a fait que la veille du 1er janvier, j’avais (...)

« Je suis à la mer »

Marin-pêcheur

 

Depuis l’âge de treize ans, des côtes algéroises aux reliefs phocéens, Mourad Kahoul, quarante-cinq ans, œuvre sur les flots méditerranéens : « Moi, j’ai une polyvalence entre le petit métier : le rouget, la bouillabaisse, la pêche artisanale et après j’ai commencé avec mon père à faire du chalutage : c’est un engin de pêche qu’on traîne sur le fond pour la crevette, pour le poisson noble, hein. Ensuite on a fait la sardine, et après je me suis lancé dans la pêche au thon. » Entre filets et combat, pour le maintien d’une activité traditionnelle.

K : Comment devient-on marin-pêcheur ? Ben, on ne devient pas : on est. Cinq générations, hè, et après c’est la continuité depuis que je suis dans la pêche avec mon père, parce que je suis initié à faire ce métier comme toute ma famille. Mon père a été quand même un pilier, parmi un des très grands armateurs de pêche au thon, avec un Pied-Noir d’Oran aussi, Monsieur Lubrano. J’ai beaucoup appris avec lui et (...)

Le ça qu’on a nous

 

Moi, je m’appelle Kheira ; le nom de famille ? Mersali. Et mon âge ? En 1924, le 18 septembre. Moi je suis originaire de Mostaganem mais j’ai été élevée à Oran. J’ai tout fait pour venir en France ; j’avais une maison en Algérie, j’avais tout mais j’ai tout laissé pour rentrer en France, pour être plus libre. En France, on dit « …la France… », mais la France on a plus de liberté quand même : liberté d’aller travailler, de vivre, de gagner sa vie, d’avoir une maison. La liberté pour vivre et avoir ça qu’on veut. Une femme ? Moi, à l’âge de quinze ans : j’ai pris le pouvoir. J’étais obligée de m’en sortir…

Koinai : Et c’est quoi pour vous, être une femme ? Une femme, elle a beaucoup de choses, la femme. Y’a beaucoup de choses, je peux pas vous expliquer le ça qu’on a nous. C’est une richesse, mais les hommes ils veulent pas qu’on montre notre pouvoir, qu’on développe ça. Ils veulent qu’on soit toujours à leurs pieds. C’est ça : notre pouvoir il est toujours par un homme écrasé. Mais nous on est plus (...)
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    • On dit : « à Micasar »

      Un, je l’ai pas connu parce que j’étais jeune, il est décédé, l’autre il a voulu créer une autre entreprise, donc il est resté que lui, Arbona. Et depuis il a créé, évolué, progressé. Il travaillait pour la France mais il (...)

    • L’espoir est dans le Verbe

      Koinai : Qu’est-ce qui vous a poussé à devenir écrivain ? Ce qui a poussé Victor Hugo, Albert Camus et Philippe Sollers. C’est dans la vocation de ces gens-là que je me suis retrouvé. K : Pourquoi avez-vous choisi un (...)

    • Je suis chez moi

      Nous, c’est un peu l’ancienne génération, on est issu de la quatrième, cinquième génération. Moi je suis de la quatrième génération, et encore, peut-être même à plus loin, j’en sais rien. Tout ce que je sais c’est que chez (...)

    • Elle était pas loin, l’Algérie

      Koinai : Depuis combien de temps travaillez-vous sur le chantier République ? Ça fait deux mois. K : Est-ce un travail difficile ? Pas difficile, on a l’habitude, ça fait quarante ans ici en France, c’est pas (...)

    • Je remercie Dieu d’être venue en France

      Koinai : Comment passez-vous vos journées ? Je passe mes journées avec mes enfants et je fais les commissions. Le matin, je vais avec mon mari faire les papiers et quand on revient, je prépare le déjeuner pour mes (...)

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