koinai.net

La revue du témoignage urbain

koinai.net

La revue du témoignage urbain

Chacun son métier

De celui dont on hérite à celui que l’on invente, de l’alimentaire à l’épanouissant, de l’intermittant à l’interrimant, des petits jobs aux grands chantiers, notre boulot on l’aime, on le déteste, on le perd, on l’espère, on le quitte, on le poursuit, , on le cherche... en vain, on le trouve... par hasard, on le subit souvent... on le rêve parfois.
Bref, que l’on soit employé de banque à la Joliette ou vendeur de chichis à l’Estaque, pêcheur au Vallon des Auffes ou urbaniste au Prado, à chacun son... ou ses métiers.

Quatorze articles.

Deux pieds sur terre

Celui qui soignait le corps des morts

 Deux pieds sur terre

« Je pourrais toujours avoir des regrets d’avoir choisi ce métier par rapport à ce que j’avais fait initialement, mon diplôme de muséologie. J’aurais plus été attiré par la critique d’art ou la documentation ! J’aurais dû passer le conservatoire de musée. Mais au retour de l’armée, j’étais un petit peu las de tout ça, et donc j’ai recommencé à zéro. Maintenant, je connais tellement bien le métier que je me demande si je pourrais faire autre chose… Je pense que je suis condamné à aller jusqu’au bout. » Gérard Tondu, thanatopracteur, 53 ans.

Koinai : Depuis quand la profession existe-t-elle ? C’est une question toujours un peu délicate. Heu… il faut remonter au XIXème siècle pour voir apparaître déjà le premier traitement d’un corps d’un défunt avec une méthode qui est celle qu’on pratique encore aujourd’hui. Il y a eu des expérimentations préalables mais ce n’était que des expérimentations. Et la première méthode qui a été suivie, et qui fait (...)

Les chaussures de tout le monde

 Les chaussures de tout le monde

« Je viens de la mécanique, moi. J’ai un C.A.P de métallurgiste et après, une dizaine ou une douzaine d’années de mécanique. La cordonnerie, ça s’est fait tout à fait par hasard, en 83, quand j’étais sur Aubagne, entre l’atelier et le garage de mécanique, et un cordonnier qui s’est installé - bon, à un moment donné, euh… le cycle a fermé, on a sympathisé, ça s’est passé comme ça. » Jean Duval, 46 ans, cordonnier rue des Abeilles.

Koinai : Comment avez-vous appris le métier ? Sur le tas. Ben, c’est ce gars qui s’est installé, et puis ça s’est naturellement fait. K : Quelles compétences la profession requiert-elle ? Du savoir-vivre ! Ah ! ah ! La priorité, c’est ça. Puis du service rendu, un peu, comment dire… Vouais, c’est un tout, en fait, c’est du savoir-vivre et du service rendu aux personnes, quoi. Enfin, on peut faire son (...)

Traqueur de livres

 Traqueur de livres - Photo : Josefa Lopez

« Au départ, moi j’ai toujours eu un goût prononcé pour la lecture, j’ai toujours adoré ça. Nous sommes issus d’une famille qui lit beaucoup, qui discrètement bibliotine. Donc, bon, y’a toujours eu l’occasion d’acheter des bouquins en vente publique. À l’époque c’était très abordable, des choses très intéressantes qui, aujourd’hui, coûtent des sommes folles ; du coup, pour acheter des livres que je désirais conserver, je revendais ce qui m’intéressait moins. Donc, j’ai fait ma bibliothèque personnelle comme ça et après je me suis dit : « Pourquoi pas passer le pas et devenir marchand ? » Xavier Zimmer, 47 ans, libraire-expert.

Koinai : Depuis combien de temps êtes-vous dans la profession ? Une trentaine d’années. K : Ce n’était pas une vocation ? Ah, pas du tout. Non non non. Ah non, j’adore les livres, j’adore les lire, mais de là à adorer les vendre non, au départ non. K : Comment avez-vous appris le métier ? Y’a pas de formation particulière, bon, à part pour ceux qui veulent être bibliothécaires, y’a l’école des (...)
À lire aussi dans la rubrique « Chacun son métier »
Chacun son métier
  • Bijoux Carmins

    "En vérité, je vais vous parler comme un de mes confrères l’a fait : on est des bijoutiers de la viande. Le chevalin est un orfèvre de la viande, car il est obligé de tirer les nerfs jusqu’au bout. Parce que le nerf de (...)

  • Le Centaure et son troupeau

    "Je suis berger, un vrai berger, imbu de ma personne" mais c’est pas de la fierté mal placée, loin de là : quand on est berger on est humble parce qu’on est tellement en phase avec la nature et avec la nature, il faut (...)

  • La frappe avant tout !

    Oui, oui : ce que je pra­ti­que avec les clients, j’ai ten­dance à le réper­cu­ter en dehors. Ça je le fais, mais à bon escient, hein : par exem­ple, j’ai un petit souci dans un maga­sin où j’ai acheté quel­que chose qui est… (...)

  • Promenons nous, dans le bois…

    ...des jeux un peu ludi­ques, tout ce qu’on a pour l’appren­tis­sage de la lec­ture, les jeux pour appren­dre à comp­ter, des jeux sur la motri­cité, tout ce qui est empi­la­ble, jeux de cons­truc­tion pour les enfants entre (...)

  • À la recherche de l’oiseau rare

    On veut que les can­di­dats soient contents de leur poste, pas au bout de deux mois, mais aussi au bout d’un an. Donc on a un suivi télé­pho­ni­que, on fait des entre­tiens télé­pho­ni­ques pour la prise de fonc­tion, trois (...)

  • Travailleuses, travailleurs…

  • S’accrocher pour projeter ses rêves

    "S’accro­cher c’est bien, mais il ne faut pas le faire à perte. Il faut abso­lu­ment défi­nir un par­cours, fixer des objec­tifs, d’abord petits, sans pen­ser à plus, à des som­mets ou des buts qui sont inat­tei­gna­bles. A (...)

Creative Commons License

Koinai.net, la revue du témoignage urbain, développée par Résurgences, est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.

La revue est déclarée sous le numéro ISSN 1778-3844 à la Bibliothèque Nationale.

Liste de diffusion
La revue Koinai : qui et pourquoi ?   |   Koinai ?   |   Mentions légales   |   Appel à contribution   |   Espace privé   |   Plan du site
Maquette version 5.0.0 (majeure), réalisée par accatone.
Valid XHTML 1.0 Transitional CSS Valide ! SPIP IP 92.243.0.226