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La revue du témoignage urbain

La tête de l'emploi

Si l’habit ne fait pas le moine, du moins il le suggère. Qu’il soit costume-cravate ou uniforme, il reste bien souvent signifiant de notre appartenance au domaine professionnel dont on a adopté les règles et les principes. Le bleu de travail, la blouse blanche, la soutane noire ou l’uniforme kaki renvoient chacun à des métiers. La coupe ou le tissu sont tout aussi signifiants, gilet du serveur ou tablier du boucher.
Bien que l’uniforme par corps de métier ait progressivement disparu au fil des décennies, les codes vestimentaires perdurent cependant. Et il est toujours plus facile de se faire la tête de l’emploi que de s’enlever l’emploi de la tête.

Quatorze articles.

La vocation de l’aide social

À la suite de mon entretien avec une relookeuse tournée vers les demandeurs d’emplois, je rencontre Pierre Carreres, 46 ans, ministre du Culte, directeur d’institution, officier à plein temps, aide social et cultuel, cadre de l’Armée du Salut et responsable des locaux de la Canebière. Cette antenne distribue des aides alimentaires et vestimentaires depuis plus de vingt ans.

Koinai : Depuis quand travaillez-vous à l’Armée du Salut ? Je suis rentré à plein temps en 93, quant à mon épouse Christiane, c’est avant. Mais ici, à Marseille, c’est seulement depuis 2001. On nous déplace souvent d’un endroit à l’autre... Nous sommes une communauté religieuse. C’est notre statut. On est mobile, on tourne. Avant nous étions dans les Cévennes... K : Êtes-vous bénévoles ? Ici, sur la (...)

Port des sabots interdit

 Port des sabots interdit

« J’ai eu une maîtrise de biochimie-biologie cellulaire. Puis j’ai passé le concours instit, et suite à ça, j’ai passé le concours interne Professeur des Ecoles. J’exerce depuis 1993 auprès des enfants de six à douze ans. J’aime me poster devant la porte d’entrée, le matin. On les voit tous arriver ; on a toute la mode qui défile à l’école. » Sandra Debû, 41 ans, directrice de l’école primaire François Moisson à Marseille depuis six ans. Chapeau pointu.

Koinai : Existe-t-il des codes vestimentaires propres à la profession ? Je ne me suis jamais fait la remarque et je n’ai pas vraiment l’impression. On est douze, treize avec moi, puisque j’ai une demi décharge. Il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes dans ce métier... On ne verra pas beaucoup d’enseignants en tailleur, que ce soit fille ou homme car, parmi les disciplines, il y a le sport ; c’est (...)

Contre les dents jaunes

 Contre les dents jaunes - photo-montage : Joséfa (...)

« L’aspect clinique de la blouse, du pantalon, les sabots, c’est relativement récent. Ça dénote d’une nouvelle génération. Un jour je me suis rendu dans le cabinet d’un de mes enseignants, d’une notoriété très importante. Son cabinet était vieillot : il y avait de la moquette au sol et en terme d’asepsie c’était plutôt moyen ; il travaillait en jean, sa blouse par-dessus sa chemise de ville… Ce monsieur doit être à la retraite maintenant. » Florian Chauve, chirurgien dentiste.

Koinai : Voudriez-vous décrire votre tenue et ses accessoires ? Alors, la tenue est tout à fait libre. Chaque praticien a la possibilité de faire ce qu’il veut dans son cabinet ; la seule contrainte est de respecter les conditions d’asepsie, donc d’avoir une propreté que ce soit sur lui, de ses matériaux ou au niveau de son cabinet. Ensuite, il y a des praticiens qui travaillent en tenue de ville ; (...)
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La tête de l'emploi
  • Plus c’est vieux, mieux ça fonctionne !

    Le fer forgé comme je le fais à la main, c’est dif­fé­rent. Alors, il y aura tou­jours quelqu’un qui aimera une véranda, une table, une chaise ou un miroir fait à la main, on aura tou­jours du (...)

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    Puisque notre métier, c’est d’ouvrir les coquilla­ges, quand même. Voilà.

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    Dès que vous por­tez un uni­forme, que ça soit nous ou que ça soit n’importe qui, ça change le per­son­nage, ça change le… Il y a le regard qu’ont les autres sur nous, ça change plein de (...)

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    Je ne pense pas souf­frir dans ma tenue, donc je n’ai pas besoin de m’habiller tout l’inverse, en hyper clas­si­que ou très élégante. Ça n’a rien à voir avec ma tenue, je pense. Je m’habille comme je suis (...)

  • La blouse et le tablier

    Je suis bou­chère. J’ai fait des concours du tra­vail des vian­des aussi, j’aime mon métier. Je suis dans ma peau, mon métier c’est ma vie. Je tra­vaille beau­coup, je fais cin­quante, soixante heu­res semaine, mais je (...)

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    Pour la coif­fure, on voit un peu de tout, main­te­nant, tout est auto­risé. Les pier­cings aussi com­men­cent à faire leur appa­ri­tion dans cer­tai­nes agen­ces. Certains le tolè­rent... Ça dépend de la per­sonne, l’image (...)

  • Bleu pervenche

    Disons... tant qu’à tra­vailler dehors, mieux vaut avoir un uni­forme parce que for­cé­ment on va avoir l’air plus auto­ri­taire vis à vis des gens et de par le fait qu’ils vont plus nous res­pec­ter et moins s’auto­ri­ser de (...)

  • Les agents de piste doivent pas prendre feu

    Je me suis habituée et c'est un côté rigolo de jouer le rôle, de se mettre un uniforme. Je dois vous dire que l'uniforme ça arrange, hein, parce que le matin, quand je dois aller travailler, je sais comment je dois (...)

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