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La revue du témoignage urbain

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La tête de l'emploi

Bleu pervenche

Estelle, 29 ans, contractuelle depuis un an, en plein travail de rédaction d’une contravention, accepte de dévoiler les dessus de la tenue de l’agent de la Police du Stationnement.


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Koinai : Pouvez- vous me décrire votre tenue ?
On a un blouson avec des galons, des rangers, treillis. Tout ça en bleu marine, qui fait respecter un peu l’autorité. C’est la même chose pour les hommes et les femmes.

K : Qui vous fournit ces vêtements ?
La ville de Marseille. Pour les treillis, c’est deux tous les deux ans. Le pull, c’est tous les trois ans, peut-être, voire plus. Pour le blouson, c’est sur longtemps, je pense.

K : Qui s’occupe du nettoyage ?
On a deux bons de nettoyage à sec par mois. Sinon le reste est à notre charge.

K : Quels sont les atouts de vos vêtements ?
Pour les blousons, ils sont très chauds, imperméables, gore-tex, avec le polaire à l’intérieur. C’est équivalent à un blouson de ski. Le treillis est confortable, les rangers aussi. Bon, pour le blouson comme pour tous les blousons, on est toujours un peu... on n’est jamais très à l’aise. Mais ceux-ci, ça va. Ils sont pas mal du tout à ce niveau-là.

K : Quels sont les différences été-hiver ?
L’été, on a des chemises. Pour les treillis, c’est la même chose et rangers pour l’hiver, je vous l’ai dit. Sinon, on a des gants ; ceinturon, ils nous le fournissent aussi, et on a l’écharpe... Sinon, on a des tenues de demi-saison : un petit blouson plus classique, donc on peut pas le mettre avec le treillis parce que ça va plus du tout avec.

K : Êtes-vous fière de votre uniforme ?
Fière ? Je ne sais pas. Je savais de toute façon que ça faisait partie du truc, donc je l’ai pas contesté. Disons... tant qu’à travailler dehors, mieux vaut avoir un uniforme parce que forcément on va avoir l’air plus autoritaire vis à vis des gens et de par le fait qu’ils vont plus nous respecter et moins s’autoriser de choses.

K : Vous avez une image à porter ?
Bien sûr, on ne doit pas venir décoiffé, habillé n’importe comment. On doit avoir les cheveux attachés, nous, pour les filles en tout cas.

K : Et au niveau maquillage ?
On ne nous impose rien. C’est à nous à rester discret. Je suis la seule fille du service, donc... mais bon voilà, discret.

K : Le p’tit piercing, c’est autorisé ?
On ne m’a jamais demandé de l’enlever, en tous cas.

K : Tous vos vêtements sont-ils fabriqués par Lafuma ?
Non, du tout, uniquement les blousons. Sinon, c’est la maison Balsan... [1] Enfin, jusqu’à présent en tout cas. Je ne sais pas si le marché va continuer avec eux. On fait peut-être des vêtements provisoires. C’est pour ça qu’il n’y a pas de titre ou de grade marqué dessus. Parce qu’on va avoir d’autres blousons spécifiques à notre fonction. Je ne sais pas si c’est vraiment réglo, mais il y a des grades au sein de la Police du stationnement.

K : Et les vêtements sont différents ?
Non, ce sont les mêmes. Sauf que le nombre de barres ou galons change.

K : Arrivez-vous au travail en tenue ?
Ça dépend, il y en a qui arrivent habillés et d’autres... Pour moi, ça dépend des jours, si je dois aller chercher mes petits à midi ou non.

K : Vous avez une salle spéciale ?
On a des vestiaires. Vu que je suis la seule fille, j’ai un vestiaire pour moi et un autre pour eux.

K : Vous heurtez-vous à la misogynie ?
Pas du tout. Je me fais chouchouter.

K : Que portez-vous en dehors, dans la vie civile ?
Comme vêtements ? J’suis très mode, en fait. Donc, jeans, talons, petit haut sympa, blouson en cuir. Je suis assez dernière mode.

Propos recueillis le 14/03/06 par Christophe Péridier.

Notes

[1] Fournisseur de tradition de l’armée française depuis 1850, Balsan est devenu l’un des principaux fabricants français d’uniformes. Ses outils de production : usine de Deols (36) pour les tenues de prestige, autres vêtements de draperie et chemiserie, Sainte-Pazanne (44) pour les coiffures et la passementerie, filiale Baletex pour les tenues de toile, les parkas étanchées et la protection contre le feu, bureau de Troye pour la maille. Avec 230 emplois en France, Balsan réalise plus de 30 millions d’euros de chiffre d’affaire répartis principalement entre les grandes administrations civiles (Police), militaires (Gendarmerie, écoles d’officiers), sapeurs-pompiers (dont elle est le premier fournisseur), chargées de l’environnement (Eaux & Forêts, Chasse, Pêche) et une très large clientèle de collectivités territoriales pour les polices municipales, les transports urbains et la grande distribution.

Réactions à ce temoignage

1 Message

  • Bleu pervenche 25 novembre 2007 16:54, par Madeline

    bonjour , perso je trouve quil ni a pas de qestion enrichissante cela ne ma pas informer sur son métier mais sur son uniforme !!! comment peut t’on rentré dans ce métier par exemple ?

    Répondre à ce message

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