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La revue du témoignage urbain

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La revue du témoignage urbain

L'enfance de l'art

Notre vocation première, c’était au temps de notre épopée enfantine, lorsque nous rêvions d’embrasser un destin hors du commun. Les portes de l’imagination ouvraient alors tous les possibles de nos univers enfantins, ces mondes utopiques, faits de rêves où nous étions rois, avec nos pairs et nos repères. On y transcendait la réalité, on y apprenait la vie comme un jeu, un art, l’art de l’enfance.
Savions-nous alors que la voie que nous emprunterions, celle qui nous ferait grandir, passerait par la mémoire de cette histoire enfouie en nous, parfois égarée, souvent négligée ?

Dix-neuf articles.

Les drôles de choses de l’atelier

 

« Y a des gens qui se mettront devant mes peintures, qui diront « c’est à chier, qu’est-ce que c’est ? C’est vilain comme tout, je préfère Rembrandt ! », ils ont raison... Mais y en a d’autres qui vont oublier Rembrandt et qui vont voir Paul Huet, et qui vont dire « c’est pas trop mal », et ça va leur faire quelque chose... »

...J’ai été très surpris par exemple, dans la dernière expo, j’aurais jamais cru... Parce que moi je suis un petit peu au niveau de l’artisanat, pour moi c’est avant tout des bouts de ficelle, des bouts de tissu, de la colle, et des problèmes à résoudre : « comment je vais faire ? J’y arrive pas... » Et puis vous exposez, et vous apprenez qu’un peintre a pleuré devant un de vos tableaux ; ça vous fait (...)

Entre sons et poissons

Une poissonnerie qui va faire du bruit !

 

Fabien Rugi, tenancier de la poissonnerie-dégustation de coquillages « La Boîte à Sardine », fourmille d’idées originales pour faire partager sa passion de la mer à toutes les générations de marseillais : dégustation d’huîtres à la sortie des théâtres ou du stade Vélodrome, DJ qui mixent dans sa poissonnerie, ateliers-découverte pour les enfants... Dans le poisson, tout est bon !

Koinai - Pourriez-vous commencer par vous présenter ? Fabien Rugi. - Je m’appelle Fabien Rugi, j’ai trente-cinq ans, je suis né à Marseille. Je suis le responsable de « La Boîte à Sardine » qui se situe au 7 boulevard de la Libération. Dans les grandes lignes, c’est ça. K. - Marseille est-elle une ville que vous aimez ? F R. - Je suis né à Marseille, j’ai grandi à Marseille. C’est une ville que (...)

La peinture de Boggero, mémoire de la construction navale

 

A l’occasion de son exposition à la Galerie Andiamo, nous avons interviewé le peintre Alain Boggero. Si son travail nous rappelle l’expressionnisme allemand, ses couleurs sont bien celles de la Méditerranée, qu’il a choisies pour exprimer son refus de la disparition d’un monde, le sien, celui de la construction navale. Boggero peint les hommes qui ont autant façonné l’histoire des chantiers navals que la coque de leurs navires. Ceux-là même que la dé-industrialisation voulait rayer de la carte ressuscitent sur ses toiles. Ceux qui ne devraient plus être que des fantômes, sous son pinceau, revivent. Peintre du refus, Boggero poursuit l’oeuvre de la navale, la transmet et ainsi l’immortalise.

Koïnaï - Voulez-vous commencer par vous présenter ? Alain Boggero - Je m’appelle Alain Boggero. Je suis né à La Seyne-sur-Mer, à côté de Toulon. Ça fait douze ans que je suis à Marseille. Mon atelier se trouve au 118 rue Dragon. Je suis juste en bas de l’ancien funiculaire pour aller à la Bonne Mère. Ils l’ont détruit, c’est dramatique ça. Ça aurait été formidable si on avait gardé ce truc. J’ai eu soixante (...)
L'enfance de l'art
  • De la bergère au fauteuil à la reine

    Et je me suis dit : « ... au moins, je veux faire quelque chose qui me fait vraiment plaisir ». Et c’est là que j’ai commencé à chercher, j’ai trouvé la formation... Moi j’avais le côté couture qui est soit les rideaux, soit (...)

  • Quand les arts appliqués se mêlent et s’entremêlent

    J’ai voulu faire de ce projet quelque chose qui n’était pas du tout dirigé. Ça peut paraître étrange, mais j’ai toujours voulu que les gens qui travaillent à l’intérieur aient une totale liberté. A savoir s’ils avaient envie (...)

  • Gabi Wagner plongée dans l’eau-forte

    J'ai commencé un stage de gravure et je me suis dit alors que je ne ferai plus jamais de peinture, je resterai à la gravure qui est ma technique... en gravure on obtient un trait si fin, on n’obtiendrait jamais cela à (...)

  • La Tisane Rit !

    Notre terre est sacrée et elle est belle. Il faut l'observer, l'étudier et la soigner. A ce moment là, forcément, on soigne l'homme.

  • A la courbure d’un bordé

    Il nous appelle et nous dit "Ah !, j'ai tapé ce matin en rentrant, mais c'est rien, c'est rien, il n'y a qu'une bricole à faire." On va voir et on s'aperçoit que tout l'avant est complètement cassé... Pour lui, tant que (...)

  • De l’herbe au plafond

    "Je me rappelle, on se faisait la tente d'un côté et il y avait les plantes qui nous faisaient l'entrée, c'était notre forêt, notre jungle ! On était des Indiens, alors qu'on était sur un balcon dans le 5ème arrondissement (...)

  • Moulins à vent

    Bac scien­ti­fi­que, DUT Génie Méca, licence en mana­ge­ment des pro­jets, parce qu’à l’époque il n’y avait pas de for­ma­tion dans l’énergie renou­ve­la­ble. Ensuite j’ai fait un an en col­la­bo­ra­tion avec l’uni­ver­sité de (...)

  • Les barres de Pépé

    ...l’oignon est cara­mé­lisé, il a un goût assez doux et dans les lin­gots mar­seillais, ça va faire plus salé-sucré, mais ça reste assez doux. On l’avait apporté au Salon du Chocolat en 2005 et ç’avait fait fureur, mais il a (...)

  • Pinceaux, fards, ors et velours rouge

    Ce qui me pousse, c’est l’envie de décou­vrir de nou­vel­les per­son­nes et de leur faire un maquillage appro­prié avec cha­que opéra. Parce que on va faire Butterfly, ça va être encore un chan­ge­ment de maquillage par (...)

  • Le doigt magique de Bénédicte

    Je dois avoir une muse ! Ma source d’ins­pi­ra­tion, heu… c’est l’humeur géné­rale, je crois, parce que quand ça va pas, y’a rien qui va : pour faire un faux mar­bre, je mets trois jours au lieu de met­tre dix (...)

  • Lolita Pasta

    D’infir­mière psy à créa­teur sty­liste, c’est un che­min vers l’har­mo­nie, la vie, le plai­sir et le jeu. Mon père vou­lait que je sois man­ne­quin : il aimait regar­der les défi­lés de mode. Il était artiste pein­tre en plus de (...)

  • Les vivants d’argile du Cabanon des Accoules

    C’est un métier d’ave­nir, pas du tout un métier pas­séiste. Il est à mon avis... je cher­che le nom, je le trouve pas, tant pis… : une sorte de pilier de la société dans l’ima­gi­naire.

  • Maggie Paille fait des histoires

    À l’époque je ne pen­sais pas du tout deve­nir conteuse, mais j’avais des ima­ges dans ma tête et un jour, ou plu­tôt une nuit - ça se pas­sait beau­coup la nuit, j’ai un très mau­vais som­meil… - et donc j’avais une image dans (...)

  • Jean-Marie Juan ? - Acteur, évidemment !

    J’ai l’impres­sion que le trac m’a aban­donné ce jour-là et depuis je ne l’ai plus jamais eu. Ça veut pas dire que j’ai pas de temps en temps des appré­hen­sions, des inquié­tu­des. Mais le trac qui inhibe, qui para­lyse, (...)

  • Ah ! La carte !

    Mon public, c’est tout le monde. Ça va de ma femme, ma famille, des amis, à des gens avec qui j’ai tra­vaillé. Je tou­che tout le monde, pas que des gens aisés. Parce que je pro­pose un pro­duit quand même assez haut de (...)

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