Notre vocation première, c’était au temps de notre épopée enfantine, lorsque nous rêvions d’embrasser un destin hors du commun. Les portes de l’imagination ouvraient alors tous les possibles de nos univers enfantins, ces mondes utopiques, faits de rêves où nous étions rois, avec nos pairs et nos repères. On y transcendait la réalité, on y apprenait la vie comme un jeu, un art, l’art de l’enfance.
Savions-nous alors que la voie que nous emprunterions, celle qui nous ferait grandir, passerait par la mémoire de cette histoire enfouie en nous, parfois égarée, souvent négligée ?
Comme les grands
À l’âge de quatre ans, quand j’ai découvert la télé noir et blanc, quand j’ai vu un acteur mourir dans un film et que je l’ai revu une semaine après dans un autre film, ça, ça m’a fasciné, je me suis dit : "Voilà, il joue comme nous !" Et du coup j’ai voulu être un adulte qui continuait à jouer. Je me suis dit : "Plus tard, tu seras un grand qui continuera à jouer comme les petits !" - Mon âge ? sûrement pas ! Tu diras que je suis coquette, j’assume !
"Je me rappelle, on se faisait la tente d’un côté et il y avait les plantes qui nous faisaient l’entrée, c’était notre forêt, notre jungle ! On était des Indiens, alors qu’on était sur un balcon dans le 5ème arrondissement de Marseille..."
« C’est fou, parce que quand on regarde un miroir, on se dit : "Mais… qui l’a touché ? Qui s’est regardé dedans ? Qu’est-ce qu’il a vécu ?…" Et j’ai choisi ce métier complètement par hasard, mais j’aimais beaucoup les antiquités et les choses anciennes, donc en fait ça m’a… ça m’a un petit peu développé cette voie. » Bénédicte Streit, 36 ans, doreuse sur bois à l’atelier "Il Dito Magico" de la rue Consolat.
...J’ai été très surpris par exemple, dans la dernière expo, j’aurais jamais cru... Parce que moi je suis un petit peu au niveau de l’artisanat, pour moi c’est avant tout des bouts de ficelle, des bouts de tissu, de la (...)
...l’oignon est caramélisé, il a un goût assez doux et dans les lingots marseillais, ça va faire plus salé-sucré, mais ça reste assez doux. On l’avait apporté au Salon du Chocolat en 2005 et ç’avait fait fureur, mais il a (...)
Ce qui me pousse, c’est l’envie de découvrir de nouvelles personnes et de leur faire un maquillage approprié avec chaque opéra. Parce que on va faire Butterfly, ça va être encore un changement de maquillage par (...)
Mon public, c’est tout le monde. Ça va de ma femme, ma famille, des amis, à des gens avec qui j’ai travaillé. Je touche tout le monde, pas que des gens aisés. Parce que je propose un produit quand même assez haut de (...)
Bac scientifique, DUT Génie Méca, licence en management des projets, parce qu’à l’époque il n’y avait pas de formation dans l’énergie renouvelable. Ensuite j’ai fait un an en collaboration avec l’université de (...)
D’infirmière psy à créateur styliste, c’est un chemin vers l’harmonie, la vie, le plaisir et le jeu. Mon père voulait que je sois mannequin : il aimait regarder les défilés de mode. Il était artiste peintre en plus de (...)
C’est un métier d’avenir, pas du tout un métier passéiste. Il est à mon avis... je cherche le nom, je le trouve pas, tant pis… : une sorte de pilier de la société dans l’imaginaire.
À l’époque je ne pensais pas du tout devenir conteuse, mais j’avais des images dans ma tête et un jour, ou plutôt une nuit - ça se passait beaucoup la nuit, j’ai un très mauvais sommeil… - et donc j’avais une image dans (...)
Koinai.net, la revue du témoignage urbain, développée par Résurgences, est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France. La revue est déclarée sous le numéro ISSN 1778-3844 à la Bibliothèque Nationale. |
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