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L'enfance de l'art

Lolita Pasta

Elle fait des créations, des jupes et des jupons

« Un souvenir lointain lié à mon activité ? De la petite enfance ? Ah ! Ben oui : cinq ans, six ans… des fleurs au crochet, voilà. J’ai appris avec ma grand-mère. Mes grand-mères cousaient, l’une brodait et l’autre - celle qui m’a élevée et appris une philosophie de vie - m’a apporté le goût du tissu, du toucher, de la couture, concrètement parlant. » Marie-Laure, 47 ans, créateur styliste rue des Loisirs.


Le chemin vers l'harmonie - Photo : Josefa Lopez
 Le chemin vers l’harmonie - Photo : Josefa Lopez

Koinai : Quand vous orientez-vous vers la couture ?
En fait, toujours, oui, j’ai toujours cousu. Avec des moments d’arrêt. C’est un goût prononcé, c’est une curiosité : voir ce que ça fait, le travail du tissu, de coudre, en fait, voilà, de transformer ; et puis déjà, une disposition peut-être particulière : j’ai appris quand j’étais petite, je regardais mes grand-mères, mon père. Après j’ai arrêté, j’ai fait autre chose, et j’ai recommencé quand j’étais à Paris à faire des fringues, ouais, des vêtements et des bijoux ; après j’ai arrêté. J’ai recommencé… y’a douze ans, je crois, à la naissance de ma fille, mais beaucoup plus sérieusement, quoi, avec dans l’idée d’exister par ça aussi - c’est un autre problème, hein ! - et de dessiner des modèles, et de les fabriquer.

K : Était-ce une vocation ?
Non… non, pas une « vocation ». Hier soir je pensais… : en fait je travaille en jouant et je joue en travaillant. Voilà : c’était plutôt continuer à jouer, dans le plaisir. Le plaisir de faire, aussi, et le plaisir de faire plaisir aux femmes, quoi. Pour créer des modèles, et les habiller.

K : Quel a été votre parcours ?
Ben, d’infirmière psy à créateur styliste, c’est un chemin vers l’harmonie, la vie, le plaisir et le jeu. Mon père voulait que je sois mannequin : il aimait regarder les défilés de mode. Il était artiste peintre en plus de son travail de fonctionnaire, mais il exploitait pas son talent ni ses œuvres. Moi je voulais exister en dehors de ma famille et créer pour exister, quoi ! D’où, depuis toujours, j’ai créé avec les tissus, j’ai fait des bijoux jusqu’au jour où une boutique a accepté de m’exposer et de me vendre. Tout est allé vite sans que je prenne conscience de ce talent et de l’imaginaire que je possédais. Le tout, c’est d’imposer son identité. Et c’est grâce aux tissus, aux couleurs, aux modèles tracés grossièrement sur le papier et à beaucoup de travail et de volonté que je m’impose. Mon fil conducteur c’est l’alchimie entre le jeu, le plaisir dans le travail et l’amour que je mets dans tous mes modèles : ils sont tous « chargés » de poésie, de générosité, et d’amour et de douceur.

K : Qu’avez-vous sacrifié pour votre activité ?
Alors attendez, là, moi j’ai rien sacrifié ! Je suis pas dans le sacrifice, moi, déjà. Je suis pas dans le sacrifice. Si j’ai voulu faire ça, c’est que je l’ai voulu. Je crois que je l’ai désiré, j’ai voulu le faire et que ça me plaît. Maintenant, sacrifier, je pense que j’ai pas sacrifié grand chose. J’ai pas envie de mettre ce mot-là, je dirais c’est… un choix. Voilà. J’aurais pu choisir de redevenir infirmière en secteur psychiatrique, de trouver du boulot à mi-temps ou à temps plein, et ben non, j’ai choisi d’être en libéral, de rien sacrifier du tout. Je pense que j’ai pas sacrifié grand-chose.

K : Quel est votre moteur principal ?
Le jeu. Le jeu, le plaisir.

K : Que cherchez-vous lorsque vous créez ?
La nouveauté, le beau, et… ouais, ce qui va faire plaisir aux femmes de se mettre sur le corps. Je crois que c’est ça, ouais. Puis leur donner de l’amour, à travers les vêtements.

K : Quelles sont vos sources d’inspiration ?
La rue, le cinéma, les livres, toutes les scènes de théâtre, les magazines - ça vient en dernier, hein - je vous ai mis ça dans l’ordre, à peu près. Oui, c’est surtout, en fait, le cinéma, tout le cinéma, le théâtre, ouais, tout ce qui est au niveau du costume. Ouais, l’histoire, en fait, c’est l’histoire. L’histoire et la rue, l’histoire et le présent.

K : Avez-vous eu un maître ?
Bè, dans les grands couturiers : Yves Saint-Laurent. Voilà. Je crois que c’est le seul.

K : Quelle est votre première réalisation ?
Première, première ? Ça remonte à loin… Oh… quand j’étais à Paris, je crois que j’ai fait un tailleur. Mais bon, ça fait longtemps, hein, c’était en 1986. C’était un tailleur jupe-veste à carreaux noirs et blancs. Voilà. Mais je pense qu’y en a eu avant, hein, mais des essais. Mais vraiment, le truc, le modèle, ouais, c’était celui-là.

K : Quel souvenir avez-vous de votre plus belle réussite ?
Ma plus belle réussite ? Dans ma structure, là ? Bè, en fait, des réussites y’en a tout le temps. Oui. Y’a pas de satisfactions, mais des réussites, d’aboutir aussi à ce qu’on a dans la tête. Je veux dire que tous mes modèles, même qu’ils soient vendus ou pas vendus, c’est une réussite quand même, de toute manière. Alors les plus belles y’a toujours une évolution. Là aujourd’hui, présentement, je sais que j’ai réussi quelque chose. Au niveau des boutiques, au niveau du modèle que j’ai conçu, là pour cet hiver. C’est une réussite, pour moi, qu’il soit vendu ou non - je pense qu’il sera vendu, de toute manière qu’il plaira - parce que c’est un travail d’aboutissement. Je me lasse, je me lasse beaucoup de mes modèles aussi, c’est pour ça que j’en fais souvent, et qu’y a beaucoup de renouvellement et puis que c’est intéressant aussi de faire ça parce qu’on évolue.

K : Inversement, avez-vous le souvenir d’un ratage ?
Ben oui. Ah bè oui, chez moi y’a des ratages… Et les ratages, en fait, j’en ai pas toujours conscience. Enfin, j’en ai conscience, mais j’aime bien aussi que ce soit les boutiques et les clientes qui me le disent. Parce que bon, moi je les vois, mes ratages, hein, mais je veux dire, autant ça peut être un raté pour moi que ça peut être une réussite pour une cliente qui l’aimera, quoi. Alors que moi, bon… Mais je veux dire un ratage au niveau peut-être fabrication, goût ou identité, je pense que c’est la cliente qui me le dit. Ça je l’accepte parce que je sais qu’il faut le prendre comme c’est. Puis on recommence, et puis voilà, et puis on évolue comme ça, quoi, on avance comme ça.

K : Comment choisissez-vous un tissu, un modèle ?
On va dire, comme l’amour, c’est un coup de foudre. Ouais, je pense que c’est le toucher, le visuel ; en fait c’est beaucoup plus le visuel, pour moi, que le toucher. Le toucher vient après. Le visuel, voilà. Et… ouais, c’est tout. La couleur en troisième, et après en quatrième, enfin, bon, ce qui finalise le tout, c’est : « Qu’est-ce que je vais faire de mon tissu ? » Généralement j’ai tout de suite l’idée quand je le vois. Ou alors quand je fais mon modèle : par exemple pour la collection de 2007 printemps-été, je sais ce que je vais faire, sur toutes les pièces je sais quel tissu je vais mettre, je sais dans quel tissu ils vont être fabriqués, quoi.

K : Comment travaillez-vous un tissu ?
Ben rien, rien, je le travaille, il est à moi, je le… C’est tout, voilà. Je le fais vivre, en fait. Enfin, bon, y’a travailler et travailler. Travailler, c’est le couper, le monter et tout, mais je pense que je le fais vivre. Parce qu’un tissu il faut que ce soit vivant, pour moi.

K : Quels sont vos outils de travail ?
Le mental. Oui bè voilà, les ciseaux, les machines, les épingles… Sinon la tête, quoi, l’imaginaire, hein. Essentiellement ça. Et après ça, pour moi c’est rapide, enfin pour moi c’est simple.

K : Quelle est votre formation ?
Dans ce milieu ? J’ai fait une formation, oui, d’à peu près de 250 à 300 heures dans une association, une formation de patronnière : faire les patrons, patronnage, qui consiste à préparer, en fait à faire les patrons sur papier. Patron, modèle… c’est géométrique, c’est de la géométrie, c’est de la mathématique, en fait. C’est un peu compliqué pour moi, d’ailleurs, ça. Mais bon, j’y suis arrivée. Et du moulage, c’est-à-dire mettre des pièces de tissu sur des mannequins et en fait, faire le moulage par rapport au mannequin et ensuite… voilà. C’est juste ça comme formation, et ensuite, bè l’autre formation, c’est le talent. Le talent, le travail et la volonté.

K : Depuis quand exercez-vous et quel est votre statut actuel ?
Trois, quatre ans. Oui, quatre ans. Non, j’ai monté en fait ma boîte, j’ai ouvert mon atelier, je me suis mis en tant que chef d’entreprise en micro entreprise, artisan chef d’entreprise à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat y’a deux ans et demi, en fait, en mai 2004. Et c’est là où j’ai voulu m’installer : installer un atelier, cet espace de création, de conception et de fabrication. Enfin, j’entame ma troisième année de chef d’entreprise en sachant que c’est très difficile.

K : Qu’est-ce qui vous pousse, un jour, à vous lancer ?
À sauter dans le vide ? Exister. La volonté d’exister. Oui, oui.

K : Où se trouve votre atelier ?
Dans le quartier Jean Jaurès, loin de la foule mais près des individus. Cet atelier est un espace de travail où se côtoient machines, tables de coupe, étagères de tissus, de dentelles et une bibliothèque de livres sur la mode… Ce lieu est ouvert sur la rue, ouvert aux personnes, au relationnel. C’est aussi un lieu d’accueil de stagiaires d’écoles de mode, de CAP, de BEP.

K : Quelles démarches vous avez dû entreprendre pour vous établir ?
Eh ben je me suis inscrite à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, j’ai suivi un petit stage de trois jours ou de cinq jours en gestion-comptabilité, qui vous donne pas grand chose, d’ailleurs, mais enfin, bon, qui est plutôt en fait tourné vers les artisans. Nous, on est artisans, mais je veux dire, on vend pas des baguettes de pain tous les jours et des petits pains au chocolat, donc c’est vrai que notre statut il est un peu caduc, quoi. Et… ben voilà, c’est tout, et puis alors après c’est statut juridique, statut social, les cotisations…

K : Avez-vous été aidée ?
Ah ! Bè, hou là là, alors là c’est la question piège… Est-ce qu’on est militante, ou… on fait appel à des syndicats, là. Ben écoutez, alors personnellement, j’ai dû mal me débrouiller, mais je n’ai pas vraiment eu beaucoup d’aides. Alors on dit qu’y a des aides pour les créateurs d’entreprise, c’est pas vrai. Non, c’est faux. Non, j’ai pas été vraiment aidée. Je suis pas une fille à papa, j’ai pas de trésorerie, donc effectivement les aides il faut vraiment tomber sur des personnes qui soient compétentes, et qui vous dirigent bien. Si on tombe pas sur les bonnes personnes, si on n’ouvre pas la bonne porte, c’est même pas la peine de continuer.

K : À quelles difficultés êtes-vous confrontée ?
Bè la première, c’est une difficulté financière. Quand on n’est pas aidé, quand on n’a pas de trésorerie, alors là je crois que… Pour moi c’est le premier point négatif. Les autres difficultés c’est qu’en tant que créateur, ou artiste, la difficulté première c’est qu’on n’est pas des gestionnaires, on n’est pas des comptables. Autant on peut être très rigoureux dans notre travail, ça c’est vrai, ça je pense qu’on est les premiers à être rigoureux et exigeants, mais on n’est pas rigoureux pour autre chose, quoi, je veux dire tableaux de chiffres et tout… Ouais, moi c’est ma grosse… ma deuxième difficulté. Sinon les autres difficultés, je suis peut-être pas assez exigeante et ferme avec mes diffuseurs, je suis assez cool en fait, bon, ça c’est pas très bien pour moi parce qu’en fait je cours après les chèques, je cours après le fric… voilà. Sachant que j’ai de la chance, et que c’est peut-être aussi, bon, comment dire… ouais voilà, j’ai du talent, je bosse, mes diffuseurs comptent sur moi, je suis sérieuse, j’ai pas mal d’atouts avec moi, donc c’est vrai que j’ai pas cette difficulté d’aller vendre ou que mon produit ne marche pas. Voilà. Mes principales difficultés c’est plutôt côté finances et… et j’ai fait des erreurs, ouais, voilà. Et je les reconnais, mes erreurs.

K : Arrivez-vous à vivre de votre activité ?
Pas encore. Là je sais pas, j’ai un coach avec moi qui me refait toute ma gestion, au niveau de mes ventes et tout, donc on compte que dans six mois, un an, je puisse me salarier. Enfin, pas me salarier puisque en tant qu’artisan on se salarie pas : on se donne un revenu. Donc voilà, alors en espérant que dans six mois, un an, quand même je puisse avoir un revenu. Étant donné que y’a plein de créateurs - ça, faut le dire - on est plein de créateurs, de stylistes, pas que ça mais enfin plein de chefs d’entreprise, créateurs d’entreprise, et d’artistes, donc on est quand même tous au RMI, avec des contrats d’insertion. Et qu’on n’a pas de revenu parce que dans nos activités, effectivement on est bloqués parce qu’on n’a pas de trésorerie, parce qu’on a du talent et que, ben on n’a pas toujours notre place. Et ça je crois qu’il faut vraiment le dire.

K : Avez-vous des employés ?
Alors je fais de la sous-traitance. Donc, bon, c’est une employée entre guillemets, c’est plutôt une prestataire de service, c’est de la sous-traitance, c’est comme si c’était mon employée, mais enfin bon… C’est ma prestataire de service qui est façonnière, c’est-à-dire qui me monte mes séries de vêtements et avec qui je travaille en collaboration de façon très régulière et très très bien.

K : Quelle est votre clientèle ?
Alors, à Marseille je suis diffusée en exclusivité - c’est important, je suis sa créateur marseillaise, en fait - chez « Filles de Lune » au cours Julien, à la rue de la Mode et Cassis Port. C’est une clientèle entre trente et soixante-cinq ans, qui a des sous, qui a du fric, assez bourgeoise, qui aime les vêtements, qui aime l’esthétique, et qui aime bien s’habiller. Donc c’est une clientèle assez… bourgeoise marseillaise. À Cassis ça serait peut-être une clientèle plus de touristes, et encore : il y a une clientèle fidèle à Cassis Port. Mais c’est plus cette catégorie-là. Après y’a une boutique dans le Var, à Tourtour, un petit village ; y’en a une en saison à Saint-Rémy de Provence, « Anikado » où on ferme le 15 octobre, voilà. Et y’a quelques pièces - on démarre - rue Breteuil chez « Pomponette », qui visera je pense une autre clientèle. Mais bon, c’est pas grave, ça m’intéresse aussi, quoi. Voilà. Le jour où j’aurai peut-être une grosse trésorerie, ben monter ma propre boutique « Lolita Pasta ». Ah, ça me… oui… un bel espace…

K : Quelle clientèle aimeriez-vous toucher ?
Ah, celle-là, c’est tout, ouais. Ben je vois pas du tout quelle clientèle je pourrais toucher d’autre. À part si je fais une ligne effectivement où je fais des produits adolescents. Alors ça oui, ça ça m’intéresserait. Mais sinon… y’a pas d’autre clientèle, non. Une clientèle de tous les milieux, j’aimerais bien, parce que je trouve que ça serait élargir aussi un champ d’action, mais faudrait que cette clientèle aussi elle ait les moyens d’aller dans la boutique pour acheter les produits, quoi. Mais bon, non, je pense que même la clientèle de « Filles de Lune » c’est une clientèle large.

K : Avez-vous participé à des concours ?
Non. J’aimerais bien, mais bon… faut que ça se présente.

K : Avez-vous déjà reçu des récompenses ?
Non, j’ai pas reçu de récompense. Pas encore !

K : Avez-vous participé à des manifestations culturelles ?
Non. Bè, si on vient me chercher je veux bien, moi. Ça me fait travailler, ça me fait rencontrer d’autres gens aussi parce que je suis assez solitaire, hein. Enfin, mon travail est solitaire, et… Mais ouais, oui, pourquoi pas ? Oui. Si, avec « Filles de Lune », y’a deux ans, deux saisons même, trois saisons, on avait fait des défilés. C’est vrai que c’est travailler pour un événementiel, avec un thème… C’est hyper intéressant, quoi. Mais sinon c’est tout.

K : Comment communiquez-vous sur votre activité ?
Dans quel sens ? Quels moyens de communication ? Y’a pas beaucoup…

K : Comment avez-vous trouvé vos diffuseurs ?
Je les ai pas trouvés, non. J’ai commencé à Marseille, en fait, avec l’association Marquage, le Marché des Créateurs, au Cours Julien. Après je suis allée simplement démarcher chez « Filles de lune » avec dix-huit accessoires - ça je me rappellerai toujours - et en fait, elle a fait bingo avec moi, elle m’a fait tenter ma chance : elle m’en a pris neuf, ils ont été vendus en dix, quinze jours. J’ai commencé là, je lui ai donné ce qui me restait, et on a embrayé comme ça toutes les deux. J’étais de Marseille, peut-être que effectivement je correspondais à un besoin qu’elle avait à ce moment-là, et donc j’ai pris effectivement cette chance-là. On s’est entendues toutes les deux, et après je rayonne sur les trois boutiques. Et à partir de là, comment je me suis fait connaître, y’a eu quelques articles sur La Provence et Marseille Hebdo, ou l’Hebdo Marseille, c’est tout. Et « Filles de Lune » effectivement, avec des publicités d’elle, quoi, bon y’a l’encart « Lolita Pasta » avec ses marques à elle dans la boutique. Et puis le bouche à oreille. C’est-à-dire que quand on est connu à Marseille, au niveau de mon identité et tout, le bouche à oreille fonctionne, quoi. Les clientes, elles prennent du Lolita, elles vont le dire à d’autres, bon : « Lolita c’est comme ci, c’est comme ça, c’est comme ça », je veux dire, ça fait boule de neige. Après effectivement il va y avoir le site internet mais c’est une vitrine, c’est tout. Moi j’attends pas grand chose, étant donné que je vais pas vendre en ligne, ça m’intéresse pas. C’est simplement un plaisir de faire son site avec les couleurs et tout, mais c’est tout. C’est vrai que j’ai pas tellement de pub, mais bon, pareil hein : je vois « Filles de Lune », quand elle avait fait des pubs l’année dernière sur Marie-Claire ou Marie-France, juste vingt, dix lignes, ça revient cher. Il faut que ça rapporte aussi, qu’il y ait des retombées. C’est vrai, les deux, trois défilés qu’on a fait ensemble, y’a eu des retombées, quand même. Les publicités, c’est vrai que c’est bien, je m’étais dit que Marseille Hebdo il faudrait qu’il y ait des pubs pratiquement toutes les saisons, parce que c’est intéressant. Effectivement à ce moment-là y’a quelques... des retombées.

K : Vous arrive-t-il de travailler en collaboration ?
Alors… non, non. Alors là justement, à Marseille, les créateurs on est tous dans nos coins, y’a pas du tout, pas du tout d’échange. Moi j’aimerais bien qu’on échange des informations, qu’on monte quelque chose ensemble pour avoir des facilités aussi, mais voilà, c’est chacun dans son coin, chacun garde son petit réseau, personne ne diffuse d’informations. Voilà, la seule avec qui en ce moment, je… bè, c’est les deux personnes du quartier, Valérie et Édith, de la rue Saint-Michel. On s’entend super bien toutes les trois ensemble. Bon, maintenant c’est sûr qu’on fait rien parce que, ben, on est chacune dans notre boulot, mais je veux dire, c’est vrai qu’on discute beaucoup. On est ouvertes, en fait. Mais y’en a, avec d’autres, c’est fermé fermé, quoi, fermé, hein. Voilà.

K : À quoi vous travaillez en ce moment ?
Bè, l’automne-hiver 2006 et 2007 et le printemps-été 2007.

K : Quels sont vos projets ?
Un petit projet pour 2007, si j’y arrive, si je trouve la chaîne de production. Le tissu, le modèle, je les ai ; il faut que je l’aie au mois de novembre-décembre, le modèle qui visera les adolescentes et les mamans, et que j’irai peut-être présenter à l’Institut de la Mode. Voilà. Sinon, l’autre projet, c’est stabiliser mon entreprise au niveau financier pour développer l’entreprise et plus commercialiser mon produit. Voilà, c’est ça, mes projets.

K : « Lolita Pasta », pourquoi ce choix ?
Alors, pourquoi ? Parce que ma fille s’appelle Lola, parce qu’avec moi elle a toujours eu beaucoup de diminutifs, des Lolotte, des Lolette, des Lolita, et puis un jour, ben j’ai lancé « Lolita Pasta ». Et voilà, donc j’ai dit : « Bè pourquoi pas ce nom de marque ? Lolita Pasta. » Je voulais un nom qui rappelle le sud, la légèreté, et la femme. Et… Pasta ça m’est venu comme ça, les pâtes, peut-être, bon, parce que j’ai des origines italiennes, aussi, puis voilà, je trouvais que tout sonnait très bien, Lolita Pasta, et voilà. C’est tout bête.

Propos recueillis par Odile Fourmillier le 04/10/06.

Réactions à ce temoignage

7 Messages de forum

  • Lolita Pasta 20 septembre 2007 14:36, par virginie gambier

    pourriez vous e donner ses coordonnées pour une boutique merci virginie ygambier [chez] wanadoo.fr

    Répondre à ce message

    • Lolita Pasta 6 août 2012 05:38, par QRZMgIZSnOuDAsZqx

      (le premier) un peu beoacuup on va corriger e7a :)La personnalisation est effectivement une chose essentielle. C’est un des e9le9ments que j’avais retenu en positif dans mailpress [chez] oui mais alors ce n’est plus un plugin. Pour la notification simple c’est un des meilleurs, je suis d’accord. Simplement le0 je travaille (et je partage le re9sultat de mes recherches) sur d’autres besoins. Wp better mail ne semble pas proposer de variables de personnalisation (nom, pre9nom, etc) donc on est encore loin d’un plugin de newsletterMailchimp est une solution externe qui a ses avantages (et dans l’article, je recommande en fait assez fortement ce genre de choses). Simplement, pour ma cliente on aurait e9te9 e0 75 USD / mois , voir 150. A ce prix le0, je fais une recherche nettement plus approfondie. Surtout que c’est disponible en anglais seulement, pas automatiquement conforme e0 la le9gislation allemande, etc.En tout cas merci e0 tous pour les pistes supple9mentaires, je sens qu’un deuxie8me article est en train de se pre9parer (un troisie8me en fait, le deuxie8me est pre9vu sur je gale8re pour faire mes templates )

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    • Lolita Pasta 24 septembre 2012 18:58, par Rudolph

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      Répondre à ce message

    • Lolita Pasta 3 octobre 2012 21:02, par Cuva140

      Un cp bien écrit sur un site internet d’une grande qualité.

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    • PIobTEdCcFvuH 24 décembre 2012 03:24, par Generic Nolvadex

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  • Lolita Pasta 14 mars 2008 11:09

    La boutique à St Rémy de provence est « ANIKADO » !!!

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